Mardi 6 mai 2008
 
« Ce qui ne peut devenir nuit ou flamme, il faut le taire ». 

Ces mots incandescents, ce sont ceux de Catherine Pozzi,
qui fut durant huit ans la maîtresse torturée et mystique 
du sage Paul Valéry.
D'elle, il ne reste que six poèmes et quelques courts écrits.

 

"La grande amour que vous m'aviez donnée
Le vent des jours a rompu ses rayons
Où fut la flamme, où fut la destinée
Où nous étions, où par la main serrés
Nous nous tenions.
 
Mais le futur que vous attendez vivre
Est moins présent que le bien disparu
Toute vendange à la fin qu'il vous livre
Vous la boirez sans pouvoir être qu'ivre
Du vin perdu."


Sa biographie bouleversante, on peut la trouver ici :
http://www.espritsnomades.com/sitelitterature/pozzi/pozzi.html

Extrait :
"Les fées de la richesse lui avaient mis le bandeau de la facilité sur les yeux, elle l'aura arrachée par son ardeur de faire un trou au plafond du ciel, pour voir l'azur, pour voir Dieu. Elle se sera émancipée, elle sera devenue indépendante et cultivée dans un milieu de potiches et de préjugés.
Libre, libre elle voulait être. Libre de se consumer tout entière.

Elle ne prenait pas les voilettes de la mélancolie, les affectations des drames.
Non, cette voix était ruisseau, tension vers le haut. Ses paroles d'amour humains très religieuses, ses paroles d'amour divin très sensuelles." 


                                

 

 

par Clarinesse publié dans : Citations fascinées
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