On construit des éoliennes. Bravo, et il en faudrait bien plus.
Des panneaux solaires, idem.
Mais il faudrait aussi songer à réduire les détours.
N’y allons pas par quatre chemins.
Pourquoi ne pas réhabiliter l’énergie éolienne sans passer par la case électricité ?
Dans les transports maritimes, par exemple.
La mondialisation ne cesse de multiplier les échanges, faisant parcourir plusieurs tours du monde au moindre jean comme à tous les produits, high tech ou pas, fabriqués en Asie.
Faisant traverser l’Europe en tous sens au moindre yaourt à la fraise, allant chercher le lait ici, les fruits à cinq mille kilomètres de là, faisant fabriquer les pots encore ailleurs.
Notre société est un bateau ivre de surconsommation effrénée. Stop !
Qu’on cesse cette course absurde qui nous mène au gouffre !
Qu’on ouvre les yeux. Qu’on relie les problèmes pour les résoudre au lieu de se lamenter sur l’inertie du paquebot-monde.
Impossible de réduire certains transports inter-continentaux ? Soit.
Le pétrole, et c'est tant mieux, commence à manquer ?
Mais dans ce cas, qu’on réhabilite la marine à voile !
Il y a trop de chômage ? Et bien, même si l'on sait déjà automatiser bien des opérations en ce domaine, ne serait-ce pas là l’occasion rêvée de constituer les nombreux équipages nécessaires
à la manœuvre de ces navires. Il ne s’agit pas d’un retour en arrière. Il ne s’agit pas de ressortir les vieux gréements.
Rien n’interdit d’utiliser de nouvelles technologies, des matières légères comme celles conçues pour les prototypes élancés dans les courses autour du globe.
Il s’agit seulement de cesser cette aveugle et folle fuite en avant qui conduit au naufrage.
Ouvrons les yeux ! Ecoutons le vent.
Cessons ces ricanements de nantis qui fustigent le retour à l’âge des cavernes sans comprendre que c’est notre mode de vie actuel qui nous y ramènera manu militari, marris et meurtris, si l’on
continue de courir après le dernier cri sans comprendre, une fois pour toutes, que la Terre est ronde, que ses ressources ne sont donc pas infinies, que son atmosphère n’est qu’un équilibre
précaire et déjà altéré, que ses océans acidifiés par le carbone nous font changer d’ère géologique, etc...
De toute urgence, nos peuples d’enfants gâtés doivent entendre l’appel à la raison. Car ce modèle de société à satiété sera encore moins viable, partagé par tous les continents, ce qui est déjà
bien avancé pour l'Asie.
Où ils se brûleront bientôt à la colère de la Terre.
Voir ici des preuves en images que c'est l'intelligence qui sauvera le monde
comme elle pourrait le perdre :
http://buycott.eu/index.php/Durable-et-equitable/Un-cargo-et-un-cerf-volant.html
(Merci à Papistache pour l'info.)
PS : Là, j'écris en tout petit, car j'ai quand même vaguement honte, et peur de perdre tous mes amis, effrayés de voir comme il vente fort devant ma porte. Mais comme l'idée me
passait par la tête, je me suis dit que je pourrais quand même la présenter à mes coblogueurs, même si elle ne va pas plaire, mais pas plaire du tout (à moi, pas tant que ça non plus, d'ailleurs,
m'enfin, si on ne fait un sort qu'aux idées qu'on aime, on tourne en rond.)
Allez, je la lance. Attention, âmes sensibles, s'abstenir. Elle risque d'exploser de façon intempestive en retombant.
Donc, pensais-je par devers moi tout en collant un lé de papier peint (Leroy Merlin, le roi des (dés)enchanteurs qui mène à tout) en plus de résoudre la pénurie de pétrole, les émissions de gaz à
effet de serre et le chômage, la navigation non polluante pourrait aussi contribuer à limiter la surpopulation carcérale et la dépression des prisonniers. Non, vous ne voyez pas ? Et bien, si le
vent vient à manquer ou s'il est impossible de le remonter, quelques p'tites paires de gros bras au bout de grandes rames, ça peut servir. Ben oui, un séjour aux galères, (non, là,
vraiment, j'exagère. Ca se voit, derrière l'écran, que je suis rouge comme une pivoine et que je cache ma face que l'on ne saurait voir sous le tapis ?), ça leur ferait faire du sport,
prendre l'air, voir du pays. Très bon pour le moral, tout ça !
Y en a bien qui font ça pour le plaisir. Demandez à D'Aboville ou Peggy Boucher. Bien sûr, pas question de les maltraiter. On n'est pas des bêtes ! Ben-Hur, tout le monde a vu et frémi
d'indignation aux coups de fouet. Au contraire. Du repos largement, des repas délicieux, des massages, des remises de peine, tout ça sans ironie, sur la base du volontariat et contre la
constitution d'un petit pécule. Sans rire, je suis sûre qu'il y en a qui seraient partants, si on leur demandait, au lieu de moisir à Fleury Mérogis.
"Quand ça fait plaisir, et qu'ça débarrasse", hein, Zézette ?
(J'ai honte, mais j'ai honte ! Mais bon, idea jacta est, comme on dit en bas breton, et ne m'envoyez pas trop de tomates : même fraîches, j'aime pas, alors
pourries...
PS : Ca existe un smiley pour dire qu'on est mort de rire et de honte en même temps ?
Bon, faudrait quand même pas que cette seconde partie décrédibilise la première)
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