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18 août 2008 1 18 /08 /août /2008 22:42





"Dumbo et sa maman". Photo de Chronolog, sis ici : http://chronolog.canalblog.com/
Certifiée sans trucage aucun.
Matériel requis :
- un œil, sacrément aiguisé.
- du vent facétieux qui, comme on le sait maintenant, sert avant tout à dessiner des nuages dans le ciel (définition de Pierre citée le 7 août dernier)
- Un appareil photo pour voler au vent cette image improbable.
- Un Chronolog aux commandes de l’œil et de l’appareil : qu’il s’en trouve ici chaleureusement remercié pour le prêt à titre gracieux de cet invraisemblable cliché.


Qu’eau ainsi danse la nage des nues.
Qu’oh, ainsi dense, la valse des sens,
Nonchaloir aux rythmes si ténus
Qu’on ne sait quelle vapeur de conscience
S’évanouit ou se crée dans ces vastes symboles.
 « La nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles… »*
Et le ciel un grand livre où de vastes nuages
Laissent parfois saisir de limpides images.
Déchiffrer les signaux lancés à l’aveuglette,
Longues heures de langueur à creuser les comètes,
Et parfois tout fait sens. Et l’ivresse lucide
Fait cadeau fugitif d’une aurore splendide.


PS : Je pouffe déjà en songeant à toutes les requêtes google qui tomberont sur ce
nuage en cherchant la recette de la bouchée à la reine.
D’ailleurs, on devrait plus souvent les utiliser, les titres trompe-google. C’est toujours assez drôle de voir atterrir chez soi des gens qui cherchent « comment installer un lave-vaisselle sous l’évier » (je cite), à savoir quand il faut couper les lauriers de son jardin, ou à connaître un « collyre contre le vent dans l’œil » (sic)

* Vous priant de bien vouloir accepter ses humbles excuses pour l'injure que constitue la mention du nom de l'auteur de ces vers archi-rebattus, la rédaction se plie toutefois au devoir d'honorer etc... On aura donc reconnu les premiers vers des Correspondances de Baudelaire.

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Published by Clarinesse - dans Echappées poétiques
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commentaires

Sylvaine 20/08/2008 18:50

A propos de nuages et...pour remplir un vol au vent et en restant avec C.B. sur le spleen...cette "Soupe et les Nuages"... Ma petite folle bien aimée me donnait à dîner, et par la fenêtre ouverte de la salle à manger je contemplais les mouvantes architectures que Dieu fait avec les vapeurs, les merveilleuses constructions de l'impalpable. Et je me disais, à travers ma contemplation : "toutes ces fantasmagories sont presque aussi belles que les yeux de ma belle bien-aimée, la petite folle monstrueuse aux yeux verts"
"Et tout à coup je reçus un violent coup de poing dans le dos, et j'entendis une voix rauque et charmante, une voix hystérique et comme enrouée par l'eau -de -vie, qui disait :-"Allez-vous bientôt manger votre soupe, s...b...de marchand de nuages ?"
...Oui la deuxième se fondant dans la première smile !

Clarinesse 21/08/2008 08:38


Merci, encore, pour toutes ces références si enrichissantes.


aleajactaest 20/08/2008 13:38

Dorénavant me laisserai porter par le vent
M' arrêtant ci et là où il m' emportera
Faisant des connaissances bonnes ou moins bonnes
Au gré de ses arrêts
Me reposant sur un nuage gris, blanc ou noir
Dense, mince ou moelleux
Mais toujours avancant vers le futur

ps 1 : c' est d ' une nulle comme moi, mais ca me fait rire ... Bau de ?
ps 2 : oui il est vrai que c' est souvent très drôle de savoir par où sont arrivés les inconnus sur votre blog. Cela prâte souvent chez moi à des crises de fou rire ...

Clarinesse 20/08/2008 17:38


N'est-ce pas ? C'est fou le nombre de chemins qu'on peut tisser sur la toile.


Sylvaine 20/08/2008 10:40

Avec moi faut lire partie des mots sortis analogique ment...ici y a du vent et on mange...pour le vol comme toi je me suis brisée les pattes. Mais j'insisterai quand même
sur la robe...toute voiles dehors.
"Toute forme créée, même par l'homme, est immortelle. Car la forme est indépendante de la matière, et ce ne sont pas les molécules qui constituent la forme." C.B.

Clarinesse 20/08/2008 13:35



Très aristotélicienne, cette phrase de Baudelaire. La dualité forme/matière m'a toujours semblé beaucoup plus efficace et percutante que celle de l'âme et du corps. Lesquelles deux dualités
peuvent assez facilement, en les bidouillant un peu à la sauce dialectique, se dépasser et se fondre l'une dans l'autre. La deuxième se fondant dans la première, pour ma part.



dominique boudou 19/08/2008 20:43

J'aime le mot nonchaloir, cette lenteur d'autrefois qui me revient.

Clarinesse 20/08/2008 13:32



Oui, très beau mot en effet : à la différence de la nonchalance, qui induit un petit air de j'm'en foutisme - rien à cirer - là où y a d'la gêne, etc..., le nonchaloir exprime une sorte de
recueillement ralenti sur la contemplation de l'essentiel.



Léonard de Vinci 19/08/2008 13:06

Tu décriras des pays de vent et d'eau,
quand le soleil s'y couche et se lève.
...
Tu décriras un vent terrestre et marin;
tu décriras une pluie.

Clarinesse 19/08/2008 17:16


Cher Léonard,
Quel honneur de recevoir votre visite. Le seul truc de science fiction à m'avoir jamais fait rêver étant la machine à voyager dans le temps (pour le remonter, bien sûr : on est démodé ou on ne
l'est pas), je suis éminemment émue de pouvoir m'adresser à un tel génie protéiforme.
Superbes vers !


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