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28 février 2008 4 28 /02 /février /2008 16:06
Les mères essaient toujours d'apaiser les disputes d'enfants turbulents. 
J'ai ainsi souvent cherché à réunifier les antagonismes conceptuels.
Les oppositions binaires sont faites pour être dépassées.
Et les philosophes querelleurs peuvent parfois se laisser réconcilier.
Deux morceaux d'un vase brisé qui attendent d'être recollés.
Comme les pieds, les concepts n'avancent qu'en se dépassant l'un l'autre.
J'ai toujours considéré le dualisme comme un aveu d'échec.
Le conatus de Spinoza, c'est quand même autre chose que la glande pinéale de Descartes.
(Petit rappel :
Descartes ayant souscrit à la parfaite hétérogénéité de l'âme et du corps, il lui fallait tout de même trouver par quel miracle tous deux arrivaient à fonctionner de concert. Le seul bricolage de fortune qu'il trouva pour joindre les deux ? Une "glande pinéale", infime partie du cerveau censée articuler le corps l'âme. N'est-ce pas pathétique ?)

Rares sont les cas où il est justifié de se contenter d'une dualité. 
S'y résoudre, c'est renoncer à chercher le principe dynamique qui les unit.

Prenons l'exemple de l'ordre. Le pauvre est si souvent associé 
à l'indigence de l'esprit, à l'intolérance des idées. 
Opposé à l'art, à la liberté, à la bohême...
Parti de l'ordre, parti de brutes.

Mais il n'y a pas que les militaires qui vont au pas cadencé. 
L'ordre du mouvement n'est pas seulement celui des soldats qui défilent.
C'est aussi celui des figures de danse .

Le rythme n'est rien d'autre qu'un ordre donné au temps.
L'harmonie est un ordre.
Tout ce qui arrache au chaos, toute disposition non laissée à l'arbitraire du hasard est un ordre.

Pas de grâce sans ordre. 
Reste à savoir de quel ordre il s'agit, car rien de plus multiple et ambivalent.
Car un ordre qui s'aboie est un cri d'impuissance, et le chaos qui résiste alors n'est pas toujours du même côté. 
L'ordre n'est pas toujours celui du juste.

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Published by Clarinesse - dans Aphorismes informels
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commentaires

joruri 10/10/2008 21:14

Ce plongeon là fera des vagues, et pas que des vagues à l'âme...Je crains les réactions des gens quand ils vont réaliser les fruits de décennies de "réformes" et de saccage du secteur public. Tout ça pour ça ???

Grrrr....

Clarinesse 10/10/2008 23:03


Moui...


joruri 10/10/2008 19:51

Vu le merdier universel par les temps qui courent, plus personne ne voit grand-chose.
Ah ces gros cafards, on voit bien comment ils ont enfumé tout le monde...
Risques de conflits sociaux bien hard en perspective...
Foutez-moi ce marché au chiottes !
Hein ? Oui oui l'amour toujours ! :)

Clarinesse 10/10/2008 20:45


Bon résumé. A bas la finance ! Ca ne respire pas l'amour, un boursicoteur...


joruri 07/10/2008 06:19

Les métaphores ont filé sec... :)
Excusez l'indiscrétion...Mais grâce à elle, désormais, en plissant les yeux, on commence à y voir plus clair...

Clarinesse 10/10/2008 19:34


Ah ? Tant mieux alors... C'est vrai que tout cela doit sembler bien énigmatique.
Même de mon côté, je ne suis pas bien sûre d'y voir encore très clair...


joruri 06/10/2008 17:50

Développez svp ... : )

Clarinesse 06/10/2008 21:20


Euh, c'est un peu délicat...
Disons seulement qu'ils ne sont pas si rares, ceux qui ont choisi de (sur)vivre sans, parce qu'au bout d'un moment, s'en prendre plein la figure parce qu'on n'est pas fichu de savoir
entrebâiller la porte sans l'ouvrir en grand, ça devient lassant...
Certes, la lumière passe moins bien à travers la carapace, mais suffit de laisser aux yeux le temps de dilater leurs pupilles dans la pénombre.


joruri 06/10/2008 08:14

L'objet de l'amour passera peut-être, mais l'amour même ne passe jamais...

Clarinesse 06/10/2008 17:37



Pas si sûr...



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