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17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 22:44

Accompagnement pictural : John Constable.

Avertissement au lecteur : fiction.
Le premier qui me dit que les femmes
Sont peuplées de contradictions,
Ne pouvant s'empêcher de causer
Mais voulant bien aussi du répit,
Je lui rétorque... qu'il est possible qu'il n'ait point tort.
Et puis, je n'dis pas ça pour vous : just in the mood.
C'est pour entendre les échos qu'il faut faire taire
L'agitation et les tumultes ancillaires.


The fool on the hill. Seul sur sa colline.
Le soleil s'est couché sur la course-existence. 
Elle n'a pas encore pu converser en silence.
Ecouter au-dedans le si doux clapotis
De ses rythmes enfouis, de ses phrases en suspens.
Laisser une seule pensée se dérouler
Sans rencontrer d'interruption ni s'y briser.
Toute entière soumise aux hurlantes urgences
Aux écumes agitées des présents trop pressants.
Quelles que soient les attaches ; quelle que soit leur chaleur,
Le regard a besoin d'échappée, de trouées de lueurs,
De saisir l'horizon, d'agrandir la prison.
Aimer la solitude : mais en bonne compagnie.

Accompagnement musical :
Côté adret : Moustaki.
http://uk.youtube.com/watch?v=QvFLBs9S8FY

Côté ubac : Barbara.
http://uk.youtube.com/watch?v=CYnr6GQZ9V8&feature=related


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Published by Clarinesse - dans Humeurs - rumeurs
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commentaires

joruri 19/06/2008 15:53

La solitude existe t-elle ? Surtout sur une colline...
Les pires solitudes restent habitées. Mais certaines ont déserté la Présence. La liberté sans but, est-ce là la noire solitude ?

morgane 18/06/2008 18:57

Foule et solitude, les deux m'enchantent, à leur manière, comme les deux faces d'un monde dont le seul point d'ancrage est en moi-même... Ton texte me touche, encore une fois, pour d'autres raisons, et la chanson de Moustaki m'accompagne et m'apaise depuis bon nombre d'années... Merci Clarinesse !

Clarinesse 18/06/2008 22:30


"Foule et solitude, les deux m'enchantent".
Là encore, je dois me reconnaître tissée de contradictions.
Ma raison desprogienne me hérisse le poil à la vue de hordes hurlantes, supporters ou groupuscules haineux.
Mais quand je sens la rue vibrant à l'unisson d'une juste cause, en direct, croisée dans la masse, ça m'émeuhh au-delà du raisonnable. Comme un choeur magistral.


Catel 18/06/2008 11:25

De près ou de loin j'ai rencontré une foultitude de fois "l'Homme à la moto", client dans l'antre officinale où je sévissais. Celui qui m'a donné le goût de la maturité à mon adolescence tout en douceur savait que "votre fille a 20 ans, que le temps passe trop vite, hier encore...."

Clarinesse 18/06/2008 22:27


Décidément ! Voilà que je cause de ceux que je ne connais pas...
Ca me fait tout drôle, un peu comme quand on parle de quelqu'un et qu'on s'aperçoit qu'il était juste à la porte et qu'il a tout entendu. Heureusement, j'ai rien dit d'mal...


Sylvaine 18/06/2008 10:00

Foultitude m’apparaît comme nettement plus lisible que la poultrytude..
Les fragments précaires des miroirs qui se déchaînent, entraînent inéluctablement
Des tracasseries ordinaires…leur reconstruction (les miroirs) a la bienveillance
D’apporter à l’écho une complice avec laquelle on s’accommode…
Je retiens de cette dernière strophe…qui n’est pas jetées entre parenthèses, l’espace esprit et chair…décrit dans cette ligne « Aimer la solitude…mais en bonne compagnie »

Et merci de m’envoyer vers deux artistes que j’ai personnellement bien connu.
Barbara avant de mourir « définitivement » nous l’avions emmenée d’urgence à l’hôpital après je crois sa deuxième « tentative » …

Clarinesse 18/06/2008 22:24


Eh ben, j'en suis toute chose.
Je ne pensais pas raccompagner Barbara et Moustaki en si bonne compagnie...


Loïs de Murphy 18/06/2008 07:44

J'aime bien Cohen quand il parle de sa môman mais là je préfère le texte de Cla à Pelle du saigneur :o)
Au fait Clarinesse, tu as noirci combien de carnets là, en tout ?

Clarinesse 18/06/2008 22:21


Eh ben, me v'là qui rougis encore. Déjà que les collègues me charrient sur ma propension à mimer les pivoines...
Quant aux carnets, il y en a en prose de quoi s'asseoir assez confortablement sur leur pile.
Mais en vers, nulle réserve. Seulement, quand je trouve que ce que j'ai à dire ne vaut pas franchement le détour, je l'habille de rimes et de rythmes, un peu comme on suremballe et enrubanne un
pauv'cadeau de quat'sous pour "faire style". Les p'tis mots dans les grands.


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