(Note préliminaire :
Il n'y a pas moyen. Pas moyen de domestiquer la course du temps à l'aide d'un quelconque programme.
A chaque fois que j'ai l'intention de mettre en ligne un article bien entamé, il y en a toujours un autre pour lui griller la priorité. J'y peux rien. Chronos ne veut pas se laisser dompter.
)
Dans la rubrique :
"Mais comment font-ils donc pour ignorer à ce point où nous courons tous ?", c'est fou ce qu'on pourrait décerner comme palmes d'or du plus crétin dévoreur de ressources du monde.
Sur le podium, une certaine chanteuse canadienne dont le coffre n'a rien à envier à celui d'une voiture familiale est assez bien placée.
Il semblerait donc que la dame consomme pour son ranch plus de 29 millions de litres d'eau par an, ce
qui revient à peu près à 80 m3 d'eau par jour, soit une piscine de deux mètres de profondeur pour vingt de long sur deux de large.
http://www.palmbeachpost.com/treasurecoast/content/tcoast/epaper/2008/05/24/m1a_tcwater_05251.html?imw=Y
Et pour ceux qui douteraient encore :
a) de la réalité du réchauffement climatique
b) de la responsabilité de l'activité humaine dans celui-ci,
sachez qu'il y a un rapport strictement proportionnel entre le taux de CO2 dans l'atmosphère et la température d'icelle, qui est établi sur plusieurs millénaires, comme le prouve la courbe ici
présente :
Comme il est incontestable (sauf pour ceux qui nient tous les phénomènes ayant un rapport avec le gaz, qu'il soit en chambre ou en atmosphère,
suivez mon regard...) que les transports et l'industrie humaine, sans compter la démographie incontrôlée et
préoccupante de notre espèce, constituent aujourd'hui la source la plus écrasante de CO2 sur la planète, il apparaît urgent, selon le bon sens le plus élémentaire, de faire tout ce qu'on
peut pour en diminuer les émissions.
En effet, ceux qui remettent en cause la dangerosité du réchauffement climatique arguent du fait que la planète a connu, y compris depuis que l'homme en occupe la surface, d'importantes
variations climatiques,
- comme le réchauffement du XIIe siècle auquel le Groënland doit son nom : le Green Land, ou Grüne Land, le pays vert, qui permit à des colonies vikings de s'y implanter et d'y prospérer.
- ou le petit âge glaciaire des XVIIe et XVIIIe siècles.
Certes oui, la Terre et son atmosphère ne sont pas des données invariantes de l'univers. Le taux de CO2 a subi des variations importantes, dues à des causes naturelles, comme par exemple
l'activité volcanique. Mais il n'en reste pas moins vrai que jamais le taux de CO2 n'a été aussi haut, et de très loin, que ces dernières années, et que l'incommensurable inertie que constitue
la complexité du système climatique nous laisse attendre des lendemains qui chauffent pour notre canicule.
Certes encore, la Terre en verra d'autres. Des espèces animales disparaîtront, d'autres prolifèreront ou apparaîtront. Il ne s'agit en effet pas de prôner un conservatisme de directeur de
musée, de faire de la Terre entière une réserve figée interdite d'évolution.
Mais il se trouve qu'une espèce en particulier risque fort d'en pâtir grandement : la nôtre, et sa civilisation dont on sait depuis Valéry et la Première Guerre Mondiale qu'elle est bien
mortelle.
Merci, à vous aussi.