Cahiers de l'aube.

1°) Window : nom anglais de la fenêtre. Etymologie : 
de l'ancien saxon Wind Auge,
l'oeil du vent.

2°) Les métaphores, c'est comme les collants. 
Ca file vite si on n'y prend pas garde;

3°) - Métaphore et crie-toi. (d'après Luc)

Mardi 12 février 2008

On construit des éoliennes. Bravo, et il en faudrait bien plus. 
Des panneaux solaires, idem.
Mais il faudrait aussi songer à réduire les détours. 
N’y allons pas par quatre chemins.
Pourquoi ne pas réhabiliter l’énergie éolienne sans passer par la case électricité ?
Dans les transports maritimes, par exemple.
La mondialisation ne cesse de multiplier les échanges, faisant parcourir plusieurs tours du monde au moindre jean comme à tous les produits, high tech ou pas, fabriqués en Asie.
Faisant traverser l’Europe en tous sens au moindre yaourt à la fraise, allant chercher le lait ici, les fruits à cinq mille kilomètres de là, faisant fabriquer les pots encore ailleurs.
Notre société est un bateau ivre de surconsommation effrénée. Stop !
Qu’on cesse cette course absurde qui nous mène au gouffre !
Qu’on ouvre les yeux. Qu’on relie les problèmes pour les résoudre au lieu de se lamenter sur l’inertie du paquebot-monde.
Impossible de réduire certains transports inter-continentaux ? Soit.
Le pétrole, et c'est tant mieux, commence à manquer ?
Mais dans ce cas, qu’on réhabilite la marine à voile !
Il y a trop de chômage ? Et bien, même si l'on sait déjà automatiser bien des opérations en ce domaine, ne serait-ce pas là l’occasion rêvée de constituer les nombreux équipages nécessaires à la manœuvre de ces navires. Il ne s’agit pas d’un retour en arrière. Il ne s’agit pas de ressortir les vieux gréements.
Rien n’interdit d’utiliser de nouvelles technologies, des matières légères comme celles conçues pour les prototypes élancés dans les courses autour du globe.
Il s’agit seulement de cesser cette aveugle et folle fuite en avant qui conduit au naufrage.
Ouvrons les yeux ! Ecoutons le vent.
Cessons ces ricanements de nantis qui fustigent le retour à l’âge des cavernes sans comprendre que c’est notre mode de vie actuel qui nous y ramènera manu militari, marris et meurtris, si l’on continue de courir après le dernier cri sans comprendre, une fois pour toutes, que la Terre est ronde, que ses ressources ne sont donc pas infinies, que son atmosphère n’est qu’un équilibre précaire et déjà altéré, que ses océans acidifiés par le carbone nous font changer d’ère géologique, etc...
De toute urgence, nos peuples d’enfants gâtés doivent entendre l’appel à la raison. Car ce modèle de société à satiété sera encore moins viable, partagé par tous les continents, ce qui est déjà bien avancé pour l'Asie.
Où ils se brûleront bientôt à la colère de la Terre. 

Voir ici des preuves en images que c'est l'intelligence qui sauvera le monde 
comme elle pourrait le perdre : 
http://buycott.eu/index.php/Durable-et-equitable/Un-cargo-et-un-cerf-volant.html 
(Merci à Papistache pour l'info.)

PS : Là, j'écris en tout petit, car j'ai quand même vaguement honte, et peur de perdre tous mes amis, effrayés de voir comme il vente fort devant ma porte. Mais comme l'idée me passait par la tête, je me suis dit que je pourrais quand même la présenter à mes coblogueurs, même si elle ne va pas plaire, mais pas plaire du tout (à moi, pas tant que ça non plus, d'ailleurs, m'enfin, si on ne fait un sort qu'aux idées qu'on aime, on tourne en rond.) 
Allez, je la lance. Attention, âmes sensibles, s'abstenir. Elle risque d'exploser de façon intempestive en retombant.
Donc, pensais-je par devers moi tout en collant un lé de papier peint (Leroy Merlin, le roi des (dés)enchanteurs qui mène à tout) en plus de résoudre la pénurie de pétrole, les émissions de gaz à effet de serre et le chômage, la navigation non polluante pourrait aussi contribuer à limiter la surpopulation carcérale et la dépression des prisonniers. Non, vous ne voyez pas ? Et bien, si le vent vient à manquer ou s'il est impossible de le remonter, quelques p'tites paires de gros bras au bout de grandes rames, ça peut servir. Ben oui, un séjour aux galères, (non, là, vraiment, j'exagère. Ca se voit, derrière l'écran, que je suis rouge comme une pivoine et que je cache ma face que l'on ne saurait voir sous le tapis ?), ça leur ferait faire du sport, prendre l'air, voir du pays. Très bon pour le moral, tout ça !
Y en a bien qui font ça pour le plaisir. Demandez à D'Aboville ou Peggy Boucher. Bien sûr, pas question de les maltraiter. On n'est pas des bêtes ! Ben-Hur, tout le monde a vu et frémi d'indignation aux coups de fouet. Au contraire. Du repos largement, des repas délicieux, des massages, des remises de peine, tout ça sans ironie, sur la base du volontariat et contre la constitution d'un petit pécule. Sans rire, je suis sûre qu'il y en a qui seraient partants, si on leur demandait, au lieu de moisir à Fleury Mérogis.
"Quand ça fait plaisir, et qu'ça débarrasse", hein, Zézette ? 

(J'ai honte, mais j'ai honte ! Mais bon, idea jacta est, comme on dit en bas breton, et ne m'envoyez pas trop de tomates : même fraîches, j'aime pas, alors pourries...
 PS : Ca existe un smiley pour dire qu'on est mort de rire et de honte en même temps ?
Bon, faudrait quand même pas que cette seconde partie décrédibilise la première)

par Clarinesse publié dans : Ecolonomie communauté : La commune des philosophes
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Lundi 11 février 2008
Il est communément admis qu'avant d'adopter un être vivant, 
tout adulte responsable se doit de s'enquérir des règles d'entretien 
que nécessite sa nouvelle acquisition.

A une plante, on donne de l'eau.
A un chat, on donne des croquettes.
A une femme, on donne des mots (d'amour, ça va mieux en le disant).
Sinon, ça dépérit, comme une plante verte sans soleil.

Certes, c'est un peu plus complexe, comme animal de compagnie.
Ca nécessite aussi une oreille attentive, un oeil bienveillant, un coeur vigilant, des gestes d'empathie...
Mais les mots d'amour, c'est quand même le b-a : ba. 
Et si possible, pas en binaire.
Des mots qui savent dire, simplement ou pas, ce qu'on ressent.
Le coeur ne gagne rien à l'avarice. 
L'or des mots coûte moins cher que celui des bijoux, et rapporte bien plus.
Enfin, je m'en voudrais de généraliser...
Cela n'engage que moi.

par Clarinesse publié dans : Humeurs, rumeurs.
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Lundi 11 février 2008
1°) Rappel de base :
Avant de cultiver le second degré, il importe de construire le premier. 
Ne pas abuser de la dérision avec les jeunes enfants.
2°) Le second degré ne nourrit pas son âme.
Il est des moments pour le rire, cette "politesse du désespoir",
et d'autres pour avoir le courage d'exprimer ses émotions, sans pathos si possible, mais sans non plus se masquer constamment derrière le rictus crispé de la moquerie hautaine.
3°) Le second degré nécessite de la virtuosité.
Desproges le délectable savait avec génie manier toutes les résonances de la langue pour suggérer, derrière l'élégante mise à distance, que le coeur ne se cachait que par pudeur.

Bref, il s'agit de ne pas utiliser le langage que pour signaler un manque, mais aussi pour exprimer un satisfecit, qui va trop souvent sans dire.
Notre société moderne imbue de ses droits oublie un peu trop souvent ce que signifie le mot "gratitude", exigeant tout comme un dû, ne recevant rien comme un don. Reconnaîre une dette, ce n'est pourtant pas se lier pieds et poings liés à un marchand de Venise exigeant le prix du sang. C'est avoir le courage de dire ce qui est bel et bon avant de critiquer le détail imparfait.
De dire quand la soupe est bonne, et pas seulement quand elle manque de sel.



par Clarinesse publié dans : Aphorismes informels
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Dimanche 10 février 2008
Il paraît que les femmes sont multi-tâches.
M'aurait-on menti ? Faut-il que j'aille modifier mon dossier à l'état-civil ?
Je me plie, certes, aux contraintes de chaque jour et vaque d'heure en minute au fatras hurlant des urgences impératives, catégoriques.
Mais je ne peux mener à bien, à vraiment bien, deux ordres à la fois.
Les interruptions me rompent.
Je fais avec le temps comme avec mes sacs : les emplir jusqu'à crouler sous leur crue, jusqu'à les faire déborder, submergée sous la crainte du dépourvu.
Prendrais presque une boussole et un canif en centre-ville, au cas où...
Je m'égare si facilement. Ici même, en ces lignes sinueuses, si noueuses,
je perds le fil de mon à-propos, car ce n'était pas dans cet axe que je voulais me diriger. 
Désorientée. C'est pourquoi l'extrême-Occident du Finistère me rassure : 
le rivage donne à la marche une limite aussi claire que les lignes des cartes.

"Dis, Gression, vas-tu cesser de me détourner du sens commun à ce texte ?"

J'erre donc d'ère en ère. 
Il est des décennies pour aimer et d'autres pour créer.
Il est des ans pour perdre sa vie à la gagner et d'autres pour la retrouver.
Des ères philosophiques ou poétiques. 
Des aires du temps pour métaphysiquer, esthétiser ou politiquer.
Il est des mois pour lire et d'autres pour écrire. 
Des mois pour s'immerger sans retenue dans le visionnage réitéré jusqu'à la manie du même film salvateur ou d'une série magistrale 
et d'autres pour maltraiter d'innocents objets qui ne m'ont rien fait et qui se demandent encore pour quelle raison insensée il me faut transformer 
une housse de coussin en sac à main, 
un pantalon en sac d'écrivaillon, 
un bout d'ficelle en bout d'chandelle, 
en fredonnant un p'tit bout d'chant à tout bout d'champ.
par Clarinesse publié dans : Humeurs, rumeurs.
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Dimanche 10 février 2008
J'ai toujours préféré la clarté aux ténèbres enfumées.
Je n'ai jamais endossé la panoplie de l'intellectuel prescrite par le microcosme des penseurs mondains.
Mais force est de constater que la nuit reste souvent, hélas, le seul espace-temps où se réfugier hors des sollicitations quotidiennes.
Quel dommage que le sommeil réclame ses droits si impérieusement, et ne tolère guère que l'on courtise l'Empire de la nuit sans lui présenter ses hommages. Il se venge alors en étendant au jour un voile d'ombre et de somnolence pour obliger bien vite à réintégrer l'ordre immuable de l'alternance pendulaire.
Mais on peut ruser. Plutôt que de courir comme Cendrillon après la limite fatidique de minuit dont la transgression fera, le lendemain impitoyable, de la princesse alerte une citrouille empesée, volons au jour sa naissance.
Ne laissons pas le soleil se lever sans nous.
Et glissons nous sans bruit à travers la maisonnée assoupie vers le papier docile ou le clavier tentateur pour y faire quelques gammes de lettres avant que l'aurore aux doigts de rose, ses lois n'impose.
On sait à qui les lève-tôt croient que le monde appartient.
Et quand le premier, le tout premier oiseau du jardin voisin offre ses vocalises matutinales à la seule oreille, peut-être, éveillée du quartier, comment ne pas s'abandonner à la plénitude de cet instant de grâce pure où le jour se lève avec le monde qui renaît.
"The early bird catches the worm.
The early mind wakes up the storm."

par Clarinesse publié dans : Humeurs, rumeurs. communauté : Au fil des mots
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Dimanche 10 février 2008
L'infinie et grouillante multitude des choses sauve et noie à la fois.
Ballottée sur le dérisoire océan des objets, je dérive, cramponnée aux choses comme à un radeau d'infortune, au lieu de me jeter à l'eau et de nager en direction de ma finalité essentielle.

Ne pas
mépriser la matière, ne pas se méprendre sur sa richesse. 
Ne pas la maltraiter. En prendre soin. Savoir la voir. Oser la toucher.
L'objet est tout sauf un intouchable.
Il faut le manipuler, le transformer.
Le tordre même, mais sans torture, mais à dessein.
Ne pas laisser ce soin aux hasards des maladresses, au fil mauvais des accidents.
En extraire tous les potentiels, cachés même aux yeux de son fabricant.
S'affranchir du mode d'emploi. 
Le libérer de son usage premier comme on ôte ses chaînes à un esclave épuisé.
par Clarinesse publié dans : Bricolotrucs
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Samedi 9 février 2008
Ou comment on paralyse ses bleus à l'âme.(suite)

Certains plongent sous la surface brillante du bonheur apparent.
Veulent creuser le fond des blessures pour n'en pas accepter les ternes et mortes cicatrices. Entretenir le flot sacré du sang pourpre qui jaillit.
Cerveau en perpétuelle éruption.
Quand je cherche au contraire à contenir, clore et circonscrire les débordements et les angoisses de mes circonvolutions neuronales.
Quand je préfère la contemplation des vertes étendues sous un ciel immense aux plongées en apnée dans les méandres tourmentés d'ombres.
Je ne veux pas couler dans le silence des profondeurs.
Car le silence, comme le vide sous la pression sous marine, appelle le tourbillon. Derrière les paupières closes, la valse macabre des idées noires commence.
Les ténèbres ne sont pas vides : elles congédient le monde, mais sont emplies de monstres. Je crains le vacarme qui surgit dès que le silence s'installe.
J'ouvre les yeux. Je cherche la lumière et l'espace, la terre et le ciel.
Je crains l'obscur, où seul, on doit faire face à ses pensées tourbillonnantes comme des feux follets. Elles scintillent, non comme des étoiles rassurantes, mais comme les yeux phosphorescents d'une bête sauvage, prêtes à bondir pour dévorer l'esprit qui les nourrit et s'offre à elles, à le fasciner pour le détourner du droit chemin, du chemin simple où l'on passe à gué, sans plonger, pour retrouver son foyer et les siens, ses affaires et ses corvées.

Se sauver du fond par la surface. 
On peut être superficiel par hygiène, frivole par ascèse, par souci de ne pas piétiner le brin d'herbe, de ne pas négliger l'infime détail. 
Esthétique par éthique.
J'emprisonne seulement les idées dans les jolies boîtes des catégories pour qu'elles ne se nourrissent pas de moi comme le feu fait du corps une cendre.
Je refuse de laisser les mots parler seuls, les souffles passer, les visions s'introduire en mon for défoncé.
Je préfère bricoler avec les morceaux de verre brisé scintillant en surface que de plonger pour chercher la cause du naufrage qui les fracassa. 

par Clarinesse publié dans : Humeurs, rumeurs.
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Jeudi 7 février 2008
Le mal à l'âme, l'on ne peut "pas (l'un drôle"et l'autre pas) l'ignorer.
(L'apin compris ? Qui n'a vu le palindrome ?)
Bon, on arrête de jouer, et on reprend, sans palindrome cette fois.
Le mal à l'âme, donc (ça y est, elle recommence ! C'est pas possible !)
Le mal à l'âme, dis-je, ça se soigne.
Comme les cors au corps et les coups au cou. 
(Si vous avez d'autres homonymies capillotractées, j'achète.)
Enfin, ça s'apprivoise, mais ça ne se guérit pas.

Comment donc soigner le mal à l'âme ?
Plusieurs écoles se crêpent le chignon à ce sujet.
Vous remarquerez qu'on ne sort pas des tirages de cheveux, dans ces lignes filasses.
C'est terrible ! On essaie de parler sérieusement d'un sujet grave, 
et le sous-moi n'arrête pas de chatouiller les méninges du sur-moi. 
Impossible de suivre le fil de ses pensées : elles s'emmêlent dans les pattes des mots qui n'arrêtent pas de jouer ensemble. Chat, suffit !
Revenons à nos questions.
Donc, il paraît, ai-je ouï dire, qu'on peut soigner ses maux d'esprit de diverses manières. 

1°) La catalyse.
Il y a les chimistes qui répondent :
"Psychotropes, neuroleptiques ou Marie-Jeanne" quand on leur demande :
"D'où viens-je ? Où cours-je ? Dans quel état j'erre ?".
Impasse. Sans commentaire. Car comment taire l'angoisse aux mains de fer avec des somnifères ?

2°)
L'analyse.
Il y a les disciples de Freud et Lacan qui disent :
"Allongez-vous donc sur mon divan qu'on cause un peu."
Ces psys là aiment gratter là où ça fait mal. Mais saigner n'est pas soigner. Ca ne guérit pas. Comme disait Woody Allen ou un autre : "Après vingt ans de psychanalyse, je ne vais pas mieux, mais je sais pourquoi." Belle jambe, mauvais oeil.

3°)
La pyrolyse.
Il y a la fuite : dans le travail, dans la frénésie de l'agitation quotidienne, dans les vains bavardages, dans la mascarade sociale.
Ou le regard détourné. Vers le bleu du ciel ou celui des yeux du fils.
Vers le beau qu'on se force à voir malgré tout. 
Le positivisme (celui de Carrefour, pas celui d'Auguste Comte).
La combustion du charbon ardent qui obscurcit l'âme dans la clarté rougeoyante de l'espérance forcenée.

4°) La "faut que j'lise".
Ma méthode préférée. Je ne puis dire comme Montesquieu, "n'ayant jamais eu de chagrin qu'une heure de lecture n'ait dissipé" que le pire des désespoirs est soluble dans une belle phrase, mais force est d'admettre que la concentration en poison du mal de vivre diminue fortement si on la mélange artistement aux mots.
Car les mots sans l'art sont impuissants. Il ne suffit pas d'assommer de SMS ses copines pour faire fuir l'angoisse. La vacuité n'a jamais vaincu la peur du vide. Le soulagement du bavardage s'évanouit sitôt le téléphone raccroché.
Non, il y faut de l'art. La puissance de sublimation du mythe transfigure la petite vie étriquée qui fait souffrir comme une chaussure trop étroite.
Le récit du malheur en roman ou en film.
Elu meilleur antidote à la déprime depuis Orphée et Aristote.

5°) La "lettre à 'Lise"
Deux versions:
-L'écriture : la page blanche pour idées noires.
La meilleure lessive à laver le cerveau jamais inventée.
Ecologique et efficace. Aucun déchet toxique.
-La musique, excellent dérivatif aussi pour transfigurer les mésaventures de Psyché.
Accepter le flux et le reflux du mal de vivre et de la joie.
Ecouter la chanson de Barbara :
http://uk.youtube.com/watch?v=DhlK4tEvfAU

Voir aussi à ce sujet l'article : Addiction, aspiration.
http://l-oeil-du-vent.over-blog.com/article-15437872.html
pour mieux se convaincre que je radote déjà. 
Si c'est-y pas malheureux. Si jeune !




par Clarinesse publié dans : Humeurs, rumeurs. communauté : Biffures chroniques
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Mardi 5 février 2008
Entre deux mots, il faut choisir le moindre.
Se nourrir de vocables allégés en dérivation. Préférer les radicaux libres.
Un taux excessif de suffixes ou préfixes dans le corps de la phrase nuit à la bonne circulation du sens.

Quand le nom dérive du verbe, mieux vaut user du verbe. 
Quand le substantif prime et que le verbe en descend, usons du nom.
Quand l'adjectif est premier, laissons-le passer.

Allier la fluidité du verbe à la densité minérale des noms galets où coule la rivière en phrases.
Que l'eau ricoche et ondule, et prête ses reflets à la pierre lisse et dure.
par Clarinesse publié dans : Stylismes: Petit art poétique
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Mardi 5 février 2008

"La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil."
par Clarinesse publié dans : Citations fascinées
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