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3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 18:44

Pour clore cette trilogie linguistique non préméditée,
le choix est embarras.

Valérie Cruzin ?
Cette institutrice qui s'est suicidée à la suite de calomnies.
Voir les détails dans ces deux articles du blog de Dominique Boudou :
http://www.cetaitdemain.org/article-18237510.html et
http://www.cetaitdemain.org/article-17914070.html

Ingrid Betancourt ?
Certes, la mobilisation sur son unique nom peut révolter,
ignorant la multitude des autres malheurs du monde et bâtie sur
la richesse de son empire industriel et politique.
Mais reste intacte sa souffrance de n'avoir pas vu grandir ses enfants.
Et reste aussi sa valeur de symbole.


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commentaires

Enzo 25/04/2008 08:14

Comme quoi, les choses sont différentes selon les cultures.

Enzo 25/04/2008 07:29

Certes, certes, sans aller aussi loin que le pauvre canadien Bouchard, l'un des pionniers du masculinisme si traumatisé par un divorce l'ayant ruiné qu'il considéra comme le plus beau jour de sa vie celui où son fils lui annonça son homosexualité, je dirais que la condition masculine n'est pas si rose.

La Gaule antique était couverte à 75 % de forêt. Cela veut dire que chaque fois qu'on prend sa voiture pour aller d'un point à un autre, c'est grâce à celui qui s'est tué à défricher la forêt, à tracer la route, à la goudronner, à construire la voiture à l'usine. Et tous étaient des hommes.

Pour les talons-aiguilles, je ne me prononce pas : aucune femme que je connais n'en porte, aussi bien les Françaises que celles de mon peuple.

Et chez moi comme dans toutes les familles que je connais, le plus petit des enfants sait que le premier levé, le dernier couché, c'est papa. Pendant que maman dort (et elle le mérite), le bureau de papa est déjà allumé et papa travaille. Et quand, le soir, maman dort, le bureau de papa est souvent encore allumé et papa travaille...

L'homme, celui qui se tue au travail, que l'on envoie se faire tuer à la guerre... et encore, l'homme français n'est pas à pleindre à côté du canadien, vertiable bourdon qui peur du jour au lendemain se faire voler le travail de toute une vie par une simple demande sur papier. Il n'est pas à pleindre à côté du petit garçon afgyhan ou sierra-léonais à qui on tranche les mains pour qu'il ne puisse pas prendre les armes ou que l'on fait courrir sur les mines.

Tout cela pour dire que la victimisation, je suis vacciné...

Clarinesse 25/04/2008 07:40


Je vous rejoins sur ce point :
nul n'a le monopole du coeur, nul n'a le monopole de la souffrance non plus.
Ceci dit, dans la plupart des foyers (et dans le mien en tout cas), le premier levé, c'est la première levée.


Enzo 24/04/2008 21:59

Vision que je juge caricaturale. Le pouvoir, c'est comme l'économie parallèle : il y a ce qu'on voit officiellement, et ce qui est caché. Les femmes ont eu beaucoup plus de pouvoir qu'elles ne l'ont prétendu, sans avoir à forcer leur talent, puisqu'il s'agit des atout que Dame Nature (pas Sire Nature...) leur a donné.

Clarinesse 24/04/2008 22:29



Je doute que ce discours soit vrai en Inde (voire en Chine) où l'infanticide des petites filles est massif, où les épouses se vendent et s'achètent, où la sâti fut pratiquée pendant
longtemps... Dans l'Afghanistan des talibans et des bourkas. Dans les régions d'Afrique où l'on pratique l'excision, dans les réseaux de prostitution,...
Certes, dans bien des foyers, la femme assurant l'intendance, elle contrôle et règne sur l'espace domestique, tandis que le pouvoir des hommes est relégué à l'extérieur, dans les
attributs et les apparats de la cité. 
Mais quant aux "avantages" de Dame Nature, si l'on met de côté l'éventuel pouvoir que donne la séduction, doit-on rappeler ce que la fabrication d'un enfant "coûte" de plaisir à Monsieur et
de douleurs à Madame ?
Et dans un registre plus futile, avez-vous essayé de marcher avec des talons aiguilles ? (ce dont, soit dit en passant, je me dispense bien, n'ayant aucun goût pour les signes extérieurs
d'esclavage. Autant se balader avec un boulet aux pieds.)
Avez-vous mesuré les multiples déclinaisons de ce qu' "il faut souffrir pour être belle" ?
Le statut d'éternelle mineure n'est pas un mythe.
Le droit de vote octroyé au milieu du siècle.
La possibilité d'ouvrir un compte en banque sans l'accord de son mari accordée encore plus tard. La pilule et l'IVG qui enfin, leur donnent un minimum de maîtrise sur elles-mêmes et les
soustraient à l'épuisement imposé.
Je ne voudrais pas larmoyer et victimiser, ni sombrer dans le manichéisme et renvoyer à la préhistoire tout ce qui précède, mais tout de même.



Enzo 24/04/2008 21:23

... ce qui fut la condition de nombreux hommes également. Il y avait des hommes de pouvoir et des femmes de pouvoir, ces dernières utilisants leurs armes, c'est vieux comme Judith et Salomé...

Clarinesse 24/04/2008 21:36


Ce n'est pas faux, mais le rapport de forces est loin d'être égal,  les uns tirant leur position avantageuse de leur seule naissance, les autres ne conquérant leur pouvoir qu'à la force d'un
caractère exceptionnellement bien trempé.


Enzo 24/04/2008 18:29

Très intéressant. Si vous n'y voyez pas d'incovéniant, pouvez-vous me donner un panel de 10 femmes, vivantes ou mortes, contemporaine ou passées, les premiers noms qui vous passent par l'esprit.

Je suis curieux de voir quels peuvent être les modèles d'une personne qui est mon négatif (au sens photographique du terme)

Clarinesse 24/04/2008 19:58



a) Je ne vois pas bien sur quels critères fonder cette liste. Des femmes sans espérance, des milliards de noms n'y suffiraient pas, puisque depuis la nuit des temps, et aujourd'hui encore dans
bien des parties du monde hélas, elles n'ont guère eu le droit que de fermer leur bouche et d'ouvrir leur ventre, taillables et corvéables à merci.
Eh oui, vous ne m'attendiez pas sur le front du MLF (dont je ne cautionne pas toutes les positions non plus, loin de là).
Femme sans allégeances, ce n'est pas un mot en l'air, je l'espère.
b) Et nous en venons au petit b. Si vous me pardonnez ce manque de courtoisie, je me permets de ne me considérer comme le "négatif", fût-il photographique, de personne.
Libre de chacune de mes positions, d'accord ici, refusant là. Jamais je ne prendrai la carte d'un parti, jamais (ou presque) je ne signe de pétitions. Ce que je signe, je l'écris.
Jamais je ne me laisserai embrigader dans une armée, quelle que soit sa couleur, et brune moins encore qu'arc en-ciel.



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