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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 18:26
Il faut se rendre à l'évidence :  ce soir, c'est le jeudi des quatre programmes.
D'habitude, je ne prends jamais le temps de regarder une télé où il n'y a d'ailleurs pas grand chose, mais là, ce soir, zut alors :

- sur la 2, l'un des trois reportages d' "Envoyé spécial" montre la vie en prépa au lycée Lakanal de Sceaux où je passai trois ans de khâgne, sur les mêmes bancs, entre autres, que Péguy ou Alain Fournier.
Alors ça m'amuserait bien d'y retourner faire un petit tour.

- sur la 5, le monsieur de la Grande Librairie, bien que ne valant guère Frédéric Ferney et son Bateau Livre, reçoit Christian Bobin. Christiaaaaan, on t'aime !

- quant à M6, après avoir lu les nouvelles de Craig Davidson sur la boxe, le film d'Eastwood qui m'aurait jusque là fait fuir me semblait bien tentant.

- et même Arte cause de Schiller, dont tout le monde connaît au moins un texte, puisque c'est lui qui écrivit les paroles de l'Hymne à la joie. Mais le téléfilm a l'air si scolaire que je ne sais pas s'il résisterait, malgré l'attrait du sujet.

Que voilà un billet vite fait mal fait.
Sorry, bonne soirée. Je me sauve.

 

 



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Published by Clarinesse - dans Panthéon filmique
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commentaires

Désirée 21/11/2009 11:43


Ah lalala! Vois dans quelle galère nous sommes embarquées! Oui bien sûr que le vote "vert" ne devrait pas être un refuge pour les désabusés, mais le problème reste bien les représentants de cette
mouvance. Pour certains, je pense à Cohn-Bendit l'écologie est un outil comme un autre pour parvenir au sommet de la pyramide. Enfin c'est l'impression peut-être fausse que j'ai (allez sois chic
dis-moi que je me trompe: ;) )? Au fait j'ai fait de la provoc' sur mon blog.


Clarinesse 22/11/2009 07:27


1°) Je ne suis pas sûre qu'ils s'agisse d'une galère. Peut-être le naufrage de la gauche classique était-il nécessaire à l'émergence d'une véritable force écologique, on ne peut plus urgente ?
Parce que noyée dans le rose, une touche de vert, ça fait un marronnasse grisâtre immonde, comme toutes couleurs complémentaires qui se respectent et doivent se tenir en respect pour exister.
 Peut-être s'agit-il de ce que Hegel appelait une ruse de la raison, c'est-à-dire pour faire court un mal pour un bien, cette façon qu'a l'Histoire d'avancer à grands coups de
dialectique, détruisant pour reconstruire, faisant naître les succès des échecs.
Les curés avaient une autre formule pour exprimer la même chose :
"Les voies de la Providence sont impénétrables, ma soeur"

Quant à Cohn Bendit, il y a beaucoup à en dire. Voir notamment un article de Marianne à son sujet, au moment des élections du printemps dernier. Certes, le personnage n'est pas un parangon de
constance idéologique, mais il est intelligent, et qu'importe s'il se sert d'une bonne idée pour servir sa personne : si le succès de son ego passe par celui d'une bonne idée, eh bien va pour son
ego. En politique, les gens sans ego, on les cherche, et quand il y en a, ils ne gagnent pas. Robert Hue, Rocard, Jupé (oui, même lui, n'en déplaise aux hémipléghiques de la pensée politique) ou
Voynet, franchement ! Il faut du glamour, pour gagner dans le milieu de la politique spectacle.
Quand on se noie, on ne regarde pas à qui appartient la main qui se tend.
Mieux vaut un opportuniste intelligent, (à condition qu'il attende de quitter le pouvoir pour trahir la causee qui l'y a amené), qu'un trop puriste qui restera sur le carreau.
Et puis, si l'enfer est pavé de bonnes intentions, il n'est pas impossible que le paradis le soit de mauvaises.
Write and see.

2°) Vu ! Et quelle provoc ! Ah, Trenet, quel subversif ! Eh ben voilà ce qu'on pourrait proposer comme nouvel hymne national pour remplacer la Marseillaise trop belliqueuse !
Ah oui, ça, c'est une idée qu'elle est bonne !

Parce que tant qu'il y aura des matchs de foot, il faudra des hymnes.
A ce sujet, si on m'avait dit que j'aurais un jour envie de faire un article sur le foot !
Quelle honte, cette tricherie, et surtout le refus, en plus haut lieu, de rejouer !
Et le panache français ? "Messieurs les Anglais, tirez les premiers" tout ça, tout ça...
Bien loin,...
Moi qui rêvais de retourner en Irlande... So ashamed !


Désirée 21/11/2009 08:48


Bin oui, tu as raison de A à Z. Je pense exactement comme toi, y compris sur Mitterrand. Et si notre société va si mal c'est sans doute parce qu'on ne s'y retrouve plus dans cette sorte
d'uniformité de ton qui se déroule au jour le jour devant nos yeux en ce qui concerne la politique. Quand j'étais enfant, "être de gauche" c'était quelque chose, comme être des rebelles ou des
résistants. Aujourd'hui ça ne signifie plus rien. En gros il n'y a plus qu'une super droite testostéronnée et une gauche qui a l'air d'une vieille pute. Je parle cru parce que ça m'énerve à un
point, je leur en veux à cette gauche caviar qui nous a tous trahi. Oui, c'est vrai Sarkozy est un assassin du peuple, mais il est aussi diablement retors. Il a bousillé la gauche pour longtemps.
Et ce n'est pas un Besancenot faisant alliance avec les fondamentalistes musulmans qui peut trouver un brin de crédibilité. Alors au fond que nous reste-t'il à part voter "vert" aux élections
histoire de ne pas cautionner la politique de l'ogre nain et de ses potes? Voter écolo, un pis-aller, un vote par défaut parce que l'électeur n'a rien de mieux à se fourrer sous la dent. Je vote
encore, je ne crois plus en personne. J'attends un grand homme de gauche, mais c'est certainement pas de la classe politique actuelle qu'il viendra. Reste t'il d'ailleurs de grands hommes, ou
bouffent-ils tous au Fouquet's?...


Clarinesse 21/11/2009 09:03


Idem sur Besancenot, dont les choix sont de la pure provoc "communicationnelle" et irresponsable, si ce n'est sciemment mal intentionnée, histoire d'aggraver assez les choses pour que les gens
aient envie de tout casser. Il sonne terriblement faux : s'il était vraiment subversif et dangereux pour le système, il ne serait pas invité partout sur le tapis rouge du grand cirque
médiatique.
En revanche, si le rose n'est plus qu'un beige passé, le vert est effectivement la couleur qui me semble seule vitale. Mais je ne pense pas qu'elle ne soit qu'un refuge pour désabusés, même si,
bien sûr, ils constituent une bonne part de leurs voix, aux dernières élections.
Il est évident, tout le montre, que l'économie ne doit pas régner seule sur la marche du monde qu'elle mène à sa perte et avec lequel elle périra elle aussi, mais que l'écologie, c'est-à-dire non
pas la sauvegarde folklorique des pandas et des bébés phoques, mais une vision raisonnée de nos modes de production, de consommation, etc... doit devenir, de toute urgence, la colonne vertébrale de
toute pensée responsable de la société.


Désirée 20/11/2009 07:13


Sans vouloir polémiquer, et en gardant toute la raison possible, je trouve cela inquiètant: ce reniement de nos racines culturelles orchestré par les politiques. Parce que c'est bien de là que ça
part. Et de la gauche souvent.

Alors oui j'ai trouvé Onfray tout à fait sensé dans son propos sur la nation, il a rappelé que de grands hommes de gauche y étaient fort attachés eux aussi et c'était pas superflu. Je vais
peut-être lire son livre tiens...


Clarinesse 21/11/2009 07:51


Je crois d'ailleurs qu'il ne faut pas chercher ailleurs la déroute pathétique du PS, malgré la crise économique et la montée de la misère : le jour où ils auront compris que lorsque des grands
bourgeois qui sont autant de gauche que je suis l'archevêque de Canterbury essaient, depuis leurs beaux quartiers, d'expliquer aux "pauvres" ce qu'ils doivent penser de ce qu'ils vivent, alors
qu'ils n'en ont jamais vu en dehors de leurs bains de foule électoraux, au bout d'un moment, les gens en ont un peu assez qu'on leur explique que ce qu'ils voient, eh ben non, c'est pas vrai, c'est
une illusion, il faut qu'ils pensent le contraire. Le grand lavage de cerveau collectif commence à laisser réapparaître des morceaux de réalité derrière l'hypnose. Et ce que disait Onfray est une
évidence : l'idée de nation est une idée de gauche (Valmy, Jaurès, etc...), et c'est le vichyste Tonton François qui l'a abandonnée à la droite. C'est fou ce qu'il a fait de mal à la gauche (après
l'avoir gonflée comme une baudruche au caviar), et à la France, ce type-là. Jamais pu l'encadrer, avec sa façon on ne peut plus condescendante et royale de s'adresser aux journalistes et à ses
interlocuteurs, et jamais compris comment tant de gens l'ont suivi comme un seul homme.

Le plus tragique, c'est que toutes ces erreurs pachydermiques de la gauche ont fait une autoroute aux ultralibéraux sans scrupules, alors que rien n'urge plus que de les contrer sur le terrain de
la théorie et du concept. Mais ça, les idées, ce n'est pas avec une "écoute" et des microtrottoirs qu'ils vont les trouver, sous le sabot d'un cheval ou le carton d'un SDF.
Un homme d'état, c'est quelqu'un qui a une vision, une vraie, élevée, globale, une pensée conceptuelle approfondie. C'est pas un gentil animateur qui écoute. C'est lui qui cause, et les autres qui
écoutent et qui disent : mais oui, il a raison, suivons-le, et faisons bouger tout ça.
Et il y en a, des économistes universitaires qui ont compris beaucoup de choses : encore faudrait-il les prendre en compte, au lieu de patauger pitoyablement dans de lamentables querelles
d'egos.

J'attends avec impatience l'homme capable de contrer l'espèce d'apathie libérale actuelle qui reprend de plus belle après le sauvetage des banques : ça nous a mené dans le gouffre ? C'est pas
grave, on recommence pareil ! Eh ben voyons !
Mais pour cela, il faudra un bonhomme capable d'aller sur le terrain de la droite, un peu comme Manuel Valls, sans se faire cribler de balles par tous ses gentils petits camarades, exactement comme
Sarko est allé sur celui de la gauche.

Un pays, c'est un organisme complet. Vous imaginez un médecin qui dirait à son patient : "Ah non, moi, je suis un médecin de gauche, je ne traite que votre jambe gauche, votre bras gauche, etc...
Pour votre hémisphère droit, revenez dans cinq ans."
C'est pourtant ce que font les politiques, et le PS en particulier.

Allez, c'est fini, l'anesthésie, on se réveille, là !


Désirée 19/11/2009 08:59


Je souris rien que d'y penser...quelle différence entre un Onfray totalement aguerri au "cirque" médiatique comme il le dit, et un Bobin pas à sa place et qui tente désespérément d'expliquer la
"Lumière" à des gens aux yeux aussi vides que ceux des merlans frits. Il m'a paru si mal à l'aise sous les projos, si touchant. Le découvrir aussi humain, aussi simple devant les caméras qu'il
l'est dans ses livres m'a profondément émue. S'il s'était comporté comme Onfray c'est moi qui aurait été déçue. Bref, sans être addict, j'aime vraiment beaucoup et l'homme et l'écrivain.

Onfray. Bon je ne le connais pas, jamais lu ce qu'il a écrit. Néanmoins j'ai aimé son discours, même si j'ai des doutes sur sa sincérité concernant sa prise de conscience de la vanité du "cirque"
auquel il participe et dans lequel visiblement il est comme un poisson dans l'eau. J'ai aimé quand il a dit que l'on peut tout à fait aimer son village, son clocher sans pour autant être un
pétainiste ou un vil réac. J'ai aimé ce qu'il a dit de la nation, de la fierté que l'on peut ressentir à propos de son pays, de sa culture. Toute chose étant mises bien à mal ces temps-ci dans
notre pays. Je me demande quels esprits tordus sont à l'oeuvre derrière ces tentatives pour salir l'attachement culturel des français? Je suis fière de mon pays. Il n'est pas parfait certes, il s'y
passe des choses horribles et inhumaines certes, mais quand même bien moins qu'ailleurs il faut aussi le dire. Quand à notre passé historique, artistique, il me semble que l'on peut en être un peu
fier quand même. Et personnellement je ne suis pas d'accord pour fouler tout cela aux pieds. On devrait prendre exemple sur d'autres cultures, qui elles, même expatriées, immigrées, demeurent
profondément attachées à leurs racines sans que nul n'y trouve à redire. Pourquoi deux poids deux mesures?


Clarinesse 19/11/2009 21:41


100% d'accord avec toi.
Qu'ajouter sinon que je partage effectivement ton impression sur Onfray, très à l'aise dans les mondanités, (bien que ne s'y réduisant pas autant qu'un BHL) et que j'ai trouvé ce qu'il disait ce
soir-là fort sensé. Il rejoint d'ailleurs en cela les propos que tenait Lévi-Strauss depuis quelques décennies, auxquels les esprits bien intentionnés mais aux capacités conceptuelles guère plus
longues que le bout de leur nez se sont bien gardés de faire écho dans les médias.
A ce sujet, je croisais hier un élève arborant fièrement un pull où figurait, sur toute sa hauteur, un drapeau algérien, avec, écrit en gros dessus le nom du pays de ses grands-pères. Même au vu
des sympathiques et paisibles événements des jours passés, je n'entendis personne y trouver à redire ou avoir l'audace suprême de réagir. Puis j'ai imaginé qu'un autre élève s'amène avec un autre
pull semblable, un drapeau de la même taille, mais tricolore, (je n'ose même pas citer les trois couleurs, tant c'est devenu un gros mot), avec écrit, en majuscules de la même taille, le mot
"France". Il aurait à peine passé le portillon qu'il aurait déjà essuyé crachats, injures, coups s'il s'était révolté, avec en prime convocation dans le bureau du proviseur pour acte de provocation
et attitude xénophobe.
Ah ouiche, elle est belle, la conception de la liberté des belles âmes !
Et pour ceux qui ne se sont jamais aventurés dans ces terres périlleuses, voici pour leur gouverne de quoi piocher un petit peu de réalité : http://www.youtube.com/watch?v=SB3x9pri3vs&feature=player_embedded

Quant à Bobin, oui, égal à lui-même (je l'avais déjà vu une paire de fois), et nullement décevant.


Ayron 07/11/2009 09:08


Un peu tard pour commenter le passé, mais le film de Clint est superbe et plein d'humanité malgré qu'il se situe dans le monde dur de la boxe. Si je m'en souviens (vu il y a quelques temps
maintenant) les entraînements et l'environnement en eprésentent une bonne partie et la photographie, avec beaucoup de nuance bleues, est superbe et rappelle les peintures d'Edward Hopper pleines de
solitude.


Clarinesse 09/11/2009 00:41


Je ne peux guère en juger, n'ayant vu que la fin, mais je vous crois sur parole. Il a l'oeil perçant, Clint, et ses films ne manquent jamais de force.


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