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15 mars 2008 6 15 /03 /mars /2008 22:40

Un bagage culturel trop bien garni, c'est parfois lourd à porter. 
Des références intellectuelles se peuvent faire aussi envahissantes dans un texte que des étiquettes de voyages sur une valise : 
on finit par n'en plus voir la couleur d'origine.
Pour garder à sa veine tout son flot créateur, délions les mots :
- de leurs affinités éculées : c'est là qu'un peu de pensée aide.
- du poids des concepts et des discours trop didactiques : 
c'est là que trop d'étude pèse.

Je préfère les bouquets de fleurs sauvages aux fleurs de serres trop bien cirées.

Mais ne crachons pas sur l'Alma Mater. 
Eriger l'ignorance en vertu n'est qu'un des combles du snobisme.
Simplement, il faut avoir osé se salir les mains à la glaise de la vie, 
tremper le feu de son savoir dans l'eau glacée des luttes de survie,
pour endurcir l'acier de sa plume servant dehors.
Car de trop blanches mains ne font souvent qu'un blanc-manger un peu douceâtre.
 
(Petit hommage en réponse à Lephauste : 

"Dans un joug aussi on peut dans le secret de l'esprit tailler des pointes de flèches et les endurcir au feu de la révolte et de l'amour. Qui sont à quelques lettres près le même et unique sentiment, le sentiment de vivre en homme."


et Jonavin.)

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commentaires

Lephauste 16/03/2008 06:59

Il fallait apprendre à lire ? J'ai appris. Il fallait apprendre à écrire ? j'ai appris. Quel poids sur nos nuques d'enfant. Jusqu'à ce que je découvre que dans un joug aussi on peut dans le secret de l'esprit tailler des pointes de flèches et les endurcir au feu de la révolte et de l'amour. Qui sont à quelques lettres près le même et unique sentiment, le sentiment de vivre en homme. Merci pour les mots que vous laissez au bas de mes pages. Ne lâchons pas l'ombre tant que la proie n'en a pas fait tout à fait le tour.

Clarinesse 16/03/2008 07:21

C'est exactement cela : il ne s'agit pas de bouder les études, il s'agit de comprendre que jamais elles ne remplaceront "le feu de la révolte et de l'amour", "le sentiment de vivre en homme". La culture, il faut savoir s'en affranchir et la quitter un temps pour se salir les mains à la glaise de la vie, s'en prendre plein la figure pour mieux y revenir ensuite. Des blanches mains jamais abîmées ne font qu'un blanc-manger un peu douceâtre.PS : Me permettrez-vous d'ajouter les flèches aiguisées de votre commentaire au corps du texte-même ?

Inès 16/03/2008 03:24

Et puis je suis là, si tard à te lire...mais pourquoi donc?
Bien à toi

Clarinesse 16/03/2008 07:17

Pourquoi donc ? Je ne sais, mais je donnerais cher pour avoir le pouvoir de consoler les peines qui tuent le repos du corps et de l'âme. Le monde a besoin de ceux qui veillent. Ne le quittons pas.

Inès 16/03/2008 03:24

Délions les mots...que trop d'études pèsent
Et moi donc, des années de fac pour rien.
Comme ce que tu écris est juste.
Bien à toi

Clarinesse 16/03/2008 07:15

Oui, la fac, vaste problème. De mon côté, j'ai tout fait pour y mettre le moins possible les pieds.Ceci dit, ne crachons pas non plus dans la soupe, l'ignorance n'est pas une vertu non plus.

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