Mardi 17 juin 2008

Accompagnement pictural : John Constable.

Avertissement au lecteur : fiction.
Le premier qui me dit que les femmes
Sont peuplées de contradictions,
Ne pouvant s'empêcher de causer
Mais voulant bien aussi du répit,
Je lui rétorque... qu'il est possible qu'il n'ait point tort.
Et puis, je n'dis pas ça pour vous : just in the mood.
C'est pour entendre les échos qu'il faut faire taire
L'agitation et les tumultes ancillaires.


The fool on the hill. Seul sur sa colline.
Le soleil s'est couché sur la course-existence. 
Elle n'a pas encore pu converser en silence.
Ecouter au-dedans le si doux clapotis
De ses rythmes enfouis, de ses phrases en suspens.
Laisser une seule pensée se dérouler
Sans rencontrer d'interruption ni s'y briser.
Toute entière soumise aux hurlantes urgences
Aux écumes agitées des présents trop pressants.
Quelles que soient les attaches ; quelle que soit leur chaleur,
Le regard a besoin d'échappée, de trouées de lueurs,
De saisir l'horizon, d'agrandir la prison.
Aimer la solitude : mais en bonne compagnie.

Accompagnement musical :
Côté adret : Moustaki.
http://uk.youtube.com/watch?v=QvFLBs9S8FY

Côté ubac : Barbara.
http://uk.youtube.com/watch?v=CYnr6GQZ9V8&feature=related


par Clarinesse publié dans : Humeurs, rumeurs.
ajouter un commentaire commentaires (6)    recommander
Retour à la page d'accueil

Commentaires

Côté ubac, "Pierre", "la solitude" et "Nantes" l'ont accompagné il y a peu...(ceci n'est pas une fiction).
Beau ton texte, me fait penser à A. Cohen et l'intimité de Belle dans sa salle de bain...beau début de journée en somme.
commentaire n° : 1 posté par : luc (site web) le: 18/06/2008 07:05:09
Je souhaite à celui qu'accompagna Barbara de cicatriser bien vite.
Quant à la question de la fiction, peut-être l'avertissement au lecteur n'est-il pas à prendre au premier degré...
Belle soirée...
réponse de : Clarinesse (site web) le: 18/06/2008 22:16:57
J'aime bien Cohen quand il parle de sa môman mais là je préfère le texte de Cla à Pelle du saigneur :o)
Au fait Clarinesse, tu as noirci combien de carnets là, en tout ?
commentaire n° : 2 posté par : Loïs de Murphy (site web) le: 18/06/2008 07:44:13
Eh ben, me v'là qui rougis encore. Déjà que les collègues me charrient sur ma propension à mimer les pivoines...
Quant aux carnets, il y en a en prose de quoi s'asseoir assez confortablement sur leur pile.
Mais en vers, nulle réserve. Seulement, quand je trouve que ce que j'ai à dire ne vaut pas franchement le détour, je l'habille de rimes et de rythmes, un peu comme on suremballe et enrubanne un pauv'cadeau de quat'sous pour "faire style". Les p'tis mots dans les grands.
réponse de : Clarinesse (site web) le: 18/06/2008 22:21:10
Foultitude m’apparaît comme nettement plus lisible que la poultrytude..
Les fragments précaires des miroirs qui se déchaînent, entraînent inéluctablement
Des tracasseries ordinaires…leur reconstruction (les miroirs) a la bienveillance
D’apporter à l’écho une complice avec laquelle on s’accommode…
Je retiens de cette dernière strophe…qui n’est pas jetées entre parenthèses, l’espace esprit et chair…décrit dans cette ligne « Aimer la solitude…mais en bonne compagnie »

Et merci de m’envoyer vers deux artistes que j’ai personnellement bien connu.
Barbara avant de mourir « définitivement » nous l’avions emmenée d’urgence à l’hôpital après je crois sa deuxième « tentative » …
commentaire n° : 3 posté par : Sylvaine (site web) le: 18/06/2008 10:00:01
Eh ben, j'en suis toute chose.
Je ne pensais pas raccompagner Barbara et Moustaki en si bonne compagnie...
réponse de : Clarinesse (site web) le: 18/06/2008 22:24:24
De près ou de loin j'ai rencontré une foultitude de fois "l'Homme à la moto", client dans l'antre officinale où je sévissais. Celui qui m'a donné le goût de la maturité à mon adolescence tout en douceur savait que "votre fille a 20 ans, que le temps passe trop vite, hier encore...."
commentaire n° : 4 posté par : Catel (site web) le: 18/06/2008 11:25:51
Décidément ! Voilà que je cause de ceux que je ne connais pas...
Ca me fait tout drôle, un peu comme quand on parle de quelqu'un et qu'on s'aperçoit qu'il était juste à la porte et qu'il a tout entendu. Heureusement, j'ai rien dit d'mal...
réponse de : Clarinesse (site web) le: 18/06/2008 22:27:00
Foule et solitude, les deux m'enchantent, à leur manière, comme les deux faces d'un monde dont le seul point d'ancrage est en moi-même... Ton texte me touche, encore une fois, pour d'autres raisons, et la chanson de Moustaki m'accompagne et m'apaise depuis bon nombre d'années... Merci Clarinesse !
commentaire n° : 5 posté par : morgane (site web) le: 18/06/2008 18:57:30
"Foule et solitude, les deux m'enchantent".
Là encore, je dois me reconnaître tissée de contradictions.
Ma raison desprogienne me hérisse le poil à la vue de hordes hurlantes, supporters ou groupuscules haineux.
Mais quand je sens la rue vibrant à l'unisson d'une juste cause, en direct, croisée dans la masse, ça m'émeuhh au-delà du raisonnable. Comme un choeur magistral.
réponse de : Clarinesse (site web) le: 18/06/2008 22:30:41
La solitude existe t-elle ? Surtout sur une colline...
Les pires solitudes restent habitées. Mais certaines ont déserté la Présence. La liberté sans but, est-ce là la noire solitude ?
commentaire n° : 6 posté par : joruri le: 19/06/2008 15:53:40

Cahiers brouillonnants

Derniers Commentaires

Recherche

Chat échaudé...

Clarinesse ?

Pour la quête 
de clarté dans la langue,
de musique dans la voix.

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
webblog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus