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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 01:03

 

On n’est plus à un paradoxe près.
Moi qui m’en voulais déjà d’avoir vociféré sur l’ombre de la burqa, voilà que je la repasse une deuxième fois (merci Slevtar pour la formule). Ou plutôt que je la laisse reteindre par un esprit averti qui en vaut deux, comme chacun sait. Je ne peux donc résister, non à l’envie, mais au devoir de vous faire lire ce que pense sur le sujet un des esprits les plus acérés du XXIème, encore à l’aube de sa renommée. Car l’auteur de ce long mail (aujourd’hui presque vingt ans et brillamment) dont je reproduis ici des extraits avec sa permission, eut l’honneur et la malchance de m’avoir comme prof en une lointaine année de collège, durant laquelle la demoiselle écrivait déjà mieux que Rimbaud.
Peu fière de ma harangue sur un sujet que je connaissais sur le fond si mal, je me permis en effet de lui demander ce qu’elle en pensait, en tant que musulmane éclairée et biculturelle, donc bien mieux placée que moi pour en causer.
Eh bien, le premier mangeur de cochon qui se serait permis les mêmes propos aurait déjà Halde, fatwa et autres milices de la pensée aux trousses. Car le courage et l’impertinence, aujourd’hui, ce n’est pas de tagger les murs des édifices multiséculaires ou de siffler la Marseillaise avec des hordes de fanatiques obscurantistes et ultraviolents : c’est de s’opposer à eux. « Liberté, liberté chérie, combats avec tes défenseurs. »

Je cite seulement cette longue missive écrite au fil impétueux de la plume
(quelques coupes en moins et quelques titres en plus.)


1°) Réciprocité et transparence
« Admettons qu'il [le voile intégral] soit porté par Michel, ou Eric, juste parce qu'il en avait envie pour sortir de chez lui (donc entrer en zone de citoyenneté publique):
le voile est alors intolérable parce que c'est avant tout un masque.
On doit pouvoir distinguer le visage. Comme une voiture, avec une plaque d'immatriculation. Et il n'y a ni religion, ni organisation, ni mode qui puisse changer cela.
Porter une cagoule, un masque, une écharpe est suspect car cela attaque le sentiment de sécurité dont le citoyen doit pouvoir jouir.
Comment participer à un acte démocratique dans cette tenue? (Vote, contrôle d'identité...)
Comment nier le fait qu'il y a geste de provocation, après avoir pris connaissance des lois de la république?
La personne masquée vous voit, vous ne la voyez pas. Il n'y a d'emblée ni respect de l’égalité ni comportement de fraternité.
Le pacte, consensus social républicain laïque suppose d'instaurer la liberté par -avant tout- le respect de celle d'autrui.
Or autrui ne peut pas vous voir, il est en position d'incertitude, de vulnérabilité. Dans la nature, le phénomène de déguisement, de dissimulation recèle toujours une feinte. Le principe de la burqa, déjà dans le cortex reptilien, ça coince.
Si ce morceau de tissu va à l'encontre de la liberté d'autrui, c'est parce qu'il  rend impossible un rapport d'égalité et de respect qui passe par le fait de disposer des mêmes droits : ici il s'agit simplement de discerner le visage de l'autre.
Ce qui est énervant c'est qu'elles manifestent ainsi leur refus rudimentaire du monde dans ses différences. La femme cachée crache au visage de l'altérité. Elle se soustrait au monde au nom de cette idéologie compacte qui n'admet pas qu'elle jouisse.
Ne pas se voiler la face est la condition sine qua non sans laquelle  rien de sain et de clair ne peut arriver.

 Donc en gros, pas de burqa, de masque de mickey, d'écharpe ou de bonnet, sauf pour braquer la Société Générale ou à Halloween.
 
Problème simple au demeurant, à cela près qu'ici, l'habit n'est pas neutre et véhicule des valeurs...
En effet, si sur Michel il est inquiétant pour la sécurité, porté par Fatima, le voile engage un débat sur l'islam car il est l'avatar d'une volonté de distanciation (ou rejet?) par rapport à la république française laïque.


2°) Non respect de la femme

Abordons le sujet dans la perspective du voile symbolique du droit des femmes.
Il dénote systématiquement une pression religieuse de dingue exercée sur la femme et il reflète concrètement sa disparition physique.

"Dans l'islam la femme est sacrée" me disait une cousine pratiquante. Je ne peux tout de même pas lui répondre que ce qui était un progrès, une  forme de respect nouveau offert au sexe faible dans les temps anciens est, avec le temps, devenu un brouillard d'hypocrisie. Que, quelque immaculée que puisse être l'origine de cette restriction de l'existence physique de la femme, tout ce qui l'entoure aujourd'hui empeste l'hypocrisie, l'ignorance et la soif de contrôle.
Mais je n'étais même pas sûre qu'à la base le voile puisse avoir un truc digne de mon approbation inestimable.
Admettons : chez les musulmans, l'ascète se voile. Ah non pardon, l'ascète femelle se voile.
Et elle est obligée d'être ascète, pour être digne de la vie.
Et chez les musulmans, la vestale doit procréer, obéir, nourrir, rester sobre.
Admettons. Ne sont-ce pas là de précieuses valeurs? Mesure, discrétion, don de soi, recueillement...
Non, je ne vois que du silence sur et sous ce voile.
Une vie entière tournée exclusivement vers l'homme commandeur, substitut de dieu sur terre.
On remonte la chaîne d'assemblage et on en arrive invraisemblablement, insupportablement au même point.
Le dogme n'admet pas de préoccupations extérieures à lui.
La terre n'est que la parenthèse, l'épreuve révélatrice. On y soumet par la culpabilité, on y insinue l'idée que le vivant doit quelque chose qu'il ne possède même pas.
Ainsi dieu exige.

Quel dieu exigeant, quel caprice et quel appétit! Quel orgueil au fond....
C'est drôle, c'est pourtant le péché suprême si j'en crois Saint Augustin, dans l'oreillette.
A l'instar du petit brun autrichien, Dieu refuse fermement à ses sujets d'être pourvu de son attribut le plus notoire, manifeste, éclatant (gradation, je suis en lettres, monsieur, parfaitement). Nous faire pour qu'on puisse l'adorer sans limite.
Je ne suis pas convaincue, ça pue le prétexte, ces croix et ces livres.
Passons, car je crois en la matière. A la limite, je tolère la spiritualité, mais cessons ces comédies où l'on peut voler après la mort, jetant toute sa vie en un idéal cruellement absent.
 
C'est le verset du coran de la sourate : la lumière qui impose à la musulmane de se voiler, elle cache ainsi "ses atours aux hommes étrangers" et c'est une obligation religieuse
envers Allah pour la musulmane ...
Exister physiquement relèverait forcément de l'orgueil, de la vanité du mortel. Mais une femme c'est pire! C'est...insolent. Le pauvre mâle ne peut pas lutter contre les torrents fous de sa virilité suprême.
Le voile résulte d’une diabolisation de la femme, d'une réduction de son identité, d'un refus de sa sensualité. D'un besoin de contrôle.
Faire passer tout cela pour du respect (quand elle porte le voile elle se préserve, elle se respecte et respecte l'homme en ne le provoquant pas-le pauvre) et de la décence, c'est moyen.
Il ne s'agit que d'un retrait du territoire de l'apparence.
La femme se voile d'elle- même pour se préserver. Admettons, là encore.
Mais est-il impossible qu'il s'agisse en fait d'une méconnaissance des motivations profondes des islamistes pour tenir les femmes en servitude dans les sociétés?
Le seul droit de la femme dans l'islam, c'est de dormir la nuit. Le droit de la femme religieuse s'oppose strictement au droit de la femme laïque.
Elles sont pondeuses avant tout, rarement très instruites, jamais vraiment autonomes. Jamais indépendantes.
Au nom de la vertu de la flemme, de l'endoctrinement, de la peur ou par provocation, elles l'acceptent. C'est ça qui me tache, moi.

Cependant, porter ce voile est son droit, non? Même si elle n'a pas d'âme, elle peut réfléchir et décider elle même, n'est-ce pas?
 Mais il y a nette impossibilité à démêler le volontaire de l'imposé, le voile étant synonyme d'opacité hostile, d'opacité accablée, et d'opacité tout court-  ce qui est déjà une gifle à la laïcité.
C'est le travail d'imams de pacotille et de salafistes ignares qu'il faut combattre. C'est un déguisement d'un autre âge venu des confins de l'Arabie et qui n'a rien à voir avec le Coran.
-Il n'est nulle part prescrit ni dans le Coran ni dans la sunna  de se cacher le visage et de s'enfermer dans un tel déguisement. Il y est juste dit qu'il faut cacher ses "atours", rabattre un voile sur la poitrine et les épaules.
Il n'est même pas question de cheveux!

Même si les religieux nous parlent de libération de la femme par son effacement physique, le voile ressemble à une "prison ambulante".
Il s'agit souvent de femmes mal informées par les sphères islamiques. Sphères expertes dans le maniement de l'exégèse du texte coranique ou de la sunna.
Ce qui est énervant c'est de sentir, en fond, le joug insupportable, archaïque et nauséabond d'un islam d'hommes barbares et suffisants.

Les idées corrompues et faisandées de générations d'hommes avides de contrôle ont fait le reste (en cachant la femme, c'est au fond eux même qu'ils désirent désespérément contrôler, assainir, purifier. La femme comme responsable de la tentation, c'est flatteur hein? C'est juste une insulte définitive.
Cette rigueur entêtée, sourde et aveugle qui glue le monde musulman gagnerait en clarté si  elle était lue à l'aune du phénomène de durcissement de l'Islam actuel. Toute organisation  se sentant attaquée se replie sur ses noyaux durs, et devient désagréable, hostile, belliqueuse.
J'aimerais aller à la fac sans croiser ces fantômes quotidiens. Elles sont ridicules. Comme si sur leur front trônait un post-it : « A forniquer ».
Elle n'existera qu'après s'être fait acquérir par un mâle. En attendant, elle est en stand-by, elle se préserve pour le futur détenteur de son utérus.
Et eux, ces coqs aux airs de sages. Tellement fiers, tellement prétentieux, la nature de leur démarche d'entrée en religion pue la comédie, la chimère et la panique identitaire.
Si peu sûrs de la "pureté" de leur "âme"qu'ils se noient dans les précautions, en monomaniaques graves et parés.
Ceux qui tolèrent l'islam oublient que cette religion est indissociable de la notion de guerre sainte.
Et ça donne envie de sourire. De même la suprématie rigolote car mourante du Vatican est ridicule.
La morale religieuse me chatouille. Elle me fait trop penser à la morale bourgeoise.
Prout.


3°) Non respect de la république
Aujourd'hui, le voile devient vraiment très visible socialement, en Occident, il se" croit chez lui".
Or il est avant tout le symbole d'une hostilité toujours croissante entre le rigorisme islamiste et l'exigence de laïcité Française.

Ajoutons à cela le spectre anxiogène au possible du sentiment moderne de surpopulation cosmopolite, de mort des identités "du sol", d'envahissement dû à l'immigration maghrébine....Vous obtiendrez un joli débat de comptoir.
Cela dit, si on fait se courber la république ne serait-ce que d'un ou deux décrets, on va vers la dictature des minorités et le droit différencié. C'est Marianne qui doit être la BIG BOSS. Seule.
Ce voile intégral est l'expression d'une hyper-identité musulmane pour reprendre les termes du recteur de la grande mosquée de Paris.
Une expression d'une telle nature va catégoriquement contre les principes de la république.
Une expression d'une telle nature est  une preuve du stade avancé du malaise communautaire moderne.
Une expression d'une telle nature pue le rapport de force.

 
4°) Forbid or not forbid ?
Faut faire attention à ne pas simplifier les enjeux...
A quoi amènerait une interdiction? A une véritable disparition de la femme musulmane dans la société laïque: et alors? Dans les pays où le voile est dans la place, la femme finit par rester chez elle et ne sortir qu'avec un cousin, son père, son frère...
A un bras de fer propice aux hostilités de toutes natures? La haine est déjà là qui résulte de l'incompréhension et du sentiment d'injustice. De part et d'autre, voire de toutes parts.
Mais il faut en passer par là pour faire triompher la liberté et laisser un peu de sens à la république. Je suis pour le mode frontal.

En somme je pense qu'il faut légiférer, la transparence dans la sphère publique doit être l'objet de toutes nos préoccupations. Elle seule tend à faire émerger une citoyenneté laïque, donc forcément  plus objective. En tous cas détachée de toutes considérations spiritualisantes.
Ce voile est un symptôme de rejet de la société. Cet anéantissement concret des valeurs de la république divise. Porter la burqa, c'est marquer nettement son refus de la société française d'une part; attiser l'hostilité et la frustration de citoyens qui observent leur devoir de transparence sociale dans la sphère publique de l'autre.
Ce voile doit être interdit car il est une liberté d'expression  qui porte atteinte à un principe constitutionnel, incarnant par surcroît  une certaine idéologie. Je n'ai pas dit « religion », car le terme est plutôt noble pour désigner une dégénérescence qui empeste.
 
Pour conclure, on renonce à la citoyenneté des lors que l'on va à l'encontre de ses préceptes. [...]
Et rends toi compte, ne pas sentir le soleil sur ton cou et tes épaules, le vent du matin dans ta nuque. Rien que pour ça c'est un crime. »

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commentaires

Russalka 05/06/2012 20:07


Je poursuis car mon commentaire a été coupé, trop long... mais els modifications html ont disparu.
Génocide de l'Afrique noire, dont personne ne veut parler : une traite
des noirs au moins aussi dramatique et supérieure en nombre et extinction de peuples à la traite vers les amériques.

Total des génocides perpétrés au nom d'Allah durant le seul XXème siècle: autour de 11 millions de morts.

Génocide des hindous: 80 millions de morts!

L'histoire de l'humanité a été faite de tant de tourments qu'on peut comprendre le refus de plus en plus catégorique nos concitoyens voyant s'installer chez eux des peuples qui amènent dans leurs
bagages des pratiques, croyances, usages inspirés par des ouvrages et un prophète  sanguinaires. N'oublions jamais que le
meilleur allié du nazisme fut le grand Mufti de Jérusalem.

Quand on vient d'un pays étranger et que l'on veut prendre la nationalité du pays d'accueil, on adopte les us et coutumes de ce pays. Autrement dit, pour s'intégrer, il ne suffit pas de venir
avec ses bagages, ses coutumes , voire ses rancoeurs et ses guerres importées , on range au contraire au magasin des accessoires ce pan d'histoire passée pour en commencer une toute neuve dans
laquelle ce qui nous appartenait ne sera plus que secondaire face aux exigences  du nouveau pays.

Notre France est laïque, elle tolère la liberté de culte sous entendu que cette liberté n'empiète pas sur l'espace public. Or que voyons nous de plus en plus fréquemment? Des imams qui prêchent
la haine contre le français, contre l'occident, contre le juif, qui transposent sur le sol français des conflits nés ailleurs. Que voyons nous de plus en plus fréquemment? des femmes de plus en
plus jeunes voilées, dont la burqa ou le simple voile sans qu'elles sans doutent ou même en aient l'intention, je vous le concède, jettent constamment à la figure des femmes laïques " Votre
société ne m'intéresse pas, vos combats passés grâce auxquels j'ai les mêmes droits que vous  ne m'intéressent pas, je n'ai aucune envie de vous ressembler même si je suis contente d'avoir
trouvé chez vous plus de liberté que dans mon pays d'origine, ce qui m'intéresse c'est de transporter sur votre terre mes habitudes de femme encagée, voilée, confinée dans un statut infantile
". 
Des musulmanes qui vivent à visage découvert, j'en connais, peu nombreuses et se sentant de plus en plus isolées, souvent par leur propre descendance qui se radicalise et c'est à cela qu'il
convient de réfléchir, avec elles. Des musulmanes qui essaient d'ouvrir le regard des politiques sur ce qui risque d'être détruit dans nos cultures par l'islamisation de notre société (
l'abattage et le commerce de la viande halal en France finance les mosquées, au Canada
finance le terrorisme du Hamas, le saviez vous?)


Vousdites: " Vous jugez l'habit et dépeignez une personne forcément vilaine à l'intérieur, fragile, manipulable, sans même songer que cette personne puisse être simplement en accord avec son
coeur lorsqu'elle porte son voile et que sentir le vent dans son cou n'est pas comparable pour elle à la caresse de Dieu. "

D'une part je 'nai pas lu dans ces lettres et commentaires qui précèdent le vôtre quoi que ce soit qui démonise la porteuse de burqa.

Le fondement de la relation humaine est le langage, entre autre non verbal. Ne pas voir le visage d'un interlocuteur piège celui qui est face au voile et donne supériorité à celui qui se cache
=> insécurité de la relation. Je souscris totalement à l'argumentaire développé dans la lettre sur ce point. D'autre part, en athée, je considère que sentir la caresse de Dieu relève de
'lautosuggestion et que l'on peut tout aussi bien sentir la caresse de Dieu si ony croit en laissant le soleil courir sur les épaules, on peut appeler Allah Râ si on veut ;o)

vous dites : "Je sais cela peut vous sembler bien incompréhensible mais cela est bien réel et mérite le respect."

Personne ne dit qu'il ne respecte pas les femmes qui portent la burqa, par contre ce qui est dit est que le port de ce vêtement est incompatible avec ce qui fonde notre république laïque, une et
indivisible: l'égalité des droits entre hommes et femmes, la liberté de circulations des personnes, des biens et des idées. Le voile empêche la libre circulation de l'échange et du langage. de
fait, c'est le port du voile qui ne respecte pas le droit à chacun de savoir et recevoir ce que lui dit l'autre en face.
Outre le fait qu'il choque des millions de femmes pour lesquelles pouvoir exister librement, s'exprimer librement, croire en ce qu'on veut, s'habiller librement, sortir de l'uniforme social
imposé par des siècles de machisme ( il y en eut et y en a encore chez nous) est le résultats de combats séculaires.


Sortir de l'angélisme. L'islam en tant que système théologico politique est un totalitarisme. Les musulmans ne s'intégreront en occident que le jour où ils renonceront à ce qui, dans leurs
ouvrages sacrés et de référence est RADICALEMENT INCOMPATIBLE AVEC NOS LOIS DE SÉPARATION DES EGLISES ET DE L'ETAT. Feront une exégèse du Coran et décideront de l'enseigner en l'expurgeant de
tout ce qu'il contient de haine, de prosélytisme, de violence et d'appels à la conquète. C'est aux musulmans de s'adapter à notre système , pas à nous d'adapter notre vieille culture à un projet
fondamentalement rétrograde, archaïque, machiste.

Il est tout de même paradoxal et regrettable que dans le monde entier, des hommes et femmes laissent leur vie pour faire tomber les tyrans religieux qui les asservissent, les réduisent en
esclaves de vieux mots, et que nous, en France, nous acceptions que survivent chez nous des pratiques dont tant de femmes et d'hommes voudraient, ailleurs être libérés définitivement!!!

Clarinesse 07/06/2012 22:37



Merci, Russalka, pour vos commentaires aussi précis, modérés et judicieux. Ce qui se passe en ce moment est effectivement une dérive vers un totalitarisme qui n'a rien à envier à ceux dont le
souvenir tétanise toute velléité d'esprit critique chez nos belles âmes qui nous précipitent vers l'abîme aussi sûrement que les temporisateurs de Munich en 1938...


J'imagine que vous connaissez l'admirable courage de Malika Sorel ?



Russalka 05/06/2012 17:09


 


Bonjour, j'essaie encore une fois de poster un comm, difficile.

Article et commentaires très passionnants, je voudrais juste répondre à ceci, écrit par @sandrine, en espérant ne pas la choquer, ou la heurter:


 


Moi ce que je déplore fianlement, c'est que nous sommes des êtres trés intolérents, incapable de nous accepter
dans nos différences, nos variances de culture, de foi, ou de tout autre chose.


 


Erreur, nos concitoyens sont curieux des autres cultures, s'ils ne l'étaient pas notre pays serait pauvre de musées
du monde, d'ouvrage d'autres pays du monde dans nos librairie, d'une presse mondiale bien distribuée etc.


 


Ce qu'ils sont de plus en plus nombreux à refuser, c'est la présence de coutumes, religions  et habits
ostensiblement portés en étendard par des gens qui les mettent en avant avec une certaine provocation pour leur dire " Nous sommes ici chez nous, nous agirons ici comme nous le faisions chez nous ".
(cf par exemple la mauvaise foi flagrante des fidèles musulmans de Barbès - mais je pourrais en dire autant d'une ville de ma Gironde- qui prient par milliers dans les rues, entravant chaque
vendredi la libre circulation des biens et des personnes, au prétexte qu'ils n'ont pas de mosquée assez grande et qui quand on leur demande si ils ont le droit de le faire répondent
" c'est comme ça qu'on fait chez nous " ( autrement dit: chez nous
, en Algérie ou Maroc ou... on a toutes les mosquées qu'on veut mais on prie quand même dans la rue, donc on réclame à la France des mosquées... pour au final, pouvoir prier dans la rue comme au
bled.


 


Cela s'appelle prendre les gens pour des imbéciles... )


Dire " chez nous
c'est comme ça que cela se passe, c'est dire sous une autre forme " Mon pays c'est pas ici, mon pays c'est encore celui que j'ai laissé derrière moi,  je n'adopterai pas les lois règles
et usages de ce pays qui m'accueille, mais y imposerai les miens.


 


Autrefois on nommait cela d'un mot très simple: invasion.


 


Les Européens majoritairement vivent la présence de l'islam en Europe comme invasive et ils en témoignent,
malheureusement , non pas dans une réflexion sérieuse et approfondie pour apporter des solutions, mais dans des votes protestataires et extrêmistes. Dans toute l'Europe, l'extrême droite gagne.
Devinez pourquoi... Ce ne sont pas les êtres qu'ils rejettent, leur couleur de peau, leur appartenance ethnique, non, car dans ce cas il faudrait dire que les occidentaux rejettent  les
indonésiens, les pakistanais, les maghrébins et même quelques blancs autochtones convertis à l'islam. On a tellement seriné aux gens " islamophobie =racisme " que, par trouille de passer pour des
racistes, les français en particulier se refusent de dire ce que voient leurs yeux et ce que leur coeur leur dit tout bas. Cette confusion sémantique a pour but d'empêcher la discussion avec un
argument d'autorité: vous refusez l'islam, vous êtes racistes, circulez ya rien à voir!!!


 


C'est de la mauvaise sophistique. Vous dites qu'il y a du racisme anti arabe, ce n'est pas de la faute des français
si la majorité des musulmans de France sont d'origine maghrébine, s'ils étaient de couleur jaune et venant d'Indonésie, il me semble que le rejet de leur religion serait exactement le même. Ce
n'est donc pas une question de race mais une question d'idéologie théologico-politique. En outre, pourquoi ne jamais parler du racisme anti blanc? Il est bien réel pourtant...


Ce qu'ils rejettent, c'est un système global  dont ils sentent de plus en plus clairement qu'il peut faire
basculer la civilisation occidentale ( avec ses d"éfauts que je lui reconnais bien volontiers) dans un chaos et une arriération dont ils avaient mis des siècles à se sortir.


 


Oui, vous le dites par ailleurs, il y a encore beaucoup à faire pour améliorer la condition des femmes en occident,
mais peut on comparer celle des françaises ( même divorcées, même au chômage etc) à celle des femmes égorgées en Turquie parce qu'elles
osent montrer leur décolleté?


Peut on comparer le sort des musulmans en France, victimisés à chaque coin de rue par les belles âmes et celui des
pauvres victimes de crimes voire génocides perpétrés de par le monde et encore de nos jours par l'Islam conquérant? Une estimation non exhaustive a été faite par des historiens des plus sérieux
des morts violentes par guerres, invasion, destruction génocide par l'islam depuis sa naissance. 270 millions de mo

Chriz 15/07/2009 22:36

---Le sujet est plus illustré chez moi...Bravo pour votre engagement...---

Clarinesse 07/09/2009 22:27


1°) Effectivement.
2°) Merci.


sandrine 13/07/2009 15:46

Je ne voulais plus y revenir mais bon, j'aime pas trop qu'on parle de moi qand je ne suis plus là. Je me suis déja expliquée sur le terme de racisme que je n'ai jamais ici employé pour désigner une personne en particulier de raciste mais pour dire qu'effectivement, il existe en France du racisme et du racisme envers la communauté musulmane. Je le pense, je me trompe peut-être, mais c'est ce que moi je ressent. Et l'agression verbale suivi en retour est un peu démesuré. J'ai tenu compte de vos excuses clarinesse, c'est vrai qu'à la lecture des commentaires je me suis sentie trés affectée, me demandant ce que j'avais bien pu dire de si horrible pour mériter  ça, mais passons. Désirée ne vous m'éprenez pas sur moi, n'imaginez rien dans ce que je ne dis pas. L'excision, le mariage forcé et j'en passe  sontl surtout pour moi le fait de traditions ancestrales stupides comme il en existe plein sur Terre. Sachez bien que je trouve ce genre de comportements tout aussi révoltant qu'ils peuvent l'être à vos yeux. Pour autant, il ne me soulage pas de me défouler sur le premier venu pour appaiser mes excés de colére. Mes yeux sont bien ouvert sur le monde Désirée, il voit pas mal d'horreurs, de mensonges et d'hypocrisies partout. Ne me secouez pas, même sans être "méchante" en pensant qu'il est temps que je me réveille et que j'analyse le monde parce que je suis extrémement soucieuse du pays dans lequel je vis, j'ai été élue conseillére municipale aux derniéres élections, je suis une femme engagée et je défend le droit des femmes à vivre librement. Si vous pensez que l'islam maltraite les femmes moi je pense que la société en général n'est pas franchement des plus tendre avec elles. Ne serait ce que dans ma famille des plus classiquement française, quand aprés avoir partagé un repas ensemble,  je vois mon pére, mon frére, et mon beau frére rester assis quand toutes les femmes s'affairent à ranger, ça me fait chier soyez en certaine. Mon féminisme s'égratigne vite, mes convictions sincéres et je l'espére des plus juste. Il m'est arrivait d'être assez vive une fois sur le blog d'une jeune femme, elle vivait en israël, elle se vantait de milles choses douces et sucrées sur des photos luxueuses quand on tue ses voisins palestiniens, de façon atroce, sans en avoir aucune pensée exprimée (elle ne voulait pas de polémiques). Vous voyez bien des choses me dérangent, me révoltent et vous ne me connaissez absoluement pas ou si un peu plus que vous ne l'imaginez peut-être, puisque je suis cette petite indienne dans son tipi qui n'a pas décliné ici sont petit surnom de shanti, voilà qui est fait. On a tous un vécu et une façon d'être différente Désirée, mais j'essaie le plus possible d'être sur internet comme dans la vraie vie, je n'avais pas besoin d'aller trop loin, je n'avais pas besoin d'être piquante, j'avais juste ici envie de faire remarquer qu'à attitude radical/discours radical pour moi ce n'est pas la bonne méthode. On peut vouloir changer les pierres d'un édifices quand ses fondations sont pourries rien ne tient vraiment.

Clarinesse 14/07/2009 00:27



Bon, tant mieux que l'apaisement soit revenu. :)


La courtoisie inter-personnelle me semble essentielle, quelles que soient les divergences
conceptuelles.


 


"Il existe en France du racisme, et du racisme envers la
communauté musulmane."


 


Oui, certes, mais l'inverse est très vrai aussi,
et très certainement beaucoup plus en termes de pourcentage, même s'il est impossible de le prouver, puisque toute statistique portant sur l'origine des personnes est interdite en
France.


La mode culpabilisante veut nous faire croire que
les Français sont majoritairement racistes, qu'ils ont tous été vichystes, que la Marseillaise et "Maréchal nous voilà", c'est kifkif-bourricot.


C'est une propagande fausse et
pyromane.


80% des Juifs de France ont été épargnés pendant
la 2ème Guerre Mondiale, cachés par des Justes, baptisés pour de faux par des curés humanistes, etc...


Le seul génocide commis par les Français dont je
me souvienne, c'est celui des Vendéens pendant la Terreur. Alors stop, non, l'hexagone est extraordinairement accueillant, il suffit de voir la vague de solidarité qui soutient les sans-papiers.
Il y a, je crois, parmi les Français, le plus fort taux d'immigrés assimilés depuis un siècle que nulle part ailleurs en Europe.


 


 


Mais c'est très confortable d'avoir toujours une lutte antifasciste de retard et de se battre
contre des moulins à vent : on n'en a encore jamais vu riposter !


 


 


En revanche, il suffit de travailler dans
certains quartiers sensibles pour se rendre compte que la réciproque ne va pas de soi.


Cela dépend des cités, mais dans certaines, il ne
fait pas bon y habiter et ne pas être musulman : j'ai vu et entendu, et pas qu'une fois, directement ou par témoignages interposés, les quelques "sous-chiens" encore là devoir raser les murs du
collège pour ne pas se faire agresser, aussi bien physiquement que verbalement ; se faire menacer et tabasser régulièrement : parmi des élèves que j'ai eus, l'arcade sourcilière
explosée !!


Des groupes d'élèves contrôler "territorialement"
la répartition des places dans la classe : vous, les faces de lait, vous n'avez pas le droit de vous asseoir là, et vous n'avez le droit qu'à cette rangée. Comme dans les bus américains de la
ségrégation, ou sous l'Occupation : "places interdites aux blancs".


Si c'est pas de l'apartheid, ça !


Il faut le voir pour le croire.


 


S'il faut voir du fascisme quelque part dans ce débat, il est plutôt dans cette loi de la peur que
font régner les bandes les plus fortes : des milices de surveillance des filles, des soeurs, des autres (les fameuses bandes dans les cages d'escalier) : pas organisées, pas militarisées, mais
très puissantes.


Mais le dire, ça fait s'offusquer les bonnes consciences bien à l'abri dans leurs belles maisons
qui laissent aux plus déshérités qu'eux le plaisir de profiter de cet agréable voisinage.


Bouh le vilain Chevènement avec ses sauvageons. Ben non, ce qui est laid, c'est la réalité, pas le
mot pour le dire. L'angélisme, qu'il soit naïf ou hypocrite, est criminel.


 


A titre d'exemple plus léger mais tout aussi
révélateur, les traditionnelles blagues sur les blondes, vaguement misogynes au départ, sont reprises et généralisées par les ados musulmans comme des blagues racistes anti-blonds/anti-blancs. Ce
n'est pas une vue fumeuse de l'esprit, c'est très explicitement exprimé ainsi par eux.


 


C'est pratique d'avoir des élèves qui n'ont rien
à faire de votre cours et qui s'expriment librement en classe : ils parlent sans tabou, jouissent sans contrainte de leur immunité "minoritaire", et ça permet de drôlement bien les connaître, de
l'intérieur, comme un témoin dont on oublie presque la présence.


"Vous pouvez rester, m'dame, vous dérangez pas." C'est bien aimable à vous, merci
bien.


 


L'honnêteté impose de le dire. "Touche pas à mon
pote" ça vaut dans les deux sens.


Mais tant qu’on continue à courber l’échine et à
s’autoflageller, on ne voit pas bien comment ça s’arrangerait.


 


Les musulmans n'ont pas le monopole de la
souffrance, et il est malsain d'exploiter un statut de victime comme un fonds de commerce pour en infliger aux autres. Les Palestiniens en savent quelque chose. :)


Ben oui, mais ça, personne ne le dit, car il y a
une loi du silence digne des plus beaux jours de la mafia qui règne sur le débat public français.


Et le problème, c'est qu'
il y a beaucoup de gens qui en souffrent en silence.


Mais c'est une tradition, ici, de ne prendre en compte que les problèmes de ceux qui font suer le
monde. Encaisser en silence, sans faire de barricades, incendier des poubelles, ou bloquer les transports, ça arrange bien les élites installées.


 


"On peut vouloir changer les pierres d'un édifice quand
ses fondations sont pourries rien ne tient vraiment."


 


Fort juste, je ne saurais mieux
dire.


Le tout est de savoir de quel édifice on parle, et de déterminer précisément ce qui est pourri :
la conscience et les valeurs républicaines, mises à mal par la société de consommation et le capitalisme sauvage, dont 9/10èmes des problèmes, y compris ceux dont on vient de parler si
longuement, découlent.


Car on a tout fait, dans les années bien libérales de Giscard, en faisant passer ça pour de
l'humanisme, pour créer en masse du Lumpenproletariat, du chômage et de la main d'oeuvre tellement nombreuse que le patronat peut faire reculer tous les progrès sociaux.


C'est tout simple. Ca s'appelle le principe des vases communicants : faire baisser le niveau le
plus haut en ouvrant les vannes. C'est exactement la même chose que ce qui se fait depuis quelques années avec les délocalisations.


Et la misère qui s'ensuit fait le reste.


Vous laissez mijoter dans la cocotte minute en prenant soin de ne pas garder de
soupape.


Et vous attendez.


 


Les marxistes et les gens de la gauche véritable ne sont pas ceux qu'on croit.
:)


 



Désirée 13/07/2009 13:52

C'est sous  la plume de musulmans que l'on trouve les critiques les plus aiguës, les plus acérées, à la fois judicieuses et sans concession de l'islam.C'est vrai. Il y a quelques temps en faisant des recherches (à propos de la vision du paradis dans l'islam qui est assez édifiante) c'est effectivement sur des blogs musulmans (Tunisiens, marocains surtout) que j'ai vu des analyses, critiques, aussi pointues qu'efficaces. Il ne faudrait surtout pas croire que les musulmans soient tous à la botte de ces fameux imams de pacotille, partout des hommes et des femmes se battent pour préserver leur espace de liberté individuelle. Et souvent au péril de leur vie.Je me disais l'autre jour qu'au fond il n'y a pas de dictature sans complicités. Un homme seul est sans pouvoir, mais donnez-lui quelques zélateurs et si la masse ne se réveille pas, tout est fichu.Je crois que le problème c'est que Sandrine n'est pas allée assez loin dans le raisonnement. Si on ne va pas au-delà du simple vécu, si on n'essai pas de "voir" plus large sur le problème de l'intrusion religieuse au niveau de l'état (et ça marche aussi pour les ultras-cathos pro-life très agressifs par exemple), si on s'en tient aux individus, alors on ne pourra rien faire de valable. C'est un problème qui touche la nation (autre mot tabou Cla) tout entière, enfin je le pense. Je crois aussi qu'il faut légiférer pour mettre un coup d'arrêt aux dérives, et surtout ne pas céder aux menaces de groupuscules terroristes genre Al qaida qui ne se gêne plus pour tenter de forcer la main de la dame France sur le sujet du voile en usant au besoin du spectre des attentats.Je suis désolée de m'être un tantinet emportée, mais il n'est pas dans mes habitudes de m'écraser quand un propos me caresse l'échine à rebrousse-poil. Sandrine sans être "méchante" ce serait bien pour vous, maman soucieuse de ses enfants, de leur avenir, d'ouvrir les yeux sur ce qui se passe dans le pays, d'analyser aussi froidement que possible, de mettre dans le même sac passionnel et angélisme. Je suis aussi maman, ma fille va libre, elle se baigne, elle jouit du vent et du soleil, elle est heureuse. L'idée que d'autres jeunes-filles ici ou ailleurs dans le monde soient mariées dès douze ans, excisées, fibulisées, vendues à de vieux barbons, m'est à peu près intolérable. J'ai le féminisme sensible j'avoue et tout ce qui touche les femmes en mal, me fait grimper aux créneaux les armes aux dents.

Clarinesse 13/07/2009 23:37


Pareil. :)


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