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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 22:32


Quel est le principe du blogueur à explosion ?
L'énergie thermique
Produite par combustion.
Quelle est sa dynamique
Et ses multiples fonctions ?
Voyons le principe du blogueur à explosion.

Le clavier s’affole, libérant le texte en l’air,
Le commentateur, ricochant sur l’eau des mots,
Répond au propos et forge une chaîne en réseau.

Jubilation, compréhension,
Temps auteur, inspiration
Sont les atouts de la production.
Aspiration, compression,
Temps moteur*, expulsion,
Sont les données de la propulsion.
(* Le « moteur » désignant bien sûr la machine à fabriquer des mots.)

Parfois il arrive que le blogueur s’enraye,
Que la mécanique devienne pure panique
Et quand par mégarde, la combustion prend ses aises
Que l’incendie gagne la matière du système
L’énergie cosmique pulvérise les soupapes
Et sans vent sans élan pour dissoudre toutes cendres
L’inspiration s’encrasse, en décomposition.

Tel est le principe du blogueur à explosion.
Burn out. Surchauffe. Explosé.

PS : Est-il besoin de préciser que ce bricolage approximatif est greffé
sur la chanson de Boris Vian transformée par les soins des virtuoses maîtres chanteurs
de Chanson Plus Bifluorée en virevoltant joyau ?

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Published by Clarinesse - dans Musiques intérieures
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28 juin 2008 6 28 /06 /juin /2008 16:30








Voici comme promis le début de la version 33t
de l'Apprenti sorcier, ballade de Goethe mise en musique par Paul Dukas,
diaboliquement introuvable aujourd'hui ou presque.
Le texte de Francis Scaglia est narré par Henri Virlogeux
dans une atmosphère d'outre tombe point trop faiblarde.

On peut y faire résonner la chanson des Pogues,
The turkish song of the damned, ici :
http://www.dailymotion.com/video/x18jm0_pogues-turkish-song-of-the-damned_music
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Published by Clarinesse - dans Musiques intérieures
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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 21:55

 

Une fois de plus, me voilà immergée en plein océan de gratitude,
portée par ces vagues de bienveillance, dont le rouleau décompresseur
déferla de chez Loïs, celle qui téléscope les mots entre eux pour en tirer
de pures et libres étincelles :
http://loisdemurphy.canalblog.com/archives/2008/06/03/9434179.html ,

mais aussi du généreux donateur de « haches ‘tain tes pieds ! », L’amy Luc, (ne pas confondre avec l’amylase, quoiqu’elle eût aussi son utilité) logeant ici : http://www.luclamy.net/blog/


Comment soigner une crise aiguë de gratitude ?

Laquelle ne vient pas du verbe gratter, comme quelques dysorthographiques pourraient le penser, et ne provoque donc point de démangeaisons, mais se manifeste par un syndrome d’épanchements incontrôlés et d’hypersécrétion de la glande sub-corticoïde affectant les régions hyper-phasiques du complexe de Blum.

(Si quelqu’un trouve quelque chose de cohérent en tapant cette séquence sur Goût-gueule, ça m’intéresse…)

Purgando est. Il faut purger, disent les docteurs de Jean-Baptiste P.

(ça fait un bail que j’ai pas révisé mes déclinaisons latines, alors indulgence et avis aux correcteurs éventuels.)

J’avons donc pratiqué une saignée au point le plus sensible,
dans le tendre du bras.

Là où les veines bleuoient et la peau blanchoit.

 

Mais non, j’ai plutôt songé aux sœurs âmes ne voyant rien venir sur l’horizon drapé des diaprures moirées où voguent les voiles sous l’œil du vent de l’Ouest. Soufflez. (non, pas pour respirer : pour qu’elles avancent)

 

Ah, je m’égare encore. J’avons donc précipité la chute sur le BloV d’une petite averse de musiques amies tambourinant depuis mercredi dernier déjà sur les toits de mon chœur intérieur.

 

Elles s’appelaient alors Mélodies en systoles.
Mais refusaient de chanter juste. Ca sonnait creux.

 

Il en faut des conjonctions pour coordonner
les dispositions des mots et des sens.

Il en faut des ondes qui se rencontrent
pour que vibrent joliment les cordes sensibles
des mouvements intérieurs.

 

Alors voilà, j’espère que ça vous plaira,

c’est le Largo du Nisi Dominus de Vivaldi,
« Cum dederit dilectis suis somnum… », là :

http://fr.youtube.com/watch?v=Bxp74hB-4Zw 

Mais attendez un peu avant d’y aller entendre, j’ai encore plein de choses à vous raconter. 

[a) Mettez le son à fond, on n'entend presque rien.
b) Désolée pour l’interface si moche de Vos tubes, mais j’ai pas encore compris comment faire pour insérer une musique proprement sur son site. Les machines et moi, on n’est pas très copines, même si la brave bête sur laquelle je pianote me rend le fier service de me lier à vous (amen) et que je lui reconnais cet inouï mérite sans me faire prier.]

 

D’abord, vous expliquer les raisons de mon amour immodéré pour le baroque,

ce mouvement perpétuel de jubilation apaisée
devant l’infinie harmonie du monde.

Cette contemplation effrénée d’un ordre plein de grâce.

Une danse en apesanteur, un mouvement immobile,

une plénitude dilatée de tout l’être sans plus de cloisons.


Aussi bien Vivaldi, Bach, Purcell, Rameau, Telemann, Corelli, Pachelbel,...

Aussi bien le sacré que le profane.

Instrumental plutôt que vocal, à quelques exceptions près : les chœurs et les voix de haute-contre, celle de James Bowman surtout, mais je ne l’ai pas trouvé sur la toile.

 

Et les danses anciennes : menuets et autres rugosités de cordes médiévales ou renaissantes transcendant de toute leur impétuosité les scansions du pied sur le sol pour en puiser l’énergie tellurique et l’arracher vers le ciel.

Et les violons déchaînés d'Irlande ou d'Europe centrale : klezmer, yiddisch, tzigane,...


J’aurais envie de développer les autres enchanteresses de mes écoutilles.

Ce serait trop long et indigeste ici, mais je ne peux m’empêcher

(ne sachant rien refuser à mes élans…) de vous jeter quelques noms en touffes.

 

Dans les ancêtres, à part quelques exceptions, je m’arrête à Mozart et Haydn, Beethoven et Schubert. Au-delà du Sturm und Drang du premier romantisme, j’ai vraiment du mal avec les larmoiements tardifs. Le pathos mélancolique d’un Chopin suffit à me donner le cafard pour des heures. Mais je raffole des légèretés emportées de Rossini.

 

Du côté des moins vieux, rien que de très classique :

Léonard Cohen, Dylan, Le Forestier, Moustaki, Noir Désir…

Tout ce qui a une jolie voix, une douce vigueur, une guitare et un texte qui s’impose.

 

En appendice, l'un des récits qui enchanta le plus ma prime enfance :

L’Apprenti Sorcier, mais pas dans sa version Disney.

Un vieux 33t narrant sur la musique de Dukas le conte de Goethe avec la voix rocailleuse d'Henri Virlogeux. On y entend le mugissement du vent et des grincements de portes.

Rien que d'y penser, ça me redonne la chair de poule.

Ca commence ainsi :

« Cela se passait dans un temps où les sorciers et les magiciens faisaient la loi sur la terre. »

Si j’arrive à le faire numériser, je vous le donnerai à écouter,

car cette version est absolument introuvable aujourd’hui.

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Published by Clarinesse - dans Musiques intérieures
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