Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 22:29



Ce dimanche à Chambord, les feuilles rouges avaient déroulé leur tapis.
Pis un tas, fit le fils de l’automne, jardinier palatial..
La visite s’arrêta là, nous ne dépassâmes pas le trampoline à follicules.
La découverte du patrimoine sera pour une autre fois.
Les batailles de feuilles mortes valent bien les victoires de François Ier.

La voltige incertaine, directoire révolu,
Coups des tas effrénés dans les érables chus.

Les feuilles s’envolent dans le vent.
Les gouttes tombent dans le ciel blanc

(Pouah, Maurice Carême, sors de cette encre !)




C'est alors que la statue du quémandeur disparut.


Partager cet article

Repost 0
Published by Clarinesse - dans Enfantillages
commenter cet article

commentaires

papet croûton sans blog 23/11/2009 18:15


Ch'uis un peu con, j'avais pas vu identifié le minuscule à la première fois.
Heureusment que les commentaires m'ont éclairé !


Clarinesse 24/11/2009 22:32


Meuh non ! C'était pas facile !
Un peu comme dans ces jeux de reconnaissance visuelle où il faut trouver la chaussette cachée dans un fouillis innommable. Il y avait d'autres photos encore plus difficiles, mais avec la taille des
images dans le texte, la découverte de l'intrus dans les feuilles mortes aurait vraiment été trop aléatoire.


madame de K 22/11/2009 18:12


Ca me rappelle mademoiselle de K N°1, à peu près à l'âge de ton lutin, en revenant d'une visite au zoo de Vincennes son grand-père lui demande "qu'est-ce que tu as vu comme animaux au zoo" et elle
" des fourmis et des pigeons". Comme quoi...
Donc tu as raison, François 1er peut attendre ;-)


Clarinesse 22/11/2009 23:44


Oui, surtout, ne pas piétiner la magnifique attention au ras du sol de ces âges-là.

Selon la légende familiale, il paraît (je ne sais pas bien s'il s'agit de souvenirs perso ou d'échos de récits maintes fois répétés), à peu près au même âge, j'avais passé toute la visite de la
Malmaison à veiller à ce qu'une coccinelle ne quitte pas ma main, et celle de Chambord (encore), avec ce que j'appelais un "guili" à la main, à savoir une feuille de marronnier qui absorba toute
mon attention. Comme quoi, les traditions ne se perdent pas.

PS : Ca n'a rien à voir, mais je viens de passer la soirée en compagnie de Gérard Philipe, de ses beaux yeux et de ses grands textes. Rhââ, j'adore "Les Grandes Manoeuvres". L'avais vu quand
j'étais au lycée, et me l'étais repassé des dizaines de fois depuis. Mais plus vu depuis que la cassette, à bout de souffle (ça, c'est pour la Nouvelle Vague qui l'éreinta), rendit l'âme entre deux
rayures.
Mais quelle acceptation de la passion et de son tragique qui se découpe avec d'autant plus de cruauté sur le fond de marivaudage léger, quelle théâtralité doublement transcendée (celle du
personnage prisonnier de son rôle trop rôdé, celle de la mise en scène, qui assume tellement son artifice qu'elle annonce déjà Rohmer), quelle grâce absolue ! J'adooore !
.... et en avais déjà causé là : http://l-oeil-du-vent.over-blog.com/article-17357483.html

Je voulais en parler avant la soirée, mais je ne vais tout de même pas jouer au programme télé toutes les semaines.


dominique boudou 21/11/2009 16:38


Brr ! Un phasme ! Quelle horreur !
Bien content de voir que je ne suis pas le seul à détester maurice à la crême !


Clarinesse 22/11/2009 07:37


Vi, j'aime pas trop les machins visqueux non plus.

Quant à Maurice Carême, son usage abusif dans les écoles, de lui et de ses confrères en mièvrerie institutionnelle, est à mon sens largement responsable de la désaffection et du mépris des jeunes
pour la poésie. Si un poème est une pareille guimauve, ya plus qu'à en ricaner. Une poésie, faute que ça décoiffe, que ça remue, que ça ait des c..., nom d'un chien !
(Oh, comment que j'cause... non mais c'est vrai, quoi!)
Avais l'an dernier consacré un article dans le canard local, à l'occasion d'une série de lectures intitulée "Dithyrambes", à une revue de poésie, "Dans la lune" (à laquelle Hozan Kebo n'était pas
étranger) dont la devise était de "décarêméliser la poésie".
Entreprise de salut stylistique.

PS : Vu chez vous le magnifique hommage de votre ancien élève. J'y retourne.


Semeuse 20/11/2009 07:19


Ah les batailles de feuilles... et rentrer chez soi couvert de petites bêtes !!! Que de souvenirs !


Clarinesse 21/11/2009 08:00


Yes, M'dam. Ca grouillait pourtant moins que ce qu'on pouvait craindre, même si l'autre jour, de retour à la maison, je me suis aperçue, en voulant enlever une brindille de mon épaule, que la
brindille bougeait et se tortillait. Beuh, après inspection dans l'évier, le diagnostic révéla qu'il devait s'agir d'une espèce de phasme ou d'une sorte de chenille mimétique. Z'aime pas trop ça.


Brigitte giraud 19/11/2009 23:07



Ah, elles sont superbes et attendrissantes les photos, surtout la deuxième. Une main qui émerge encore et ce n'est aps triste de tout cette noyade. On se dit que ça doit sentir bon l'arbre et
l'humus, la fougère et les marrons au four.



Clarinesse 20/11/2009 07:06


Merci ! Oui, c'est un délice de le voir nager dans cette mer de feuilles, même si, de retour à la maison, je mets le tout dans la lessiveuse (après extraction du bonhomme, direct dans le bain)
C'est fou ce que ça charrie comme poussière, ces trucs-là !


Cahiers Brouillonnants

  • : L'oeil du vent
  • L'oeil du vent
  • : Méditations métaphoriques et pensées en tous sens : philosophiques, esthétiques, poétiques, écologiques et bricoleuses.
  • Contact

Cahiers de l'aube

1°) Window : nom anglais de la fenêtre. Etymologie : 
de l'ancien saxon Wind Auge,
l'oeil du vent.

2°) Les métaphores, c'est comme les collants. 
Ca file vite si on n'y prend pas garde.

3°) - Métaphore et crie-toi. (d'après Luc)

Recherche

Chat échaudé...

Archives

Clarinesse ?

Pour la quête 
de clarté dans la langue,
de musique dans la voix.