Méditations métaphoriques et pensées en tous sens : philosophiques, esthétiques, poétiques, écologiques et bricoleuses.
Vu cette publicité dans la presse il y a quelques jours. Campagne de la poste australienne : "If you want to touch someone, send them a letter." L’ai trouvée plutôt belle, bien trouvée, et fort juste. même si ça marche aussi par mail. Dommage pour le...
Trois ans après leur coup d’envoi en 1789, les festivités de la Révolution Française battent leur plein. Le 10 août 1792, les Tuileries sont envahies et la famille royale emprisonnée : le dauphin a sept ans et mourra dans son cachot après trois années...
Aujourd'hui, sur CNN (ça fait peut-être snob, mais ce n'est pas moi qui allume la télé. D'ailleurs, je ne l'allume jamais, en étant devenue presque incapable, ne sachant par quelle télécommande passer), je tombe nez à nez avec la retransmission d'un meeting...
Avertissement au lecteur et précautions d’emploi : billet à forte teneur en autodérision, point de message subliminal bonapartiste là-dedans. Vous voilà prévenus… David, Bonaparte franchissant les Alpes au col du Saint Bernard le 20 mai 1800. Avouez que...
FUSION. Quand la forme défaille sous l'effort des volumes, La couleur en coulures tout doucement allume Le dessin. Contamine contours et contrastes Pour éclairer le trait de fusions et de fastes. De la naissance du pigment Vient la nuance du tourment....
Qu’on se figure une marmelade d’orages amers, et l’on aura une idée assez juste du degré de consistance qui cimente le faible intérieur d’Apolline Mascarin, cahotant de cachots en chaos. « Assumer », dit-il. Assommée, fut-elle. Assumer ses choix. Assumer...
Préambule à lire ici De omnibus trolleybus (clic) Comme tout bon fat, le troll est confortablement vautré dans le fauteuil avachi de sa suffisance, comme la mouche du coche dans la certitude de son efficacité. Persuadé d'être l’un des phares de l’esprit...
Il avait plu toute la nuit. Une nuit de fièvre. De mauvaise fièvre. Celle qui vous colle la peau au drap, celle qui vous colle des cauchemars. Celle que vous colle l’arête enfoncée qui ne passe pas dans la gorge sanglante, le gosier angoissé, infecté...
Blabla-bilan Et voilà, une année de plus achevée sans rien de concret d’abouti, sur les mêmes résolutions désespérément inefficaces, qui demeurent inchangées d’une année sur l’autre, avec la persistance d’une tache tenace sur une nappe trop blanche. Rien...
Maxime Cohen est conservateur général des bibliothèques de Paris. Au cours de ses Promenades sous la lune, il évoque aussi bien l’art de placer l’e muet et l’imparfait du subjonctif que les plaisirs du tabac ou du vin, l’art de l’essai d’Aulu-Gelle à...
Je ne sais pas pour vous, mais cette communion-là me laisse sans voix. Et quand on sait que passé ce premier quart d'heure absolu, le déserteur christique Witt et ses îlots apaisés seront rattrapés par le délirant déluge de feu et de sang de la Seconde...
Où se confirme l'idée que l'auteur de ces lignes n'est qu'une pitoyable midinette. D'abord, ne pas se fier à la mièvrerie de l'affiche (pire que l'image proposée ci-dessus) et de l'habillage du DVD, qui laisse croire à la plus nunuche des guimauves. Ne...
L’autre jour, la grand-maman de Pierre posa sur la table un magnifique pain en forme de fleur (plus beau que celui de la photo), dont chacun des six pétales était parsemé de graines diverses : pavot, lin, tournesol, sésame,… L’ensemble abominablement...
Malgré mon peu de goût, voire mon désintérêt total pour le roman policier (oui, c’est mal, je réciterai trois patères et six avions pour pénitence), et malgré une couverture de l’édition 10-18 parfaitement hideuse (oui aussi, j’ai l’impardonnable faiblesse...
Ca y est, Apolline Mascarin avait enfin trouvé la solution ! Puisque l’épicentre de sa douteuse gangrène métastasée résidait dans ce qui lui servait de cervelle, elle se dit bravement : « Bon sang mais c’est bien sûr. Que n’y avais-je pensé plus tôt ?...
Vous êtes là. Vous contemplez les fractures de ce qui vous est le plus cher. Ce que vous avez brisé. C’était votre feu : votre feu le plus dense, le plus clair. Le cœur exact de ce qui vous tenait chaud, de ce qui vous tenait droit. Ce qui vous déliait...
Une fois de plus guidée par le lumineux conseil de bienveillants lecteurs, c’est à Mister Tea que je dois cette fois la tranquille splendeur d’une découverte essentielle : un poète dont j’ignorais l’existence il y a encore un an, et la texture façonnée...
(Si vous avez manqué le début, clic. ) Quelques mois plus tard, beaucoup de sang avait coulé sous les éponges, mais le rouge n’avait pas chassé le noir. Des éclaircies de temps à autre, des accalmies entre tempêtes, mais il fallait si peu, si peu, pour...
Il l’avait si souvent laissé choir, le flacon fissuré aux ivresses estropiées, et s’étonnait de ne plus sentir sous ses doigts que les éclats coupants du verre mal recollé. C’est ainsi : l’œil doit suivre la main. Ce n’est que pour l’inerte qu’habitude...
Ce qu'il y a de bien, quand on écrit pour un canard, c'est qu'on peut permettre à sa plume de sourire en coin. Non seulement j'm'amuse, mais en plus, on me paie. Pas beaucoup, certes, mais trois fois rien, c'est déjà quelque chose. Bon, j'avoue, j'étais...
(Titre emprunté à l’une des nouvelles du recueil de Georges Flipo, Qui comme Ulysse.) C’était à n’y plus rien comprendre : malvenu. Le regard au lointain, sans remède, est perdu. Et noyé, ballotté, sans savoir bien pourquoi. Comme porter un verre fêlé...
… Je n’eus pas besoin de perdre la vue comme Saint Paul sur le chemin de Damas pour comprendre que je n’y entendais goutte en ce domaine ô combien peu glamour qu’est l’économie. Il va donc de soi que la première nulle dont il est question dans le titre...
Ca y est ! Ma fortune est faite. Je me suis trouvé une nouvelle vocation : publiciste. Vendre son âme aux marchands. Après tout, faut bien manger. L’amour de l’art et les belles idées, ça nourrit pas son homme. Demain j’appelle une société d’autoroute,...
Ce qu’il y a de bien, quand on bricole, c’est qu’il reste toujours des chutes. C’est pas du tout fait, c’est pas du sur-mesure, alors forcément, il reste toujours quelque chose : des vis, des clous, des boulons, des bouts plus longs de planches, des bouts...
Chers lecteurs assidus, peut-être vous dites-vous déjà : « Tiens, mais pour une fois, elle est à l’heure, elle fait son papelard le jour J ! » Eh ben non, elle est en retard, comme d’habitude. Car savez-vous, toujours aussi chers (depuis la première ligne,...