Entre deux mots, il faut choisir le moindre.
Se nourrir de vocables allégés en dérivation. Préférer les radicaux libres.
Un taux excessif de suffixes ou préfixes dans le corps de la phrase nuit à la bonne circulation du sens.
Quand le nom dérive du verbe, mieux vaut user du verbe.
Quand le substantif prime et que le verbe en descend, usons du nom.
Quand l'adjectif est premier, laissons-le passer.
Allier la fluidité du verbe à la densité minérale des noms galets où coule la rivière en phrases.
Que l'eau ricoche et ondule, et prête ses reflets à la pierre lisse et dure.
Euh, non, je n'y pense pas quand jécris, mais quand je relis. D'ailleurs, certaines de ces normes se contredisent. Il y aurait encore du travail avant de constituer un véritable Art poétique cohérent. Mais en bonne ex-philosophe ratée, j'aime bien légiférer sur ce que je fais, énoncer mes propres lois, pour garantir mon auto-nomie contre d'éventuelles influences inconscientes et indésirables. Je ne veux pas subir les façons de parler qui vont sans dire, et se fraieraient un chemin vers le coeur de mon cerveau sans mon autorisation, subrepticement.
réponse de : Clarinesse (site web)
le: 09/02/2008 09:30:41
Tu penses à tout ça quand tu écris, vraiment à chaque phrase ?