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1 janvier 2009 4 01 /01 /janvier /2009 20:19

(Et elle récidive, en plus.)

 Définition n°2

L'amour, c'est un désir de possession en équilibre sur l'exigence de liberté.
Et c'est super casse-gueule.

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commentaires

Ayron 03/01/2009 21:21

Même libre et équilibré, l'amour, c'est super casse-gueule...
Une année qu'on commence en parlant d'amour devrait bien se passer, non ?

Clarinesse 04/01/2009 00:37


Voui, bien plus casse gueule que le verglas bien que moins de saison. Belle année en perspective ? N'en sachant rien, espérons-le. :)


Arthémisia 03/01/2009 17:26

Je me porte en faux contre le mot de "possession".
L'Amour c'est un équilibre sur l'exigence d'une liberté....
Mes bises
Arthi

Clarinesse 04/01/2009 00:35


Oui, s’il y a un terme qui fait problème ici, c’est bien celui de « possession ».
Si je l’ai employé, c’est justement comme repoussoir, pour nommer le démon qui hante tout amour désireux d’absolu, et qu’il doit combattre sans relâche sous peine de tuer son objet et de se
retourner en son contraire.
Mais la phrase ne dit pas si c’est désir de posséder ou désir d’être possédé(e). Non tant par l’autre que par la flamme qui naît de ce désir, comme on dit possédé par un démon, justement.
Tu m’excuseras si j’ai laissé traîner dans mes réponses des morceaux du brouillon du texte suivant, et vice versa ?


brigitte giraud 03/01/2009 12:28

Ce qui est sans doute le plus juste, c'est la deuxième phrase "Et c'est super casse-gueule." Que de fois je me suis triturée les neurones sur l'amitié, un corollaire de l'amour. On est toujours deux dans ces histoires de relations et la mauvaise part qui survient, est-ce la mienne ? Où donc le mal commence-t-il à poindre ? Dans quelle lassitude habite-t-il pour hanter alors ce qui me semblait être le lieu indéfectible des liens intouchables ? ..."soutenu par tout le monde, tenu par personne" et une tristesse plombe les jours, quand on n'a pas su voir et sentir l'encombrement que l'on tendait à être. "Tendre", en rester à ce verbe seulement, aux désirs qu'il ne négligerait pas, et la joliesse du mot recouvrirait tout comme une petite neige bonne à boire.

Clarinesse 04/01/2009 00:34


"Le lieu indéfectible des liens intouchables" : Etrange, ces quelques mots là, ce sont exactement ceux qui me manquaient hier pour rassurer une amie, une de mes très rares et chères, qui se
craignait de trop après quelque silence involontaire de mon côté.
Je les lui enverrai, si jolie citation en ciment.
Et cette dernière phrase, "...comme une petite neige bonne à boire." Poésie pure. Suprême présent. C'est magnifique !


martin 02/01/2009 20:11

Pour la deuxième phrase, c'est clair. Mais pour la première ce serait bien de se mettre d'accord sur des définitions communes de :
Amour, désir, possession, exigence et liberté. Sinon on va avoir du mal à s'en sortir, non ?
:)

Clarinesse 04/01/2009 00:28


Oui, c’est bien ça le problème des définitions : on essaie de circonscrire un marécage avec des bouts de bois dont on s’aperçoit qu’ils ne sont que des reptiles. Alors forcément, on s’enfonce.
Je serais bien incapable de donner un contour net à toutes ces mouvances…
Mais mérite approfondissement : peut-être un petit essai supplémentaire avec la réponse à Arthi et le texte suivant ?
PS–Erratum : et petit oubli de la négation dans la réponse à votre commentaire précédent :
« Je ne comprends pas le mot raisonnable. »


hozan kebo 02/01/2009 18:32

hum ? là, je renacle (so sorry)
je préfère la noirceur de Celine :
"l'amour c'est l'infini mis à la portée des caniches"
(ça laisse plus d'espoir ... que ça soit "quand même" un peu mieux que ça !!!)

Clarinesse 02/01/2009 20:06


Excellent ! :)) Je l'avais oubliée, cette définition-là. J'aime bien un certain cynisme, surtout quand il est exprimé par ceux qui ne le sont pas, au fond, et qui est une forme de pudeur.
Vous me direz que ce n'est guère le cas de Céline, hélas ; à la différence de Desproges, par exemple. Mais ça me fait penser à ce que Gracq disait de lui (en substance, ne me souviens plus mot
à mot) : "Un écrivain ne choisit pas sa veine, et quand on a reçu en partage comme Céline le don de vociférer avec brio, le talent de déverser sa bile avec génie, il ne reste plus qu'à
trouver un sujet de haine pour le développer." Il écrivait ça beaucoup mieux, je ne sais plus dans lequel de ses bouquins. La Littérature à l'estomac, probablement, et cela m'avait frappée.


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