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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 23:27

Je m'étais pourtant promis, après ma mésaventure arachnéenne de l'automne dernier, de ne pas récidiver avec les délocalisations de mes cogitations hors de mes pénates ombragés et rassurants. Chat échaudé craint l'eau froide, mais linotte écervelée garde la tête roide.

Toujours est-il qu'il semblerait que j'aie quelques accointances avec l'ami Pierrot, puisque comme lui, il arrive qu’on me demande de prêter ma plume. Mais l’analogie s’arrête là, puisqu’au lieu de renvoyer la requête chez le voisin, je me pique d’y répondre. Est-ce l’amour propre flatté qui cause ? Toujours est-il qu’honorer de telles invitations  permet de joindre l’utile à l’agréable en essayant de ne point trahir l’amitié dont elles témoignent. 
Une fois de plus, donc, voilà la cavalerie lourde qui charge sabre au clair au plus fort de la bataille et au mépris de tous les dangers.
C’est bien connu : l’indignation, c’est le courage des lâches.
Bref, voici une nouvelle contribution aussi légère à digérer qu’une choucroute marinée pendant trois mois.
Je tiens en effet à réitérer ici toutes mes excuses à l’illustre auteure du blog
Pharmacritique (dont la compétence très pointue est largement reconnue dans ce domaine hautement qualifié) pour l’indigne retard de livraison de cette « chose » et toute ma confuse reconnaissance pour la confiance qu’elle m'accorde, en vertu d’une amitié « de treize ans » (Aïe le temps) qui débuta lors de lointaines études de philo parisiennes.
C’est
ici.   

Post scriptum fondamentalum : 
Euh... ayant pris conscience après coup de la maladresse de ce préambule et du titre qui pouvait hélas enduire d'erreur les malheureux lecteurs de celui-ci, je voulais préciser que l'écriture de ce texte fut un plaisir, comme toute écriture, et en aucun cas une corvée ;  et que seule l'appréhension de mettre la plume hors de mon bac à sable dans la cour des grands, et d'être lue par des gens mille fois plus compétents que moi dans le domaine concerné me faisait craindre quelque impair.
Je tiens donc à réitérer ici toute la sincérité de mon amitié à son inspiratrice.

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commentaires

Slevtar 06/05/2009 18:23

Ce n'est pas un nouveau com', juste un mot à transmettre à l'attention de Martin Cadeau (je sais que vous ne m'en voudrez pas Clarinesse) : le manque commence à se faire sérieusement sentir. En espérant rien de grave.

Clarinesse 09/05/2009 00:09



Effectivement, vous devinez juste, Slevtar, et avez bien raison d'exprimer ici le manque que tous ceux qui le lisaient ressentent. Cette attention me touche autant que lui, s'il la voit : avec un
peu de chance, il vous lira, et pourquoi pas, vous répondra. Tribune d'accueil lui est bien sûr offerte ici. L'espérance que vous formulez est la mienne aussi.



mgpre 01/05/2009 17:57

votre venue sur pharmacritque était très stimulante;une brise agréable qui rafraichit les neurones et permet malgré tout de penser autrement;très bien écrit;pourquoi vouloir rester cantonné dans des barrières que l'on se met,; alors que le mélange et échange permet d'enrichir la vie et les idées car contrairement a beaucoup d'idées préconçues les médecins ont aussi beaucoup a apprendre sur l'Homme et nous en sommes qu'aux balbutiements de la connaissance du bien etre psychologique et physique, nous devons tendre vers un équilibre qui permet d'avancer sur ce chemin perrilleux qu'est la Vie et chacun a son rôle à jouer mais rien n'est défini par avance;le médecin d'aujourd'hui se laisse dépasser par la haute technicité mais s'il prenait un peu plus de temps pour enrichir ses reflexions sur la vie en générale il se rapprocherait un peu plus de l'etre humain et n'oublierait pas qu'il est encore un simple etre humain lui meme qui a besoin de sentir vibrer en lui les mots du langage, qui nous différencie en fait des autres animaux;de belles phrases peuvent aussi soigner l'âme.continuez et merci.

Clarinesse 04/05/2009 01:50



Merci beaucoup de votre passage ici et de la précision de votre propos qui résume bien l'idée : ne pas noyer l'humanité (et la vie en général) sous la technicité, oui, telle est
probablement la problématique de ce début de millénaire.



hozan kebo 01/05/2009 11:35

Chat échaudé craint l'eau froide, mais linotte écervelée garde la tête roideEscargot excité fonce à tout va en squad ?

Clarinesse 04/05/2009 01:24



C'est exactement cela ! Pile poil dans le mille ! :)
D'ailleurs, ce serait amusant, de faire des casques de moto en forme de coquille d'escargot : nul doute que le modèle remporterait un franc succès chez les adeptes de la vitesse !
PS : Je me suis permis d'effacer le message vide précédent. Désolée pour les bugs qu'overblog multiplie avec les commentaires, ces temps-ci.



Slevtar 30/04/2009 17:18

J'ai apprécié l'article. Organisé, fourni, nuancé (ce qui va de pair).Pour avoir vécu le meilleur et le pire sur le sujet - une vie sauvée par justesse, ma mère, il y a 3 mois ; une mort par erreur, mon père, il y a 9 ans - je reste convaincu que l'humilité est la principale matière manquant à l'enseignement de la médecine. J'allais ajouter "occidentale en tout cas".Si tant est que cela s'enseigne. Pourtant l'art du doute n'est-il pas le fondement même de celui du diagnostique ?Seulement voilà, admettons ce point acquis, se pose ensuite la question de la solution. Le remède. Le médecin a appris à guérir et à faire patienter en attendant que le chercheur trouve. Jusqu'à l'ultime aveu d'impuissance : l'humanité reprend ses droits en section soins palliatifs.Pourtant les exemples ne manquent pas de dévouement et de courage des deux cotés de la perfusion. Mais le sacerdoce n'est pas donné à tout le monde. Ceux qui parviennent à cette dimension ont cette qualité rare de nous apprendre à être malade. Ca ne console personne, mais ça aide à se battre. A se préparer.

Clarinesse 04/05/2009 01:42



J'acquiesce à chaque ligne de votre propos.
"Faire patienter jusqu'à l'ultime aveu d'impuissance" : très juste.
Oui, il ne s'agit pas d'exiger que quiconque fasse voeu de sainteté, et il y a dans cette profession le meilleur et le pire, sous une forme paroxystique qui tient à son terrain d'action.
Oui, il y a beaucoup de dévouement chez ceux qui soignent, mais cette fameuse humilité qui fait parfois défaut à ceux qui ont le pouvoir sur les corps, les infirmières sont souvent les premières
à le regretter, mieux placées pour en juger que les malades.


PS : Toutes mes excuses pour les bégaiements d'Overblog qui ne cesse de jouer de sales tours aux dévoués commentateurs. Je me permets d'effacer le doublon, et vous prie de me pardonner d'avoir
tant tardé à le faire.



brigitte giraud 29/04/2009 10:12

Je n'ai pas tout compris de ton post, clari, mais peut-être l'essentiel finalement, à savoir que tu "trop" parlé. Est-ce se laisser emporter par sa plume ou ne pas lésiner sur sa pensée et être en sincérité avec soi-même ? La deuxième proposition est pour moi la meilleure, mais il se trouve qu'elle n'est pas toujours consensuelle. Et pour aitant du consensuel, il faut bien s'en foutre !

Clarinesse 04/05/2009 01:35



T'as point tort ! Ce texte est une espèce de fleuve qui charrie les eaux plus ou moins claires de plusieurs affluents tortueux. 
Il y avait à l'origine au moins trois textes que j'ai tant bien que mal essayé de fondre pour en faire une synthèse organisée et construire une argumentation plus approfondie, mais l'économie du
résultat n'est pas aussi équilibrée que je l'aurais rêvée. Quant aux contextes, ils sont encore plus dispersés et massifs, et il n'est probablement pas si aisé de s'y retrouver sans en avoir
connaissance.
Disons que depuis quelques années, je suis passée d'une espèce de confiance admirative et un peu béate à une réflexion nettement plus distante sur la médecine, mais il ne s'agit pas non plus
d'une condamnation en bloc.



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