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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 23:23

 

C’est une question de densité. Nous sommes des éponges.
Certains absorbent, d’autre dégorgent.
Certains ont ce besoin de toujours se trouver
de nouveaux flux où abreuver leur désert intérieur.
D’autres n’en peuvent plus, débordant d’un trop plein bouillonnant de courants et de vagues.

Certains s’agitent au beau milieu du tourbillon, là où se croisent les énergies,
en reçoivent et en donnent, traversés de mille forces,
déplaçant des montagnes, propulsant les remous.
D’autres s’échouent dans le bras mort. Hors d’haleine, hors d’élan, hors des lignes de force.
Nulle énergie ne leur parvient, nulle vigueur ne les anime.
Epuisés d’inertie, anémiés d’inaction ; abandons d'impuissance, ils attendent.

Un fragile équilibre pour chacun :
les premiers multiplient les échanges, renforcés de tout acte accompli.
Jusqu’au point de rupture, surmenés à pleurer,
éperdus dans leur for intérieur étourdi, assommés de ces bruits.
Et les autres parfois, d’un échec sur la grève, d’un regard vers le ciel,
échappant de si peu à leur funeste soif, retrouvent l’équilibre,
et, sans souffle de vent, se souviennent qu’ils ont pied à défaut d’avoir plume
acceptant de marcher quand flotter ne se peut.


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commentaires

Désirée 01/03/2009 11:25

J'adore le rose, le mauve (même si ça rime avec guimauve) le gris s'il se trahit, genre un peu bleuté, un peu violet. Si, si, si, j'aime les camaieux itou! C'est le gris sale que je n'aime pas. Et comme toi je n'aime pas la tièdeur bien que je me contredise tout le temps en la recherchant pour me reposer un peu l'âme et le sang. Mais on ne se refait pas à près de 48 piges, une méchante bonne femme qui me cherchait des poux quand je n'en avais point me demanda un jour (j'avais écrit un truc sur les volcans) si j'étais "éruptive ou explosive" . Bin, vu ce qu'elle a pris dans la poire, elle ne doit même plus se poser la question. Je suis adorable (si, si) mais comme tous les Taureaux il est prudent de ne pas me marcher sur les sabots, ni de me planter de banderilles dans le bas du dos. ;)Mais ouiiiiii on est copines!!! Bise du dimanche

Clarinesse 02/03/2009 22:50


Ouf !! :) Ben bon mardi, alors.


Désirée 28/02/2009 09:16

Ouais d'abord, rendez les cycles aux timides: ils en ont marre d'aller à pied. Ah je suis ravie de voir que je ne suis pas la seule malade sur le net: dans mes bras Cla! Alors nous serions de la race de Cotillon Zébulon? De celle des petits bouchons rouge et blanc gigotant dans la grande rivière? Un coup en haut, un coup en bas, un coup en l'air, un coup j'm'enterre? De ceux qui s'accommodent très mal du juste milieu, du gris sur gris? (je DETESTE cette non-couleur!)Aaaah je me sens moins seule du coup! ;)Puis le poème: clapclapclap!!

Clarinesse 28/02/2009 19:53


Yess ! J'adore le coup du cycle. C'est vrai, ça, après tout !  Ca fait avancer, les cycles : vélo, saisons, humeur,... Sus à la monotonie !
Mais si je m'accommode fort mal de la tiédeur des sentiments, j'avoue qu'en termes de couleurs, j'adore le gris et toutes les teintes fondues, de terre et d'eau. (Euh, j'ai encore le droit d'être
ta copine, t'm'en veux pas ? :)
Il permet mille nuances, (ah, les camaïeux de gris et de bleus) et, moins brutal que le noir et blanc, il offre toute la palette de sa douceur aux éclats de couleurs rehaussées sur son fond. 


Sylvaine 27/02/2009 18:00

Cla...c'est presque plus bô que l'original un peu plus piquant...mais tes d'andrins...me rondellent la prunelle.Et ensuite ta dissertation, quand tu t'abandonnes à ton abondance tu es un Prométhée dechaîné. Je t'adore...et suis contente que le latin ait encore des adeptes (n'est-ce pas, avec le grec, l'origine et l'essence de nos langues ! Merci pour cette belle réponse à la mienne si succinte.

Clarinesse 28/02/2009 01:49


Euh, Sylvaine, c'est trop, fallait pas...
Mais oui, sauvons le latin-grec !


marie-georges profonde 27/02/2009 11:34

Donc mon nouveau signe astro, c'est la branche de saule Pardon, je rebondissais sur le commentaire de Ayron !A cette lecture, je me suis, de façon tout à fait égocentrique, demandé où je me situais et en fait... "surmenés à pleurer", ah nous y sommes

Clarinesse 27/02/2009 15:05


Mah non ! Je te verrais plus en cédrat ! :)
Ce qui n'empêche pas que tu fasses aussi partie de la dernière catégorie, celle des "surmenés à pleurer", comme beaucoup d'entre nous, je crois. :(
J'avais lu ton article (tes, d'ailleurs) sur ta propension à te transformer en fontaine pour un oui ou un non, et j'en avais adoré le ton, (comme celui de tes autres textes, en outre) autant que je
m'y étais reconnue. Mais tu penses bien que je n'allais pas me risquer à laisser un humble "Moi aussi" alors que je m'étais pris une volée de baffes monumentales du monsieur teigneux pour avoir osé
dire que ses propos ne me réjouissaient pas outre mesure. C*lle molle un jour, c*lle molle toujours. :)
PS : Au fait, je suis heureuse que tu recommences à écrire aussi. J'avais lu ton avis de départ, et ton bulletin de retour guère plus primesautier.
Allez, le printemps n'est plus loin, et d'autres princes sortiront d'autres camionnettes.
Suffit de claquer des doigts et d'agiter ses blanches mains menues ... ;)


Sylvaine 26/02/2009 13:48

Hors mis ce qui est curieusement dit..." Pastor Aristaeus, fugiens Peneïa Tempe, Amissis, ut fama, apibus morboque fameque, Tristis ad extremi sacrum caput adstitit amnis...." oui t'a bien compris...traduction page d'à côté soit 191 "Les Géorgiques, Liv. IV. classique Garnier. Scuse-me j'avais envie de rire comme ça

Clarinesse 27/02/2009 14:54



La bibliothèque étant heureusement remplie de Budé,
je ne fus point dépourvue, quand Sylvaine fut venue.
Ouf, car mes années latinisantes étant un peu lointaines,
j'eus ben besoin de la trad' pour ne point m'égarer en de "funestes" contresens.
(Oui j'ai décidé de le recaser à chaque occasion, et zut à ceux que ça embêterait.)
Commençait à prendre la poussière, depuis le temps que plus personne ne l'utilisait.
"Aristée avait vu ce peuple infortuné
Par la contagion, par la faim moissonné
Aussitôt des beaux lieux que le Pénée arrose
Vers la source sacrée où le fleuve repose
Il arrive ; il s'arrête et tout baigné de pleurs
A sa mère en ces mots exhale ses douleurs."

Et quand en plus c'est en alexandrins...

Merci donc pour ces eaux antiques qui, elles aussi, avaient bien besoin qu'on les relise pour recommencer à couler, toutes figées qu'elles étaient entre les pages jaunies de ces vénérables
volumes.
Et cette exhumation me ravit !
Après Hugo et Racine, revoilà Virgile. Restera plus qu'Homère et nous aurons atteint la source même de la poésie. C'était bien mon ambition !  (Hum...)
Nan, c'que j'adore, c'est de déterrer les vieilleries.
J'aurais fait archéologue, si c'était pas aussi salissant pour les ongles...
et n'eût point requis un labeur bien au-dessus de mes faibles capacités de dilettante.
Mais, à mon humble échelon, c'est fou ce que je m'amuse à mettre de force de beaux alexandrins dans la bouche maugréante de ruminants chaussés de Nike et capuchonnés de molleton. Et à chaque fois
que je leur donne une belle tirade à apprendre, ou un vaste poème, il y a toujours quelques lumineuses surprises : des élèves muets ou au contraire turbulents, et souvent à côté de la plaque pour
le reste du boulot, qui se révèlent à cette occasion, comme touchés par la grâce de cette langue somptueuse, et qui me récitent la tirade entière quand je ne leur en demandais que la moitié,
juste pour le plaisir. Ca ne rate jamais. Bien sûr, il y en a qq autres dont on ne tirera pas plus là que lorsqu'ils refusent de sortir une feuille et un stylo pour copier un ligne de cours.
Mais, rien que pour ceux dont le regard s'éclaire à ces découvertes, je ne suis pas prête d'y renoncer, à cette résurrection des classiques. Non mais ! Et s'il n'en reste qu'une...fit-elle
du haut de sa barricade !
Ouais, je m'en vas me renverser un seau d'eau froide sur la tête, ça me calmera !



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