Cahiers de l'aube.

1°) Window : nom anglais de la fenêtre. Etymologie : 
de l'ancien saxon Wind Auge,
l'oeil du vent.

2°) Les métaphores, c'est comme les collants. 
Ca file vite si on n'y prend pas garde;

3°) - Métaphore et crie-toi. (d'après Luc)

Dimanche 25 mai 2008
Les plus grands ennemis d'une idée ne sont pas ses adversaires,
mais ses défenseurs extrémistes, dont l'outrance la discrédite définitivement.
par Clarinesse publié dans : Pôle éthique et politique
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Vendredi 23 mai 2008

FUSION.


 

Quand la forme défaille sous l'effort des volumes,
La couleur en coulures de ses détours allume
Le dessin. Contamine contours et contrastes
Pour éclairer le trait de fusions et de fastes.
De la naissance du pigment 
Vient la nuance du tourment.
Froide ligne propose,
Teinte chaude dispose.
L'eau s'enfuit dans les nues et les ciels,
En pesanteur ascensionnelle
Echappe à l’agressif et acide incendie du citron.
Contagion
.
 

Version pouétisante de l'éternelle querelle 
entre les poussinistes "dessinistes" 
et les rubenistes coloristes.
Tenants du trait contre alliés de la couleur,
L'ordre contre le mouvement.


Exhumation ter repetita.

par Clarinesse publié dans : Echappées poétiques
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Mercredi 21 mai 2008

Ceci n'est pas de l'art. Tout au plus son enfance.


Chose promise à certains, chose due et imposée à tous.

Avec une mère si prompte à s'enflammer,
quoi d'étonnant à ce que le fils ait la passion des camions de pompiers ?
Ah ! les méfaits de l'éducation...
Désolée.
par Clarinesse publié dans : Enfantillages
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Mardi 20 mai 2008
Je ne sais pas pourquoi, mais j'aime bien cette date.
Le vingt mai, ça sonne clair, ça sonne simple.
Version gastronomie : vins, mets, ça vous met en appétit.
Version discussion : vains mais, ça vous dissuade de trop causer.
Et puis, j'ai beau n'avoir aucune affection pour la course du temps
qui m'insupporte tout à fait lorsqu'il clôt un jour trop vite
et m'indiffère absolument lorsqu'il clôt une année,
j'aime bien ces paroles que j'aurais presque envie de vous chanter :

"Que l'année entière
Vous soit douce et légère
Et que l'an fini
nous soyons tous réunis."

Même si je trouve consternant ce besoin
de faire pétarader des explosifs sous prétexte
qu'on change d'année sur le calendrier
ou de faire marcher le commerce de façon inconsidérée sur commande
sous prétexte qu'on vieillit et qu'on tourne une année de sa vie,
voilà, je profite de l'occasion pour vous dire que z'aime beaucoup
mes z'amis de la blogosphère.




par Clarinesse publié dans : Epistolaire
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Lundi 19 mai 2008
Ou les vertus et les limites du dialogue argumenté.

Face au déferlement de commentaires pour le moins contestables (même si tout commentaire ne se doit pas d'opiner du bonnet) sur le dernier article politique de ces lieux, se pose une question déontologique.
Que faire face à des thèses qui apparaissent, au fur et à mesure qu'elles se dévoilent, de plus en plus périlleuses ?

Plusieurs options possibles :

1)  Le silence, lequel consiste :
- soit à effacer le commentaire, ce que je ne me permets pas de faire, la moindre des choses étant d'accorder à autrui la liberté d'opinion qu'on revendique pour soi-même.
- soit à ne pas répondre, ce dont je me sens parfaitement incapable. (Les élèves le savent d'ailleurs fort bien et en profitent, puisque je ne laisse jamais une question posée sans réponse, même si je viens de décider le contraire deux minutes plus tôt. La machine à expliquer en moi est plus forte, toujours, que la machine à discipliner. Il faut que je change de métier. )

2)  L'anathème, l'excommunication, la mise à l'index, etc... Ce serait parfois tentant si d'autres n'en abusaient pas de façon inconsidérée, vidant toute dénomination insultante de son contenu conceptuel. Garder toujours en mémoire les slogans galvaudés du type "CRS-SS" que je trouve abominablement insultants pour les véritables victimes des véritables SS. Sans compter que la répartie crétine des cours de récréation fonctionne ici : "C'est celui qui l'dit qui l'est". Oui, traiter de fasciste tout contradicteur transforme de fait le discours de l'imprécateur en accusation totalitaire.

3) Reste le dialogue, dont le choix initial s'impose à tous ceux qui ont lu ne serait-ce qu'une parole de Socrate.

I°/ Vertus.

a) Rien de tel que la nécessité de répondre à un contradicteur pour approfondir sa propre pensée.
Sans parler des plumes alliées offrant leur éclairage nouveau à une idée qu'elles revivifient de leur propre alchimie du verbe.

b) Rien de tel non plus que de faire parler ("nous en avons les moyens" sur ces blogs bénits des bavards) son adversaire pour en sonder les coeurs et les reins et le pousser dans ses retranchements.
Quelle meilleure chance de démontrer l'invalidité d'une thèse que de l'amener à en déployer les moindres zones d'ombre dans la lumière publique des forums de discussion ?
Sans même avoir besoin de préméditer quelque piège que ce soit, il apparaît évident que laisser parler l'adversaire permet, s'il s'avère effectivement  
qu'il a tort, de récupérer toute l'énergie des arguments contrés pour alimenter son propre discours, selon le principe bien connu des arts martiaux.

II°/ Limites.

 a) Le pouvoir d'action du logos est limité, les occasions de se heurter à de sombres impasses ne manquent pas.
Ventre affamé n'a pas d'oreilles. Coeur passionné non plus.
On ne compte plus les dialogues de sourds dus, non à l'audition défaillante de l'un des protagonistes, mais à l'épais mur séparant des systèmes de pensée par trop étrangers l'un à l'autre. Ou bien encore à la différence de niveau à laquelle on se place : se croiser sans se rencontrer semble souvent le mode de fonctionnement habituel de la communication humaine, exceptés quelques rares états de grâce accédant à une communion de perceptions et d'être au monde.

b) A supposer même que l'enchaînement des arguments fonctionne sur le plan rationnel comme il se doit, rarissimes sont les cas de persuasion avérés. Là encore, il est tentant d'invoquer un lexique religieux : la conversion, si rare, et pas toujours souhaitable d'ailleurs, de l'un à l'autre. Atteindre l'intellect est une chose. Toucher la personne dans son entièreté en est une autre.

III°/ Echappées.

"Si vous vous taisez, les pierres crieront.
a) Version hard : Discussion ou lapidation ?
b) Version soft : Orphée donnant de l'âme aux roches par ses charmes incantatoires.

Quand l’argument rationnel échoue lamentablement comme un beau vaisseau sur un écueil funeste, quand le logos devient impuissant, deux solutions :

a) Par le bas, la violence :
Comme issue au constat d'échec du logos :
- contre soi sous forme de suffocation d’impuissance, d'étouffement sous la pensanteur de l'aporie. Ou pire.
- contre l'autre qu’on voudrait dissoudre dans sa colère, par les cris ou les coups.

b) Par le haut, la poésie :
La poièsis, la création d'un univers de visionnaire là où l'on n'a pu amener l'autre à partager son point de vue.
Où la démonstration échoue, reste la métaphore et la contemplation de l’être.
La pacification du conflit par le redéploiement du verbe hors des tranchées parfois boueuses du combat d'idées, dans les vallons aux courbes adoucies et les ciels étirant leurs infinis horizons de l'Etre. Détourner son regard de l'autre pour le plonger dans la beauté du monde. Harmonia mundi.

« La métaphore seule peut donner une sorte d’éternité au style.» dixit Proust.

Et pour cause, puisqu'elle seule permet d'ancrer son discours à l'univers, le concret à l'abstrait, la Poésie à la Création.

Au commencement était le Verbe.

par Clarinesse publié dans : Stylismes: Petit art poétique communauté : La commune des philosophes
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Vendredi 16 mai 2008


Comme on ne voit rien à la légende, je précise que :
- le gros rond en bas à droite représente "le rouleau pour couper les épis"
- la spirale du milieu est le volant.
- le petit rond avec le trait : la tête et le bras du pilote.
Si vous êtes sages, vous aurez droit à un camion de pompier du même style, l'autre grande passion de l'auteur.

Dans la rubrique "Rions un peu pour détendre l'atmosphère" :

Hier, Pierre, trois ans trois quarts, rentre de l'école désolé :
- La maîtresse n'était pas contente de mon dessin.
Elle m'a dit de me lever et de rester debout à côté de ma chaise.
- Ah bon ? Et qu'avais-tu dessiné sur ta feuille ?
- Une moissonneuse-batteuse.
- Ah ? Et qu'avait-elle demandé de faire ?
- Il fallait dessiner une fleur.
- Oui, évidemment, une fleur et une moissonneuse-batteuse, ça ne fait pas meilleur ménage dans une salle de classe que dans un champ de coquelicots.
Tu sais, Pierre, à l'école, tu ne peux pas faire ce que tu veux. Il y a des consignes, et il faut respecter la consigne.
Sinon, la maîtresse ne peut pas vous expliquer ce qu'il faut faire pour bien grandir : vous êtes trop nombreux pour faire tous ce que vous voulez tout le temps.
- Mais elle était belle, ma moissonneuse-batteuse !
- Je veux bien te croire. Veux-tu m'en dessiner une autre ?"

Qu'aurais-je fait à la place de la maîtresse ?
Probablement lui aurais-je expliqué qu'une moissonneuse batteuse sans fleurs et sans épis à couper, c'est aussi inutile qu'un peigne sans cheveux (ou même avec des cheveux, d'ailleurs, on ne peut pas dire qu'on en use beaucoup à la maison...) et qu'il fallait donc dessiner maintenant une belle fleur pour faire plaisir à la moissonneuse-batteuse.
Certes, ne pas renoncer à faire arriver la tête dure où l'on veut, mais pourquoi pas un petit détour par les fossés buissonniers. N'est-ce pas là qu'on trouve les plus belles fleurs des champs ?
M'enfin, chacun fait comme il peut avec ce qu'il a ...

par Clarinesse publié dans : Enfantillages
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Mercredi 14 mai 2008
"Ils crevèrent d'avoir voulu vivre à n'importe quel prix."
( in Grésils, ici : http://gresils.sosblog.fr/Dires-b1/Jourd-hui-b1-p362.htm )
"Engagez-vous, qu'ils disaient ; rengagez-vous, qu'ils disaient..."
"Travailler plus pour gagner plus, qu'il disait".
Travailler plus pour gagner plus pour consommer plus pour polluer plus pour massacrer la planète plus vite et pour le faire payer très cher à ses enfants qu'on ne voit même plus derrière tout l'argent sous lequel on les ensevelit.
Zut et rezut, va bien falloir qu'ils se le mettent en tête, les fossoyeurs de la planète et les usuriers de nos misères, cet apophtègme de Saint-Ex :
"Nous n'héritons pas la terre de nos parents, nous l'empruntons à nos enfants."

A force de signer sans fin des pactes avec les âmes vendues des financiers,
on répète chaque jour les accords de Munich.
Churchill encore : "Vous avez préféré le déshonneur à la guerre.
Vous avez eu le déshonneur et vous aurez la guerre." 
Vous avez préféré le fric à la terre.
Vous aurez détruit la terre et vous perdrez votre fric.
Saccageons la nature pour un peu plus de sous, et crevons-en allègrement.
Non mais regardez-les, ces prospecteurs américains se frottant les mains de la fonte de la calotte glaciaire qui va rendre accessibles tout un tas de ressources minières jusque là à l'abri de leurs griffes vénéneuses.
J'comprends, pas.  Non, j'comprends pas.
Croient-ils donc que leurs enfants pourront aller vivre sur Mars une fois la Terre bien bousillée ?

Contemplez-les, les forêts bruissant de milliers d'oreilles d'ânes de ces roitelets Midas morts de faim une fois leur rêve exaucé de voir tout ce qu'ils touchent transformé en or.
Et Moustaki leur répondit : "Je ne veux pas perdre ma vie à la gagner".
il ne s'agit plus seulement de gagner Sa vie, mais de sauver LA vie.
Arrêtons de gagner avant de tout perdre. Stop !

Nom de Zeus, ils avaient tout compris, ces Grecs.
Ne pourrait-on pas le prier de retourner s'y aller faire voir et expliquer le monde, à notre monarque à cent sous de soucis ?
Et si on lui achetait une petite anthologie de mythologie,
au Sarko-phage de nos espoirs ?

par Clarinesse publié dans : Ecolonomie
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Mercredi 14 mai 2008

L'espace comme déploiement. Le temps comme contrainte.
Il suffit qu'une idée devienne projet, qu'un programme devienne obligation pour faire fuir l'élan qui la fit naître.
Comme si ancrer une esquisse à un point fixe du temps la lestait de toute la pesanteur inamovible d'un continent entier à soulever.
Ca m'apprendra à promettre des délais...
Cela fait bien deux semaines maintenant que j'annonçais ici la suite d'une petite réflexion sur la démocratie pour le lendemain.
A tout bien peser, il n'y a guère pourtant que quelques lettres
qui distinguent demain de DEux seMAINes.

Sans compter que nul ne peut savoir de quoi demain sera fait,
et qu'il est certains demains dont on aimerait qu'ils durent toujours.
Mais nulle heure propice n'a jamais suspendu son cours.

Comme l'aventurier inconscient, agrippé au planeur qui le mène au large, fasciné par les bleus infinis de ses horizons en fusion, je me laisse porter.
La terre est loin maintenant. Ne restent que ciel et mer.
Plus le vertige est long, plus la noyade est sûre.
Le feu ou l'eau. La brûlure des ailes ou l'asphyxie des profondeurs ?
Le sel ou le poivre ?
S'arracher au spectacle de l'abîme.
S'arracher à l'étreinte du trop beau.
Ouvrir les yeux. Ouvrir ses mains. Et plonger.
Lâcher prise pour ressaisir l'insaisissable.
L'heure a passé. Trop tenir, c'est mourir.

S'arrêter, c'est sombrer, car on est seul, toujours, quand on s'arrête.
Le train des jours, jamais, ne rompt son rythme.
Il avance, écrasant sous son poids le figé, pétrifié.
Ajoutant chaque instant au fardeau une pierre nouvelle à tailler.

Marche ou crève. Se sauver ou se laisser ensevelir.

par Clarinesse publié dans : Humeurs, rumeurs.
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Mardi 6 mai 2008
 
« Ce qui ne peut devenir nuit ou flamme, il faut le taire ». 

Ces mots incandescents, ce sont ceux de Catherine Pozzi,
qui fut durant huit ans la maîtresse torturée et mystique 
du sage Paul Valéry.
D'elle, il ne reste que six poèmes et quelques courts écrits.

 

"La grande amour que vous m'aviez donnée
Le vent des jours a rompu ses rayons
Où fut la flamme, où fut la destinée
Où nous étions, où par la main serrés
Nous nous tenions.
 
Mais le futur que vous attendez vivre
Est moins présent que le bien disparu
Toute vendange à la fin qu'il vous livre
Vous la boirez sans pouvoir être qu'ivre
Du vin perdu."


Sa biographie bouleversante, on peut la trouver ici :
http://www.espritsnomades.com/sitelitterature/pozzi/pozzi.html

Extrait :
"Les fées de la richesse lui avaient mis le bandeau de la facilité sur les yeux, elle l'aura arrachée par son ardeur de faire un trou au plafond du ciel, pour voir l'azur, pour voir Dieu. Elle se sera émancipée, elle sera devenue indépendante et cultivée dans un milieu de potiches et de préjugés.
Libre, libre elle voulait être. Libre de se consumer tout entière.

Elle ne prenait pas les voilettes de la mélancolie, les affectations des drames.
Non, cette voix était ruisseau, tension vers le haut. Ses paroles d'amour humains très religieuses, ses paroles d'amour divin très sensuelles." 


                                

 

 

par Clarinesse publié dans : Citations fascinées
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Lundi 5 mai 2008


Respirer par les mots ou crever de silence.
Se laisser emporter par les phrases intenses.
Se livrer sans mesure au langage en lumière.
Me prive-t-on un jour de la splendeur du verbe
Et mon âme asphyxiée en sanglote de rage.

C'est ici, dans cette ombre de feu, que l'orage
Assourdi éclata et, tourmente absolue, s'éleva.
Je ne suis qu'une vague frémissant sous les souffles,
Les mots sont des bourrasques. Je les lis et j'étouffe.
Je me cramponne aux mots, mais ils chavirent aussi,
Et nous sombrons, verbe enlacé, dans l'eau des lyres.
Point de vie sans les livres et leurs fougueux délires.
Tout ce qui m'en éloigne, la boue du quotidien,
J'en suis vampirisée, et son poids me retient.
C'est le verbe puissant qui doit transfigurer
Tout le plomb du réel en nuances dorées.
Les mots qui ressuscitent et les mots qui vous tuent,
Parfois ce sont les mêmes. Ici, ils se sont tus.
Maintes fois, de la main, ils furent esquissés,
Sur le clavier d'ébène, puis furent effacés,
Comme la mer aplanit sans répit au rivage
Les blessures légères infligées sur le sable.
Mais toujours, comme un feu qui ne veut pas se vaincre,
Ils réapparaissaient, inondant de lumière l'univers tout entier.
Ce bel îlot brûlant, ce torrent, ce brasier,
Je n'y suis qu'une corde de harpe qui résonne,
De la pointe emmêlée des cheveux qui frissonnent
Jusqu'aux pieds. Du désert au chaos, via la grâce.
L'ordre reviendra-t-il ? Il n'est plus rien à craindre.


par Clarinesse publié dans : Echappées poétiques communauté : Biffures chroniques
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