Dimanche 27 avril 2008

A cloche-plume,
De flaque d'encre en flaque d'eau,
Elle sautille, sans amertume.
Dans le ciel beau, nul n'est fardeau.
Pour que la cloche, comme l'enclume,
Sonne et résonne, ne faut-il pas
Faire vibrer l'air pur et vif
D'un coup de griffe ou de canif ?
Non, c'est la joie qui clame là
Tous les matins sans ombre,
Et les beautés du monde.

En direct de Clocher-les-Bécasses.

Rappel pour les retardataires :
Une clarine étant une cloche à vaches,
Qu'une clare* y naisse n'est donc point surprenant.

Désolée, ça m'a échappé.

*Qu'est-ce qu'une "clare", me direz-vous ?
Définition du petit Folbert illustré :
"La clare est aux lettres ce que la fine de claire est aux huîtres :
beaucoup de chair vaseuse, et une perle de temps en temps."

En écho à la légèreté de cette petite comptine que chantonne le fils en ce moment :

"Je reprends ma valise, ma canne et mon pépin,
Ma grosse malle grise et mon p'tit sac à main,
Et je sors : "Ohé, cocher, y a-t-il une place pour moi ?"
-Occupé !
-Je reprends ma valise..."

Il fait beau. Je vous aime.
par Clarinesse publié dans : Echappées poétiques communauté : Biffures chroniques
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