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11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 17:55

Pour ne fâcher personne, je propose donc que nous "produisions des écrits" sur les fleurs et les petits oiseaux.
Voilà :             "...
                         ......
                          ...   "




Plutôt donc que de vous infliger ma prose moins inspirée aujourd'hui que depuis longtemps, je vais la laisser reposer au fond de sa caverne et vous faire la lecture de quelques beaux poèmes que j'ai pu lire durant les longues heures de ce stage d'une intensité mémorable, extraits d'un petit recueil paru dans la collection Poésie Gallimard, intitulé A toi, je parle, Un tour du monde avec les poètes francophones, que me donna l'autre jour Eric Poindron ( http://blog.france3.fr/cabinet-de-curiosites/index.php/ ) :


                                   Le Lieu du poème.

                                                        de Nimrod, Tchad.

Je connais le lieu du poème, ma gorge.
Je ne connais qu'elle. Un fanal précieux la soutient.
Pierre poreuse, pierre ponce, tessons...

Je ne compte plus mes nuits de veille.
J'ai tendu l'oreille, ai tari la source des échos.
Féérie de la brûlure, étincelle d'amour.
J'ai mis ma voix en veilleuse. Je ne sais qui jure
En moi, ni pourquoi. Ce qu'il me veut,
C'est comme le retour de flamme d'une passion défunte.
Je suis le gardien des émotions rocheuses.
J'entends leur reflux, j'entends leur remontée douloureuse ;
Les voici, ma gorge prophétise...
Je n'ai plus de corps, une pierre en tient lieu,
Lumineuse d'espace.

Je suis le nu du commencement. Sous l'arche des vents
Se déploie le soleil, empire du souverain calme.
Alors une fêlure se fait jour, l'absolu. Il règne.



                  *********************************

                               et de Vénus Khoury-Ghata, Liban :


Parlez-moi de lui.
-Il était rare, ne fréquentait que des Lunes
Son pas sur l'herbe froide appelait un criquet
Je devais m'enduire les mains du sang des grands arbres
Pour l'apprivoiser, et il s'approchait
Aussi seul qu'une seule lune
Et faisait semblant de m'aimer.

Savez-vous encore ce qu'est un arbre ?
Le bruissement d'ailes d'une pierre ?
L'écorce craquelée d'une journée de chaleur ?




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Published by Clarinesse - dans Citations fascinées
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commentaires

Sylvaine 13/06/2008 12:35

Là je continue à répondre à Clarinesse sur son billet du : allez-y….
http://l-oeil-du-vent.over-blog.com/article-15489479.html

Ceci me paraît cruellement d’actualité…et je passe l’éPONGE à Isidore et confrères…


Jugements Choisis…
...il y a celui de Badinter sur ledit livre :
« Le ministre de la Justice, (avant la belle Rachida !) estimant que le suicide est une affaire d’ordre personnel, n’a pas jugé utile d’interdire l’ouvrage. » « S’il voyait un candidat du suicide tenter de se jeter du haut d’un immeuble se garderait-il d’alerter les pompiers sous prétexte que ce geste relève de la liberté de chacun ? » 1. L’Humanité, 6 août 82. 2. Le Courrier de l’Ouest, 5 août 82.
« Comme l’avouent eux-mêmes les auteurs, le suicide est contagieux, il augmente en période de crise et de chômage » Le Coopérateur de France (organe de la F.N.C.C.) 1er juin 82.
« Guillon et LeBonniec sont-ils des loubards haineux de notre société, sortis tout droit du film Orange mécanique ? » Le Quotidien de Paris 17 mai 82.
« A feuilleter les pages de l’ouvrage qui multiplie habilement les références, et joue la carte « sérieux », c’est un sentiment de malaise que l’on ressent. » Le Parisien libéré, 5 août 82.

J’aime l’humour Noir et Blanc.

Chère servante...il vous faut dormir...ça lisse les rides qu'aucun visage de femme ne mérite avant l'heure...

Clarinesse 13/06/2008 22:16


Excellentes réflexions. Je vais donc aller me confier au petit sommeil en attendant le grand.


joruri 12/06/2008 17:16

Il faudrait créer un forum où échanger non pas les textes que nous écrivons, mais les textes qu'on aime....
On les classerait par catégories...Romans, poésie, essais,
mythes etc etc...
S'cusez, je rêve là...

Clarinesse 12/06/2008 22:33


Voui, mais là, je ne vois pas où le caser dans mon emploi du temps : entre deux et trois heures du matin, il me reste un créneau...


martin 12/06/2008 13:35

N'empêche, "Le monologue de l'employé" de Ponge est remarquable, et Isidore, nonobstant le bien que j'en pense, pratiqua parfois la boursouflure...
M'enfin bon, c'que j'en dis hein !...

Clarinesse 12/06/2008 22:38



 @ Sylvaine et Martin :
pendant que je vous laisse régler ça entre vous, je vais relire Ducasse et Ponge, histoire de me rappeler de quoi vous causez plus précisément. :) 



Sylvaine 12/06/2008 11:08

Au passage...sous les yeux de ma collection des poètes d'aujourd'hui...une critique littéraire...Seghers par P. Sollers....sur Francis...
"Mais voilà qui passe la mesure. Autant nous réconforte et nous ravit l'insulte d'un Lautréamont ("Race stupide et idiote!") et sa prétention de nous avoir "beaucoup crétinisé", autant nous n'avons que faire-et que ce soit dit une fois pour toutes-du proête Ponge et de ses leçons.
Maurice Saillet, "Le proête Ponge" Mercure de France,
juin 1949.
Il ne s'agit pas d'une coquille...

luc 12/06/2008 08:47

Tu vois que ces réunions ont un sens, choisir une "bonne lecture" pour ces longues heures d'attente dans les administrations, les hôpitaux, chez les médecins, les dentistes, ...Tout un art!

Clarinesse 12/06/2008 22:34


Moui, mais ça fait cher payés les gardiens de salles d'attente.


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