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15 janvier 2008 2 15 /01 /janvier /2008 21:24
Après avoir été considérée avec beaucoup de circonspection par le classicisme qui préférait ne pas trop s'éloigner de l'idéal de l'honnête homme, l'originalité est devenue une vertu cardinale de la modernité. 
Hors de l'inouï, point de salut. 
Mais il m'agace parfois très légèrement les méninges de voir avec quelle facilité on rejette une oeuvre ou une idée sous prétexte que c'est un lieu commun. 
Aurait-on récemment découvert de nouveaux continents émergés sans m'en parler ? Non ? Rien de nouveau sous le soleil depuis Christophe Colomb ? 
Alors le seul et unique lieu commun, nous le partageons tous. 
C'est, sur cette brave Terre qui a bon dos, la splendeur et la misère de notre humaine condition. De quoi d'autre parler sinon de lieux communs ?
La mort, l'amour, etc... A moins de tourner délibérément le dos à l'universel et de préférer nos "misérables petits tas de secrets" (dixit Sartre), je ne vois pas bien ce qu'il y a de honteux à fréquenter les lieux communs. 
Encore faut-il bien s'y tenir. Bien droit. Bien net. Sans trop de taches sur ses mots. Sans trop de phrases effilochées.
Il n'y a pas de lieu commun. Il n'y a que des manières communes.
Celles qui répétent le vite-dit sans le penser, qui resservent les vagues (idées) reçues sans les revivifier des embruns neufs jaillis de son antre intime.

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commentaires

Kris 10/09/2008 20:27

Le lieu commun comme son nom l'indique de façon éthymologique est commun. C'est à dire accepter par tous donc digne de comparaison pour tout sujet abordé. Bien sur, comme vous le dites justement, encore faut-il l'étayer et l'utiliser bien à propos.

Bonne soirée.

Sylvaine 19/07/2008 11:05

Comme La Palisse...me vient ces poncifs....toute une fable...
On s’étonne, sans raison,
D’une chose très commune ;
C’est qu’il vendit sa maison :
Il fallait qu’il en eût une.
Il choisissait prudemment
De deux choses la meilleure ;
Et répétait fréquemment
Ce qu’il disait à tout heure.
Lorsqu’en sa maison des champs
Il vivait libre et tranquille,
On aurait perdu son temps
À le chercher à la ville.
Un jour il fut assigné
Devant son juge ordinaire ;
S’il eût été condamné,
Il eût perdu son affaire.
Il voyageait volontiers,
Courant par tout le royaume ;
Quand il était à Poitiers,
Il n’était pas à Vendôme.
Il se plaisait en bateau ;
Et soit en paix, soit en guerre,
Il allait toujours par eau,
À moins qu’il n’allât par terre.

Clarinesse 07/08/2008 18:06


"Qui a deux maisons perd sa raison.
Qui a deux femmes perd son âme."
dicton inaugural cité in L'amie de mon amie, Comédies et proverbes, Eric Rohmer.


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