C'est consternant ! Que des rivalités politiques puissent aller jusqu'à cautionner la mort à petit feu de son adversaire...
Le pathos : pouvoir mouvoir la foule.
Quant aux enfants, il est vrai que l'expression si policée et pitoyable de leur déchirement n'éveille guère que le malaise.
a) Je ne vois pas bien sur quels critères fonder cette liste. Des femmes sans espérance, des milliards de noms n'y suffiraient pas, puisque depuis la nuit des temps, et aujourd'hui encore dans
bien des parties du monde hélas, elles n'ont guère eu le droit que de fermer leur bouche et d'ouvrir leur ventre, taillables et corvéables à merci.
Eh oui, vous ne m'attendiez pas sur le front du MLF (dont je ne cautionne pas toutes les positions non plus, loin de là).
Femme sans allégeances, ce n'est pas un mot en l'air, je l'espère.
b) Et nous en venons au petit b. Si vous me pardonnez ce manque de courtoisie, je me permets de ne me considérer comme le "négatif", fût-il photographique, de personne.
Libre de chacune de mes positions, d'accord ici, refusant là. Jamais je ne prendrai la carte d'un parti, jamais (ou presque) je ne signe de pétitions. Ce que je signe, je l'écris.
Jamais je ne me laisserai embrigader dans une armée, quelle que soit sa couleur, et brune moins encore qu'arc en-ciel.
Je doute que ce discours soit vrai en Inde (voire en Chine) où l'infanticide des petites filles est massif, où les épouses se vendent et s'achètent, où la sâti fut pratiquée pendant
longtemps... Dans l'Afghanistan des talibans et des bourkas. Dans les régions d'Afrique où l'on pratique l'excision, dans les réseaux de prostitution,...
Certes, dans bien des foyers, la femme assurant l'intendance, elle contrôle et règne sur l'espace domestique, tandis que le pouvoir des hommes est relégué à l'extérieur, dans les
attributs et les apparats de la cité.
Mais quant aux "avantages" de Dame Nature, si l'on met de côté l'éventuel pouvoir que donne la séduction, doit-on rappeler ce que la fabrication d'un enfant "coûte" de plaisir à Monsieur et
de douleurs à Madame ?
Et dans un registre plus futile, avez-vous essayé de marcher avec des talons aiguilles ? (ce dont, soit dit en passant, je me dispense bien, n'ayant aucun goût pour les signes extérieurs
d'esclavage. Autant se balader avec un boulet aux pieds.)
Avez-vous mesuré les multiples déclinaisons de ce qu' "il faut souffrir pour être belle" ?
Le statut d'éternelle mineure n'est pas un mythe.
Le droit de vote octroyé au milieu du siècle.
La possibilité d'ouvrir un compte en banque sans l'accord de son mari accordée encore plus tard. La pilule et l'IVG qui enfin, leur donnent un minimum de maîtrise sur elles-mêmes et les
soustraient à l'épuisement imposé.
Je ne voudrais pas larmoyer et victimiser, ni sombrer dans le manichéisme et renvoyer à la préhistoire tout ce qui précède, mais tout de même.
Une femme bêtement calomniée et très sensible se suicide tandis qu'une autre va chercher la mort pour défendre la Liberté. Deux héroïnes modernes, liées par leur authenticité et chacune poussée aux limites d'elle même...Nous leur devons de pressentir ce que vaut une vie.
Je n'irai pas jusqu'à dire qu'il n'y a pas de compassion, mais plutôt qu'elle ne se situe pas toujours là où elle serait la plus utile.