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30 avril 2008 3 30 /04 /avril /2008 22:52

Une fois passée outre l'affectation de Valéry qui singe parfois les circonvolutions maniérées des dialogues socratiques, on peut apprécier dans ses petits traités d'esthétique une acuité certaine. En relisant ce texte que je n'avais pas rouvert depuis le tout début de mes études, je suis surprise de voir combien il vit encore en moi. Combien ce style a innervé le mien (sans prétendre l'égaler, of course).

"Mais qu'est-ce qu'une flamme, ô mes amis, si ce n'est le moment même ?
Chose vive et divine !...
Ce qu'il y a de fol, et de joyeux, et de formidable dans l'instant même ?
Flamme est l'acte de ce moment qui est entre la terre et le ciel.
O mes amis, tout ce qui passe de l’état lourd à l’état subtil, passe par le moment de feu et de lumière…

La forme insaisissable et fière de la plus noble destruction.
Ce qui n’arrivera jamais plus, arrive magnifiquement devant nos yeux.
Comme la voix chante éperdument; comme la flamme follement chante entre la matière et l'éther, -et de la matière à l'éther furieusement gronde et se précipite,- la grande Danse, ô mes amis, n'est-elle point cette délivrance de notre corps tout entier possédé de l'esprit du mensonge, et de la musique qui est mensonge, et ivre de la négation de la nulle réalité ? -Voyez-moi ce corps, qui bondit comme la flamme remplace la flamme, voyez comme il foule et piétine ce qui est vrai ! Comme il détruit furieusement, joyeusement, le lieu même où il se trouve, et comme il s'enivre de l'excès de ses changements !
Mais comme il lutte contre l'esprit ! Ne voyez-vous pas qu'il veut lutter de vitesse et de variété avec son âme ? Il est étrangement jaloux de cette liberté et de cette ubiquité qu'il croit que possède l'esprit !
Sans doute, l'objet unique et perpétuel de l'âme est bien ce qui n'existe pas : ce qui fut et qui n'est plus ; ce qui sera et qui n'est pas encore ; ce qui est possible, ce qui est impossible ; voilà bien l'affaire de l'âme, mais non jamais, jamais, ce qui est !
Et le corps qui est ce qui est, le voici qui ne peut plus se contenir dans l'étendue !
Où se mettre ? Où devenir ? Cet Un veut jouer à Tout. Il veut jouer à l'universalité de l'âme. Il veut remédier à son identité par le nombre de ses actes. Etant chose, il éclate en événements. Il s'emporte ! Et comme la pensée excitée touche à toute substance, vibre entre les temps et les instants, franchit toutes différences ; et comme dans notre esprit les possibles s'ordonnent, ce corps s'exerce dans toutes ses parties, et se combine à lui-même, et se donne forme après forme, et il sort incessamment de soi. Le voici enfin dans cet état comparable à la flamme, au milieu des échanges les plus actifs... On ne peut plus parler de "mouvement"... On ne distingue plus ses actes d'avec ses membres...
Cette femme qui était là, dévorée de figures innombrables... Ce corps dans ses éclats de vigueur, me propose une extrême pensée : de même que nous demandons à notre âme bien des choses pour lesquelles elle n'est pas faite, et que nous en exigeons qu'elle nous éclaire, qu'elle prophétise, qu'elle devine l'avenir, l'adjurant même de découvrir le Dieu, ainsi le corps qui est là veut atteindre à une possesion entière de soi-même, et à un point de gloire surnaturel. Mais ce ne sont et ne peuvent être que des moments, des éclairs, des fragments d'un temps étranger, des bonds désespérés hors de sa forme.
- Regarde, mais regarde, elle danse là-bas et donne aux yeux ce qu'ici tu essaies de nous dire... Elle fait voir l'instant. O quels joyaux elle traverse. Elle dérobe à la nature des attitudes impossibles, sous l'oeil même du Temps. Il se laisse tromper... Elle traverse impunément l'absurde. Elle est divine dans l'instable, elle en fait don à nos regards.
- O mes amis, ne vous sentez-vous pas enivrés par saccades, et comme par des coups répétés de plus en plus fort, peu à peu rendus semblables à tous ces convives qui trépignent et qui ne peuvent plus tenir silencieux et cachés de leurs démons ? Moi-même, je me sens envahi de forces extraordinaires qui sortent de moi, qui ne savais pas que je contenais ces vertus. Dans un monde sonore, résonnant et rebondissant, cette fête intense du corps devant nos âmes offre lumière et joie....
Tout est plus solennel, tout est plus léger, tout est plus vif, plus fort ; tout est possible d'une autre manière ; tout peut recommencer indéfiniment. Rien ne résiste à l'alternance des fortes et des faibles. Battez, battez!... La matière frappée, et battue, et heurtée en cadence ; la terre bien frappée ; les peaux et les cordes bien tendues, bien frappées, forgeant joie et folie : et toutes choses en délire bien rythmé règnent.
Mais la joie croissante et rebondissante tend à déborder toute mesure, ébranle à coups de bélier les murs entre les êtres. Hommes et femmes en cadence mènent le chant jusqu'au tumulte. Quelque chose grandit et s'élève. J'entends le fracas de toutes les armes de la vie ! Les cymbales écrasent à nos oreilles toute voix des secrètes pensées. Elles sont bruyantes comme des baisers de lèvres d'airain.
On croirait que ceci peut durer éternellement. Elle pourrait mourir ainsi... Dormir peut-être, s'endormir d'un sommeil magique. Elle reposerait immobile, au centre même de son mouvement. Isolée, isolée, pareille à l'axe du monde. Elle tourne, elle tourne, elle tombe.
-Je ne suis pas morte et pourtant je ne suis pas vivante.
-D'où reviens-tu ?
-Asile, asile, ô Tourbillon !
J'étais en toi, ô mouvement, en dehors de toutes les choses."

Mysticisme torride.
Qui a dit que Valéry était poussiéreux ?

 

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Published by Clarinesse - dans Citations fascinées
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commentaires

genesis 30/08/2011 10:14



En fait plus on lit Valéry plus on le trouve grand. C'est un monument de la littérature française, ses Cahiers déjà sont monumentaux par la taille. Ses pensées, ses essais, ses articles, on
dirait qu'il a pensé à tout. Son style ne semble pas ampoulé mais riche et maîtrisé au contraire. Parfois très simple.


Le poème "Narcisse" est mis en scène on peut visionner plusieurs extraits sur YouTube:


http://www.youtube.com/watch?v=irIR8SNbMQg



schwartz marie josette 02/08/2011 14:55



suite à mon précedent commentaire merçi Monsieur PAUL VALERY de mélanger l'âme et la danse .



schwartz 02/08/2011 14:47



Que de subtilité,que d'élegance du langage.Pourqoi pa un hommage télévisé?



isabelle l. 04/10/2008 20:11

"le luxe de la langue", on a pu dire cela à propos de la richesse et de la maîtrise de l'écriture valéryenne.

Il n'est leçon, aucune, à donner à quiconque ! Le but de la poésie est bien de charmer l'existence, pas de la compliquer... Cependant... Les personnes tentées par l'acquisition de certaine aisance, de certaine agilité dans les pratiques d'écriture liront ce qu'Elena vient d'écrire dans les pages d'un article consacré à Paul Valéry... On verra à quel prix, de quelle peine, le "luxe" de la langue a pu être acheté.

" Connaissez-vous ce sonnet (irrégulier par ailleurs !) ?
Je le trouve plutôt bien... malgré son irrégularité. Il faut écouter ses occlusives - Q, G - comme dans "seC, orGueil, eXcès...", et leurs résorptions en chuintantes - CH, J - comme dans "Gemmes, Jus"...
Il y a une métaphore, un sens caché ("le sens doit être caché dans les vers comme la valeur nutritive dans les fruits") mais on s'en fiche ! C'est d'abord un régal de sonorités...

LES GRENADES (à lire lentement, intensément, phonème à phonème)

Dures grenades entr'ouvertes,
Cédant à l'excès de vos grains,
Je crois voir des fronts souverains
Eclatés de leurs découvertes...

Si les soleils par vous subis,
O grenades entrebâillées,
Vous ont fait d'orgueil travaillées
Craquer les cloisons de rubis,

Et que si l'or sec de l'écorce
A la demande d'une force
Crève en gemmes rouges de jus,

Cette lumineuse rupture
Fait rêver une âme que j'eus
De sa secrète architecture.

P. Valéry

(Paul Valéry qui disait : "Il y a toujours gros à parier que des vers sont mauvais.")

ICI COMMENCE L'HISTOIRE


"L'évolution de Valéry est une véritable leçon technique - je parle de l'évolution de son écriture.


"Il y a les poèmes de jeunesse, dans lesquels Valéry (comme ses contemporains) meuble un peu lourdement ses alexandrins d'adjectifs à tous les angles. La syntaxe est bien faible. Mais ces premiers poèmes, rassemblés vingt ans plus tard sous le titre Album de vers anciens contiennent du Valéry à venir. L' « ambre » par exemple, la « vendange », les « mouvements » du poème Anne (1890) appartiennent au lexique futur. La Jeune Parque 1913-1917 se souviendra de la figure féminine charnelle, du sommeil vaporeux et de l'amertume marine.

"Les presque vingt années durant lesquelles Valéry ne fit plus de vers l'ont arraché (qu'il l'ait ou non voulu) aux tics poétiques de l'époque. Il pouvait regarder de loin ce qui se faisait un peu partout... Il s'étonna lui-même de revenir au vers après une si longue absence. "Qui me l'aurait dit, je lui eusse ri au nez !"
En revanche il n'avait jamais cessé d'écrire ses fameux Cahiers. Tous les matins très tôt, "entre la lampe et le soleil", il notait, creusait, enchaînait ses réflexions sur tous les sujets qui excitaient son esprit curieux et inlassable - sciences, politique, poétique, psychologie, linguistique, esthétique... (Il le fit toute sa vie.)
Je peux croire que l'efficacité recherchée de ces notes quotidiennes dut forger la qualité de leur expression, - et renforcer par la suite l'exigence de l'écrivain poète.

"A plus de quarante ans Valéry revint donc au vers – aux vers plutôt ! - avec difficulté, commençant d'abord par réunir, puis reprendre, retoucher, corriger voire réécrire tous ses premiers poèmes en vue de la publication que Gide avait souhaité en faire (dans sa Nouvelle Revue Française). Il voulut composer une quarantaine de vers d'adieu à la poésie. Ces quarante lui devinrent un quasi-enfer quotidien durant quatre années (1913-1917), d'où sortit finalement le long monologue (cinq cent douze vers) de La Jeune Parque.(Il faut lire, si l'on est intrigué par cette douloureuse "remontée au jour" poétique, les lettres que Valéry écrivait à ses amis - Pierre Louÿs, André Gide... - durant cette période, dans ce Paris anxieux que les armées allemandes approchaient de plus en plus, dans ce calvaire d'un autre ordre de réalité qui était celui de la Grande Guerre.)

"Chose malgré tout amusante - mais aussi chose sérieuse, qui peut plaire aux lecteurs les plus techniquement intéressés par l'évolution de l'écriture valéryenne, comme de toute écriture d'ailleurs... En l'occurrence : le poète confesse qu'à ce moment pénible, c'est la redécouverte de Racine – à travers les récitations qu'il faisait faire à ses enfants des tirades apprises pour le collège - , qui lui apprit lui devenu adulte de quel ordre relevaient précisément les difficultés du poème qu'il s'efforçait d'écrire. Jamais probablement, sans ces récitations, il n'aurait exhumé Racine de ses propres souvenirs de collégien. Surtout surtout : jamais non plus, il n'aurait si profondément pris conscience de la nature et de la qualité de l'art de Racine ! (La leçon m'a toujours semblé fabuleuse.)

"Ce qui étonnait beaucoup Valéry, était d'abord l'impuissance dans laquelle il se trouvait, devant tout fragment de Racine, d'en modifier heureusement le moindre mot.

"Il s'étonnait encore, que Racine se soit refusé les facilités d'un vocabulaire plus exotique (de Ronsard à Racine, la réduction quantitative du lexique est très sensible). Non, Racine n'use guère que des "charmes" "larmes" "rigueur" "lois" "cruauté" "amour"... pour déployer avant tout la mobile virtuosité de son génie syntaxique et musical. Nul ne donne plus que lui relief à ses figures verbales, sans cesse renouvelées, dans un si constant souci de l'harmonie phonétique.

"La difficulté d'écrire une longue suite d'alexandrins sans les béquilles de mots trop étrangers au contexte, mais en variant constamment les tropes, est extrême. Valéry sentit intérieurement le "délice" de cette exigence (non plus intellectuelle que sensorielle) canalisée, tendue, soutenue et virevoltante, tout à fait proche de ce qu'il cherchait en composant. (De fait beaucoup de poètes chéris dans sa jeunesse en perdirent un peu d'éclat...) (Chut !)

"Récompense encore : « Chaque fois que j'améliore, renforce la qualité proprement phonique, phonétique, de mon poème, sa puissance sémantique, signifiante, se trouve augmentée… » Cette observation renvoie à quelque réflexion sur l'origine du langage.
(Aveu : tout ce que j'écris là, c'est un poète et metteur en scène, Louis Latourre, qui me l'a révélé. Je travaille avec lui par périodes. Quand il dit du Racine, du Valéry, j'ai l'impression que j'étais passée à côté de quelque chose de familier sans l'avoir jamais regardé vraiment, en fait sans le voir. J'ai l'impression bizarrement très agréable d'un sens complémentaire apporté par la propriété timbrée du son, que la diction détaille sans en avoir l'air… Comme s'il y avait des strates, une profondeur ou un relief indécelable à la lecture de surface (qui se laisse emporter par le sens et l'histoire.) Bref !

"Valéry a reçu cette leçon racinienne en pleine figure, il ne l'a pas assimilée d'un coup.

"Malgré le succès du poème publié il considérera toujours la Jeune Parque comme un exercice (cf. la dédicace du poème à André Gide). Les poèmes du recueil Charmes ont profité des « muscles » acquis par ce travail, de l'aveu même de l'auteur. Le Cimetière marin (le plus fameux poème) est encore lourd d'un riche vocabulaire. Il ne doit son état actuel qu'à l'impatience de Jacques Rivière qui l'arracha quasiment au bureau de Valéry, qui souhaitait le travailler encore et encore… « Ce que je fais ne me semble jamais assez mien » déclarait le poète.

"Les Fragments du Narcisse en revanche - trois fragments publiés de 1922 à 1926 – sont une réussite assez étonnante. Le monologue est bien plus fruité, plus riche de diphtongues, de voyelles nasales, et plus coloré que celui de La Jeune Parque. On y trouve des vers « XVIIe » remixés moderne, à savourer par tous les pores, intensément… Comme un … soleil (?) :



"(Narcisse parle, penché sur le miroir d'eau)

(…) Profondeur… Profondeur… Songes qui me voyez,
Comme ils verraient une autre vie,
Dites : ne suis-je pas celui que vous croyez ?
Votre corps vous fait-il envie ?

Cessez, sombres esprits, cet ouvrage anxieux
Qui se fait dans l'âme qui veille ;
Ne cherchez pas en vous, n'allez surprendre aux cieux
Le malheur d'être une merveille :
Trouvez dans la fontaine un corps délicieux...
(…)
Mais ne vous flattez pas de le changer d'empire.
Ce cristal est son vrai séjour ;
Les efforts mêmes de l'amour
Ne le sauraient de l'onde extraire qu'il n'expire…

PIRE.
Pire?…
Quelqu'un redit Pire… Ô moqueur !
Écho lointaine est prompte à rendre son oracle !
De son rire enchanté, le roc brise mon cœur,
Et le silence, par miracle,
Cesse !... parle, renaît, sur la face des eaux…
Pire?...
Pire destin !... Vous le dites, roseaux,
Qui reprîtes des vents ma plainte vagabonde !
Antres, qui me rendez mon âme plus profonde,
Vous renflez de votre ombre une voix qui se meurt…
Vous me le murmurez, ramures !... Ô rumeur
Déchirante, et docile aux souffles sans figure,
Votre or léger s'agite , et joue avec l'augure…
Tout se mêle de moi, brutes divinités !
Mes secrets dans les airs sonnent ébruités,
Le roc rit ; l'arbre pleure ; et par sa voix charmante,
Je ne puis jusqu'aux cieux que je ne me lamente
D'appartenir sans force d'éternels attraits !

"Ecoutez encore ceci, qui annonce déjà le Valéry plus âgé, décanté, plus abstrait :

Mais moi, Narcisse aimé, je ne suis curieux
Que de ma seule essence ;
Tout autre n'a pour moi qu'un cœur mystérieux,
Tout autre n'est qu'absence.
Ô mon bien souverain, cher corps, je n'ai que toi !
(…)
Est-il don plus divin de la faveur des eaux,
Et d'un jour qui se meurt plus adorable usage
Que de rendre à mes yeux l'honneur de mon visage ?
Naisse donc entre nous que la lumière unit
De grâce et de silence un échange infini !
(…)
Mais la fragilité vous fait inviolable,
Vous n'êtes que lumière, adorable moitié
D'une amour trop pareille à la faible amitié !


"Vous n'êtes que lumière, adorable moitié
D'une amour trop pareille à la faible amitié ! Wow ! un inédit de Racine ?

"Mais je vous parlerais de Valéry sans fin."

Je te comprends Elena !
Et aux lecteurs soucieux d'autres échos, d'infinis échos phonético-poético-politico-esthétiques (!) je soumets moi les nouveaux liens suivants :

http://www.critique-livre.fr/theatre/adonis-louis-latourre/

http://polartblog.blogspot.com/2008/06/sonnet-contemporain.html

http://polartblog.blogspot.com/2008/08/mallarm-sociologue-de-la-rpublique-des.html

http://theatreartproject.com

Clarinesse 05/10/2008 07:51


Merci de cette avalanche de richesses sur le luxe de la langue valéryenne.


joruri 10/05/2008 08:16

"L'intelligence ne se représente clairement que l'immobile".
"L'intelligence ne se représente clairement que le discontinu" (Elle ne perçoit le mouvement que comme une succession de point immobiles.)
Henri Bergson (l'évolution créatrice).

Clarinesse 10/05/2008 08:54


Voui, voui, ce vieux Bergson, je l'avais presque oublié... Où l'on constate une fois de plus que l'intellect rationnel, aussi brillant soit-il, n'est que cécité et sèche mécanique quand il ne
perçoit pas les mouvements, ceux du corps ou ceux de l'âme...


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