Je m'étais pourtant promis, après ma mésaventure arachnéenne de l'automne dernier, de ne
pas récidiver avec les délocalisations de mes cogitations hors de mes pénates ombragés et rassurants. Chat échaudé craint l'eau froide, mais linotte écervelée garde la tête roide.
Toujours est-il qu'il semblerait que j'aie quelques accointances avec l'ami Pierrot, puisque
comme lui, il arrive qu’on me demande de prêter ma plume. Mais l’analogie s’arrête là, puisqu’au lieu de renvoyer la requête chez le voisin, je me pique d’y répondre. Est-ce l’amour propre flatté
qui cause ? Toujours est-il qu’honorer de telles invitations permet de joindre l’utile à l’agréable en essayant de ne point trahir l’amitié dont elles témoignent.
Une fois de plus, donc, voilà la cavalerie lourde qui charge sabre au clair au plus fort de la bataille et au mépris de tous les dangers.
C’est bien connu : l’indignation, c’est le courage des lâches.
Bref, voici une nouvelle contribution aussi légère à digérer qu’une choucroute marinée pendant trois mois.
Je tiens en effet à réitérer ici toutes mes excuses à l’illustre auteure du blog Pharmacritique (dont la compétence très pointue est
largement reconnue dans ce domaine hautement qualifié) pour l’indigne retard de livraison de cette « chose » et toute ma confuse reconnaissance pour la confiance qu’elle m'accorde, en vertu d’une
amitié « de treize ans » (Aïe le temps) qui débuta lors de lointaines études de philo parisiennes.
C’est ici.
Post scriptum fondamentalum :
Euh... ayant pris conscience après coup de la maladresse de ce préambule et du titre qui pouvait hélas enduire d'erreur les malheureux lecteurs de celui-ci, je voulais préciser que l'écriture de
ce texte fut un plaisir, comme toute écriture, et en aucun cas une corvée ; et que seule l'appréhension de mettre la plume hors de mon bac à sable dans la cour des grands, et d'être lue par
des gens mille fois plus compétents que moi dans le domaine concerné me faisait craindre quelque impair.
Je tiens donc à réitérer ici toute la sincérité de mon amitié à son inspiratrice.
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