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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 22:27
Crédit photo :
(Merci à toi pour le prêt de cette image qui m'inspira quelques lignes de ce qui suit)

Vous m’excuserez pour l’inconcordance de la date, mais j’avais déjà enregistré le texte il y a trois jours : du coup, même si je ne le publie qu’aujourd’hui (faut laisser aux lecteurs le temps d’écluser) il demeure antidaté.



Chaque mot se tatoue sur sa peau irradiée.

Le ballet alangui de ses phrases blotties
Caresse des noms chers en bouche inassouvie.
Et frémit et convulse une exquise cambrure,
Serpentin de papier dans un feu de joie pure.
Et le fluide embrasé immergeant toute nervure
Précipite les vaisseaux affolés, suraigus,
Sur la grève sanguine aux entrailles éperdues.
Saupoudrée d'embruns fous, enlacée au vent clair,
Danse avec le brin d'herbe arrimé au grand air,
Roule comme une vague sur la plage de chair.


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Published by Clarinesse - dans Echappées poétiques
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commentaires

Cyrod 06/01/2010 23:13


Une délicatesse échevelée, vue d'intimement près sur la peau si sensible,
Une merveille. 


Clarinesse 08/01/2010 06:47


Waouh ! Une merveille de commentaire ! "Délicatesse échevelée", c'est magnifique, j'adore, merci !


Fodio 06/12/2009 12:43


je confesse avoir un peu bousculé les convenances du lieu et m'en accuse. mais la porte était grande ouverte, quoique pas vraiment réelle. dans un véritable salon j'eusse volontiers gardé mes
réflexions pour moi. mais voyez comme ça demeure virtuel: j'eusse espèrer atteindre une âme.
pardonnez-moi cet abus du subjonctif mais il me parait tellement adéquat quand je vous écris ici. il me permet sans déclencher de réelles avalanches de survoler hors la piste. convenez-en ou
supprimez-moi.
et puisque vous me faites la grâce de m'inviter à lire (me faire connaitre) d'autre salons par le biais de blogoliste et autres hyperliens wébiens, je vous rend la pareille ici et là.
En attendant je vous présente les hommages que je vous dois et abbdique toute volonté de n'être autre que votre dévoué serviteur (virtuel et vertueux)


Clarinesse 06/12/2009 15:43



Hum, je conviens m'être un peu emportée ce matin, et avoir réagi comme une grande dame reconduisant sans ménagement le manant à la porte. Je vous prie de m'en excuser, mais j'invoquerai pour cela
deux circonstances atténuantes, allez, même trois.


 


1°) Chat échaudé craint l'eau froide et sort ses griffes un peu vite : il se trouve, (et vous n'y êtes pour rien) qu'avant vous, ces lieux furent visités par quelques (rares) lecteurs (les autres
me gâtant au-delà du raisonnable par la qualité de leur gentillesse) qui, pour certains, étaient loin d'être inintéressants, mais qui, lorsque je leur demandai, bien plus courtoisement qu'à vous,
s'ils voulaient bien accepter de changer de sujet et de passer à autre chose, soit ne tinrent aucunement compte de ma requête, soit m'envoyèrent par mail une bordée de vertes insultes : craignant
de me trouver face au même type de personne, je ne me sentis donc que peu enthousiaste à l'idée de réitérer l'expérience.


 


2°) Le texte ci-dessus étant d'un genre très inhabituel ici, voire inédit, et particulièrement "exposant", j'étais un peu mal à l'aise et craignais de le voir déraper, entraîné sur un terrain qui
l'aurait sali et avili, ce que j'aurais du mal à supporter, étant donné la valeur particulière qu'il revêt à mes yeux. Vous me direz, "en ce cas, il ne faut pas le publier, si vous ne voulez pas
laisser de liberté au lecteur." Certes, vous n'avez pas tort, et j'en tire les leçons : je ne renouvellerai pas l'expérience.


 


3°) Enfin, comme je vous l'exprimais précédemment, et comme vous avez pu le constater, j'adore les débats d'idées, et ne peux résister à l'envie de ratiociner,  mais ils ont
tout de même la fâcheuse tendance à créer des conflits. Et puis, comme disait Pierre Dac ou Francis Blanche ou je ne sais plus qui du même tonneau : "Je préfère perdre un ami qu'un bon mot." Tout
dépend de l'ami, et du bon mot.


 


En tous les cas, je vous remercie très sincèrement de la modération de votre réaction. Mes provocations ironiques auraient vraiment pu vous jeter dans une belle rage, puisque je me suis quand
même bien amusée à vos dépens : l'avouer et montrer que j'en étais consciente aurait pu ne pas suffire à m'en absoudre.


 


Avec ma reconnaissance,...



Fodio 06/12/2009 00:16


Bien salé tout ça, votre pote a raison; ébrieusement sexuel! (je parle de la texture, pas de la virtualité verbale) Un poème textu, si vous voyez...
Baudrillard est bien mou et s'arrête exactement ou il faudrait commencer. Son accuité est celle d'un borgne au royaume des aveugles. Tout l'art contemporain n'est que de la sociologie et il doit
bien le savoir, c'est un immense soulagement (virtuel et vertueux)


Clarinesse 06/12/2009 07:03



1°) « Salé »:


je crois que c'est une chose entendue, que tout le monde est d'accord, et qu'il n'est pas nécessaire de revenir dessus. Un peu de légèreté, que diable !


Tout l'intérêt est d'évoquer sans nommer. Sinon, on tombe dans un registre douteux.


On ne danse pas un menuet en dentelles sur un parquet ciré avec des godillots boueux.


(J'avais déjà développé à une autre occasion la distinction entre salon et bistrot.)


 


J'en profite pour préciser :


 


a) que ce n'est pas les habitudes de la maison et qu'il s'agit là d'une exception.


 


b) que l'adjectif en ce sens ne me plaît que fort peu, et que si je l'ai employé, c'est uniquement dans le cadre d'une métaphore filée avec la plante marine aux allures de salicorne qui
l'illustre.


Hors du contexte, il défigure et salit le propos, dont ce n'est nullement la tonalité.


Les guitares électriques n'ont pas leur place dans un concerto pour violon.


Et pour utiliser le terme que vous avez déjà employé à deux reprises pour qualifier ce qu’on vous sert ici, c’est un peu « dommage », car ce n’est pas de sitôt que je
revisiterai cette veine-là.


Rideau.


 


2°) Je n'ai pas de « potes », mais des amis dont j'apprécie au plus haut point la délicatesse, « webiens ou awebiens », pour reprendre votre intéressant
néologisme.


Un pote, c'est quelqu'un qui vous tape dans le dos en buvant de la bière.


Je ne me le permets pas, et attends en retour la réciproque.


 


2°) « Baudrillard » :


Etant donné que le texte en lien n'est qu'un bref résumé de son raisonnement, lui reprocher de "s'arrêter exactement où il faudrait commencer" est, comme vous l'aurez sans doute remarqué
après coup, nul et non avenu. Pour pouvoir proférer une telle critique, il faudrait avoir lu la totalité de son oeuvre.


Même si je suis loin de la connaître en entier, et si ne suis pas toujours d’accord sur tout, je le trouve au contraire très pertinent sur bien des sujets, et il est fort regrettable que sa
pensée ait si peu d’échos dans la mare aux canards hexagonale, alors qu’il est considéré dans le monde entier, des Etats-Unis au Japon, des universitaires au grand public, comme un penseur majeur
de la modernité, au même titre que Noam Chomsky ou d’autres très grands. Nul n’est prophète…


 


Et maintenant, si vous voulez bien m’excuser, je vous souhaite bonne continuation.



05/12/2009 16:32


Cela ne me dérange pas du tout (au contraire ai-je envie de rajouter !).
:-)


Clarinesse 06/12/2009 04:45


Ouf ! Tant mieux, t'm'en vois ravie. :)


05/12/2009 14:33


Et est-il indiscret de te demander qui ou quoi t'inspira les autres lignes de ce très suggestif texte ?
:-)


Clarinesse 05/12/2009 16:01


Euh (blush) je peux pas, je garde le sac à ma copine. (avec le sourire niais de François Hollande aux Guignols) :)
Et puis, tout ça n'est que virtualité verbale,...

PS : Au fait, hum, j'espère que ça ne te dérange pas de voir ta belle plante associée à quelques vapeurs salées. Peut-être aurais-je dû te prévenir lorsque je sollicitai ton autorisation ?
'Scuse. Mais après tout, c'est une herbe marine, alors le sel ne lui fait pas peur... :)


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