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27 février 2008 3 27 /02 /février /2008 12:02
Où l'on s'aperçoit que l'auteur de ces lignes n'est qu'une insipide fleur bleue maintes fois coupée mais qui rechigne à fâner.

Procédons par ordre. 
a) Définition :
Pour figurer dans cette liste éminemment honorifique,
chacun de ces films a dû être vu entre trois et ...trente fois, peut-être, 
dans les périodes de cure anti-dépressive intensive.
b) Cette liste est programmatique.
On essaiera par la suite, au fil du temps et des articles, de faire un sort à chacun de ces chefs d'oeuvre, magistraux ou intimistes.
c) Classification :
Comme dans une armoire à pharmacie où il vaut mieux éviter de ranger les cachets contre l'Alzheimer du grand-père avec les pastilles au fluor du dernier né, nous nous efforcerons sagement de classer ces merveilleux antidépresseurs par catégories : par genres, par époques ou par pays, par réalisateurs ou acteurs fétiches,...
Parmi eux, de grands classiques aimés de tous, mais l'originalité n'est pas pour moi une vertu cardinale.
Mais aussi des films légers et mineurs dénigrés par tout intellectuel qui se respecte. Où l'on est bien obligé de reconnaître que je n'entre pas dans cette prestigieuse catégorie.

1°) Commençons par ce cher James Stewart.
Absolutely irresistible chez Capra :
Mr Smith goes to Washington (Monsieur Smith au Sénat)
It's a wonderful life
(La vie est belle).

Chez Lubitsch :
The shop around the corner  (dont Vous avez un message, avec Meg Ryan et Tom Hanks est un fade quoique tout à fait comestible remake truffé de références à son délectable aïeul)

Chez Franck Borzage :
The mortal storm, film moins connu mais touchant comme tout sur les débuts de la guerre en Allemagne

Chez Cukor :
Philadelphia story (Indiscrétions), 
avec Katherine Hepburn, Cary Grant et toujours James Stewart, qui eut un Oscar pour ce rôle.
Dialogues brillantissimes et numéros d'acteurs à l'alchimie unique.

2°) David Lean :
Pour son art de sublimer le regard à travers ceux de ses acteurs et pour sa façon de donner vie aux paysages, d'animer les moindres détails d'une feuille qui tremble ou d'une tache sur un papier peint.
Outre les archi-connus et justement multidiffusés 
Le docteur Jivago et Lawrence d'Arabie,
il a tourné une transposition irlandaise de Madame Bovary, 
La fille de Ryan, qui transfigure paysages et visages. Il ne craint pas d'y sublimer un romantisme incandescent à une époque (le début des années 1970 ) dominée par les déconstructions intellectualistes en tous genres. Les critiques, oeil myope et coeur sec, ont éreinté le film, et assez blessé David Lean pour lui faire cesser le cinéma pendant de longues années.
Comme lui, je ne m'en suis pas encore remise.

3°) (Michel Deville et) Nina Companez.
pour l'infinie grâce de leur esthétique littéraire et musicale :  
Raphaël ou le débauché, dont la lente tragédie qui se lit dans les yeux de Françoise Fabian est sans fond. 
L'Ours et la poupée, plus léger mais dont le charme aérien ne me lasse pas.
Il faut dire que sans l'apesanteur rythmée de la musique de Rossini, ce marivaudage plein de mots d'esprit perdrait beaucoup.
L'Allée du roi, ou la vie de Mme de Maintenon racontée par les voix ouatées de sagesse et nimbées de regrets de Dominique Blanc et Didier Sandre.

4°) Kenneth Branagh et Emma Thompson.
Much ado about nothing. (Beaucoup de bruit pour rien),
solaire adaptation shakespearienne.
Dead again, fable fantastico-sentimentale pas toujours réussie, mais attachante.


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Published by Clarinesse - dans Panthéon filmique
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commentaires

joruri 11/05/2008 11:16

Je ne lis jamais de romans en tous cas, plus du tout et depuis drôlement longtemps.. Seulement des essais, des poésies, des livres de vulgarisation scientifique, un peu de philo.
Mon penchant me portant clairement à la poésie.
J'en lis parfois jusqu'à 5 phrases par jour ! : ))
Sinon, je pourrais passer ma vie à lire des dictionnaires, j'en ai des tas ! :)
En parlant de ciné, je suis allé voir il y a trois quatre jours
"deux jours à tuer" avec Dupontel. C'était bien.
Avant, ce fut "Taken", avec liam Neeson. De la bagarre à mort ! Comme j'ai pratiqué plusieurs arts martiaux, j'aime bien ça...(Smiley qui rougit...)

Clarinesse 11/05/2008 17:52



1°) Rubrique livres : Cela fait aussi des années que je n'ai plus le temps ni l'esprit disponible pour me plonger dans des univers romanesques foisonnants, sauf de façon ponctuelle, si un livre
m'est recommandé par un ami. Je me contente le plus souvent d'essais ou même, à ma grande honte, d'articles dont le survol me permet de pallier un peu le manque de temps. Quant à la poésie, mon
rapport à ce genre est assez dialectique. J'ai finalement un peu de mal avec la poésie pure (sauf celle que je découvre sur certains blogs et qui est parfois vraiment puissante.) Je la préfère
toujours mêlée à de la prose, comme chez Gracq, Bobin, Claudel... Tu en lis cinq phrases par jour ! Gare à l'overdose !
Mais les dicos et autres encyclopédies, pareil, j'adore cette façon de butiner librement d'une page à l'autre, de suivre l'association de ses idées et du hasard des pages
2°) Rubrique cinéma : Pouah, les films d'action, ça me fait fuir ! Je préfère les belles histoires d'amour avec de jolies robes. Eh oui, les poncifs, y en a pas que chez les autres.



joruri 08/05/2008 15:11

Je n'en connais pas un seul...
Non, mon orgueil m'interdit de laisser paraître aussi peu que ce soit le trois fois rien de ma "culture" dans ce domaine !
J'ai cependant une chance enviée: je m'intéresse dans la plupart des cas tellement au cinéma que je peux voir un film deux, voire trois fois sans réaliser que je l'ai déjà vu...
Je ne dis pas qu'il n'y en a pas deux ou trois qui me sont restés, mais de là à confesser lesquels en public...

Clarinesse 08/05/2008 20:09


Ah bon, ne seraient-ils pas fréquentables pour des jeunes filles de bonne famille ?
De mon côté, c'est l'inverse. Je peux regarder, je ne sais pas, plus de trente fois un film si j'y trouve vraiment en lui de quoi me nourrir. J'ai beau le connaître pas coeur, je ne m'en lasse pas,
comme d'ailleurs les romans qui m'ont façonnée.


Janeczka 27/02/2008 22:22

J'adore James Stewart!!!!
Quelle elegance... une presence, une diction...
Ahlala, ca me donne envie d'en voir! (certains que tu as nomme, je ne connaissais pas, ou je ne les ai pas vus)

Clarinesse 27/02/2008 23:45

Chouette, encore une fan de J. S. ! C'est vrai qu'il est difficile de trouver mieux : sa façon d'être et de dire traversent encore l'écran un demi-siècle après avoir impressionné la pellicule. Ceci dit, il y a un autre James, tout jeunot, qui me semble taillé dans le même bois, dont la voix et le visage sont aussi extraordinairement malléables et expressifs, dans Atonement ou Becoming Jane, par exemple. je n'en dis pas plus, parce qu'il ne faudrait quand même pas qu'on découvre à quel point je ne suis qu'une pôv' midinettte.

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