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9 novembre 2008 7 09 /11 /novembre /2008 20:34


Je prie les lecteurs habituels de ce blog d’excuser la véhémence des propos qui vont suivre, à laquelle ces pages ne se laissent pas souvent aller. Car jamais la virulence de la pensée n’y a débordé sur les attaques personnelles. Et ce billet d’autodéfense qui s’espère définitif et unique est l’exception qui confirme la règle.
Car il s’agit bien de légitime défense. Il est des circonstances où l’on n’a pas le choix. Je ne vois pas comment faire comme si de rien n’était. Tout est sens dessus dessous ? Qu’importe, asseyons-nous et causons ! Non, non, après un cambriolage, soit on ferme boutique et on met la clef sous ce qui reste de la porte, soit on change la serrure. Quand un espace a été violé, il faut, peu à peu, se le réapproprier pour y réaménager ses objets familiers. Car le troll a beau se draper dans les nobles atours de la « critique », il n’est qu’un récidiviste du viol de plume.

Rappelons brièvement les faits.
D’abord, pour les éventuels lecteurs qui ne seraient pas assez familiers des blogs pour en connaître tout le jargon, précisons qu’un troll désigne un personnage à forte tendance impérialiste qui considère tout site comme son propre territoire, destiné de facto à recevoir l’expression de ses épanchements orduriers.  
Chers amis, nous voilà prévenus : pour le troll, il est du dernier mauvais goût de faire état d'une quelconque réticence à se bastonner. C'est très mal vu quand on est entre adultes et qu'on sait ce qui se fait ou non.
 
Et de même qu’il existe des peaux à moustiques, il semblerait aussi qu’il existe des plumes à bile et des blogs à trolls. Je savais faire partie de la première catégorie. Je dois maintenant me rendre à l’évidence : j’appartiens aussi à la seconde. En dix mois de blogage relativement assidu, j’ai ainsi attiré trois trolls, chacun représentant une espèce particulière de cette féconde engeance. Sans compter deux épisodes trollesques isolés, sans véritable troll incrusté au bout, et que je ne rappellerai donc pas, voici les trois espèces de troll commun dont j’eus l’extrême plaisir de faire la connaissance :

- Le troll idéologique, dont le fanatisme caractérisé le pousse à exercer un prosélytisme forcené chez ceux qui ont la naïveté de croire le dialogue possible avec tout humain, quelles que soient ses idées. Il s’agissait dans mon cas d’un authentique néo-nazi révisionniste jusqu’au bout des ongles, et dieu sait pourtant que je répugne à jeter le tragiquement galvaudé anathème de fasciste à la face de quiconque n’est pas d’accord avec moi.

- Le troll cyclothymique, qui alterne des phases d’harmonie planante et talentueuse avec les accès de haine la plus aigrie. Ses qualités poussent d’ailleurs à supporter ses défauts avec une certaine constance, mais faut pas pousser non plus, et là, ce sera stop.

- Le troll atrabilaire, dont le cas particulièrement pathologique fera l’objet d’une étude plus approfondie dans le billet suivant pas plus tard que tout de suite, et a laissé des taches ici et là.

Bien sûr, on pourrait dédaigner toutes ces attaques d’un silence stoïcien, et passer son chemin la tête haute. Certains en sont capables. Pas moi. Pour eux, le fiel des acrimonieux n’est que pipi de chat. Pour moi, c’est une morsure de chien.

Je pourrais leur rétorquer un fiérot « Même pas mal »,  mais qui y croirait ? Probablement pas eux, et pas moi en tout cas. Si, « mal », très mal, même. Et si ça leur fait plaisir, et bien, tant mieux pour eux, je leur fais l’aumône de cette jouissance trouble dont ils se nourrissent.
Et de toutes façons, le silence, ces gens-là, ça ne les décourage pas. Ils sont comme les pit-bulls, ils ne lâchent pas leur proie. Alors autant leur laisser entendre ce qu’on pense d’eux.

Et comme j'en suis à mon troisième troll, je pense avoir gagné mes galons de détrolleur agréé.
Attention, ici, blogueur trois trolls. Slaloms, pistes noires et skieur sur bosses confirmé.

Ceci dit, j’ignore s’il s’agit d’une faiblesse technique de mon ordinateur, mais il semblerait que son écran laisse passer les crachats sans les arrêter. A moins que cette porosité ne s'avère après examen due à une erreur de distribution des aptitudes de l’auteur de ces lignes.
L’intellect batailleur mais le palpitant plus malléable que la cire. C’est bête, hein ?
Raffoler du débat d’idées quand on ne supporte pas les conflits de personnes, ce n’est pas très pratique. Un peu comme un moteur trop nerveux dans une carcasse de Deux-Chevaux : ça coince.

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Published by Clarinesse - dans Humeurs - rumeurs
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commentaires

Sylvaine... 11/11/2008 12:56

Je chair (partage ce lien)...tellement j'aime les deuches...j'en ai eu une...Orange.
Un peu de tendresse bordel...
http://www.youtube.com/watch?v=JBlhUSuhWTY
si t'as le temps regarde Fanny...suis mon l.

Clarinesse 11/11/2008 15:48


1°) Oui, cette séquence du Corniaud a beau être archi vue et revue, on ne s'en lasse pas.
Quant à mon rapport perso à ces "parapluies sur roues" (je ne sais pas de qui est la métaphore, mais je la trouve très réussie), j'ai failli naître dans une 2CV. Beige.
2°) Pour l'interview de Fanny Ardant sur ton site, j'adore son visage et sa voix, et je trouve ce qu'elle dit sur la passion, surtout à la fin, d'une justesse et d'une force confondantes.
3°) Pour l'autre lien, très beau...


balmeyer 10/11/2008 20:19

Ah, Dorham s'était trompé, vous ne l'avez pas modéré... ne tenez pas compte de mon autre commentaire, alors...

Clarinesse 10/11/2008 23:30



Ben oui, le Dorham est prompt à l'accusation, semble-t-il.



Dorham 10/11/2008 20:13

Heu,
Clarinesse,
vous faites erreur sur ma personne, chacun pourra vous dire que je suis sans doute le plus actif dès lors qu'il s'agit de porter la contradiction à Didier. Il peut bien arriver que je laisse passer certaines choses. Je n'en pense pas moins mais je ne suis pas le chevalier du Lac des blogs...

J'ai aussi autre chose à foutre que de me situer essentiellement en contrepoint de Didier Goux...

Vous faites d'ailleurs erreur sur ma "communauté" ; elle inclue davantage Audine que Didier par exemple...


De plus, ma tentative de modération n'incluait pas Didier, je le sais incapable de nuances. Je parlais plutôt pour vous et les autres.

Je ne peux m'empêcher de vous renvoyer dos à dos, lui et vous, pour ce qui est d'activer la fonction "victimisation" ; lui l'incompris, vous l'innocente victime.

Il est temps de grandir !

Clarinesse 10/11/2008 23:29


1°) Tout d'abord, personne ne vous a demandé de jouer au chevalier du Lac, et certainement pas moi. Où allez-vous chercher cela ? Je crois me défendre très bien toute seule. Il se trouve
seulement que c'est sur votre site que le Dégoût s'est une fois encore permis de me traîner dans la boue, mais je ne vous en rends pas personnellement responsable : j'ai seulement eu la suprême
audace d'en avertir le principal intéressé, excusez-moi ! C'est vous qui venez m'honorer de vos conseils avisés et de vos remarques stylistiques. C'est quand même amusant de voir combien les rôles
sont renversés dans cet étrange dialogue de sourds.
2°) Quant à la "victimisation" dont vous parlez, je voudrais bien que vous me donniez, jusqu'à ce texte d'hier, une seule occasion où j'aurais provoqué la colère du Dégoût ou j'en aurais été
responsable. -... - Ah si, je me souviens de votre agacement à lire, sur mon propre site, les paroles de réconfort que certains lecteurs ont eu l'audace de m'adresser ici le
lendemain de ma mésaventure arachnéenne. Auraient-ils dû d'abord vous en demander la permission ? Et c'est vous qui vous posez en modérateur ? Bienvenue au royaume de l'absurde !

3°) Quant à votre "Il est temps de grandir", je vous renvoie à mon texte et à cette arrogance de missionnaire venu là pour apprendre aux autres les dures réalités de la vie. Je ne croyais pas
si bien dire à votre sujet aussi. And so I leave you.



Dorham 09/11/2008 23:51

N'est-ce pas un peu... disproportionnée ?

Je veux dire, c'est un très long texte (très... grandiloquent) pour quelque chose qui n'en vaut pas la peine... A mon sens.

Clarinesse 10/11/2008 00:28


Cher Dorham,
Permettez-moi de vous préciser :
1°) que je ne vois pas en quoi il est disproportionné de donner la réplique à un monsieur qui passe son temps, depuis des années peut-être (je n'ai le plaisir d'avoir fait sa connaisance que
depuis deux mois) à insulter tous ceux qu'il fréquente. Qui sème le mépris récolte...pareil.
Peut-être faut-il se taire quand on vous traite d'adolescente boutonneuse, de c*ille molle, de pleurnicharde? Quand on vous accuse de faire du chantage méprisable et indigne ? Ah pardon, je ne
savais pas.
2°) Quant à la grandiloquence, si cet écrit vous semble tel, je vous en prie, qualifiez-le ainsi.
Certains sauront y distinguer plus d'ironie, mais je sais bien par expérience que rien n'est plus difficile à percevoir dans un texte. Je ne crains pas ce reproche-là. Chacun ses goûts.(que l'on
pourra orthographier différemment en la circonstance)
3°) Quant à savoir ce qui en vaut la peine ou non, dans la mesure où c'est moi qui fus la cible de ses insultes réitérées, je pense que je suis seule juge de ce que j'ai ressenti et de ce que j'ai
à en exprimer. Mais je pense que cela ne devrait pas poser de problème pour quelqu'un qui professe une solide foi en la liberté d'expression. A moins qu'il ne s'agisse que de la sienne.
4°) Enfin, sur la longueur du texte : voyez-vous, quand on est capable d'aligner deux idées autrement plus construites que des invectives, je ne vois pas pourquoi on s'en priverait. Et puis, me
permettrais-je d'aller dire à l'un ou l'autre : " Votre texte est trop court, trop long" ?
Je m'en remets pour cela à ma seule petite jugeotte, si cela ne vous dérange pas trop.
Et puis, malgré sa longueur, je laisse à ceux que ça amuserait le soin de vérifier cette hypothèse assez probable : à savoir que si l'on mettait bout à bout les kilomètres d'injures alignées par
notre énergumène, c'est ien lui qui pulvériserait haut la main les records de logorrhée.
PS : Ceci dit, j'apprécie vos tentatives de modération, même si je reste stupéfaite de la docilité avec laquelle vous (et tous les satellites de ce monsieur) supportez ses éructations acariâtres.
Du balai, vous valez bien mieux que lui ! 


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