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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 21:41

 

Le rythme est à la prose ce que le parfum est au Jean-Baptiste Grenouille de Süskind :
il donne aux mots un pouvoir presque occulte, un pouvoir de charmeur de serpent,
la douce puissance de s’insinuer, suivant le frêle et sinueux chemin des fines veines bleutées de la tempe qui mènent à l’oreille pour chatouiller le cortex de son imperceptible flux, lui ôter tout résistance au concept nouveau qui pourra se loger, corps étranger incognito, dans l’esprit de son hôte. Le charme du chant, formule enjôleuse : accès direct à l'être sans passer par la case conscience.

 

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commentaires

Loïs de Murphy 24/10/2008 23:30

En effet j'avais loupé les derniers ! Merci :o)

Clarinesse 25/10/2008 00:01


Ben voilà, suffisait de demander.
Et comme je suis bavarde ce soir, j'me recopie moi-même, tiens.
Donc, comme j'disais par chez toi :toute occupée à cirer les brillants parquets de son nouveau logis, la maîtresse des lieux avait oublié de repasser le plat de petits fours aux invités qui se
morfondaient en silence au bout du canapé. A y est. Sont contents. Ils l'ont eue, leur réponse. :))


Loïs de Murphy 24/10/2008 22:58

Heu... Si mais j'ai peut-être oublié des réponses ? Tu penses auquel en particulier ?

Clarinesse 24/10/2008 23:05


Ben, sur le texte qui poudroie au soleil, par exemple, non ? Mais je suis assez bigleux pour ne pas trouver une boîte de purée d'1kg au milieu d'un rayon de supermarché, alors... c'est p'têt mes
yeux, disait Michel Blanc à la gare...


Loïs de Murphy 24/10/2008 13:57

Ton texte me donne envie de me parfumer à l'héliotrope et d'écouter un ou deux arias interprétés par Anne-Sophie Von Otter :o)

Clarinesse 24/10/2008 22:31


Ben tu sais quoi ? Ca me ravit les sens d'être l'occasion d'un si charmant moment synesthésique.
PS : Mais dis-moi, tu n'réponds plus aux commentaires, par chez toi ? Ouin !


anonyme 24/10/2008 11:05

Le présupposé que la conscience n'est pas elle-même rythme et mouvement, d'où vient-il ?

Clarinesse 24/10/2008 22:26


Très bonne question. Probablement en est-on redevable, entre autres, à Bergson ? D'un côté, la fluide durée de l'intuition et de la sensibilité ; de l'autre, le temps spatialisé, discontinu de
l'intellect. Mais la dichotomie, comme toute dualité, est faite pour être dépassée. Et nul doute que la conscience a elle aussi droit à son rythme propre, à son mouvement incessant, à ses
fluctuations sensitives. Je ne voulais pas dire, d'ailleurs, que la conscience est figée. Seulement qu'elle représente l'instance du contrôle, de la volonté, que la musique, comme l'odorat,
contournent, en ce qu'ils utilisent des sens qui n'ont pas besoin de l'analyse pour s'accomplir.


Sylvaine 24/10/2008 09:56

Je ne l'ai lu et relu que trois fois...j'en ai donné deux pour que le parfum se transmette. Pour un "nez" un florilège, pour la trame-drame, the best serial killer, pour ton analyse
avec beaucoup de grace avec c ...j'allais dire de l'inconscient d'être né...travestissant un peu Cioran.

Clarinesse 24/10/2008 22:15



Voir réponse papier suivant. Le volume de Cioran qui prenait la poussière dans la bibliothèque te remercie.



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