mais ses défenseurs extrémistes, dont l'outrance la discrédite définitivement.
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1°) Window : nom anglais de la fenêtre. Etymologie :
de l'ancien saxon Wind Auge, l'oeil du vent.
2°) Les métaphores, c'est comme les collants.
Ca file vite si on n'y prend pas garde;
3°) - Métaphore et crie-toi. (d'après Luc)
FUSION.
Quand la forme défaille sous l'effort des volumes,
La couleur en coulures de ses détours allume
Le dessin. Contamine contours et contrastes
Pour éclairer le trait de fusions et de fastes.
De la naissance du pigment
Vient la nuance du tourment.
Froide ligne propose,
Teinte chaude dispose.
L'eau s'enfuit dans les nues et les ciels,
En pesanteur ascensionnelle
Echappe à l’agressif et acide incendie du citron.
Contagion.
Version pouétisante de l'éternelle querelle
entre les poussinistes "dessinistes"
et les rubenistes coloristes.
Tenants du trait contre alliés de la couleur,
L'ordre contre le mouvement.
Exhumation ter repetita.

"Si vous vous taisez, les pierres crieront.
a) Version hard : Discussion ou lapidation ?
b) Version soft : Orphée donnant de l'âme aux roches par ses charmes incantatoires.
Quand l’argument rationnel échoue lamentablement comme un beau vaisseau sur un écueil funeste, quand le logos devient impuissant, deux solutions :
a) Par le bas, la violence :
Comme issue au constat d'échec du logos :
- contre soi sous forme de suffocation d’impuissance, d'étouffement sous la
pensanteur de l'aporie. Ou pire.
- contre l'autre qu’on voudrait dissoudre dans sa
colère, par les cris ou les coups.
b) Par le haut, la poésie :
La poièsis, la création d'un univers de visionnaire là où l'on n'a pu amener l'autre à partager son point de vue.
Où la démonstration échoue, reste la métaphore et la contemplation de l’être.
La pacification du conflit par le redéploiement du verbe hors des tranchées
parfois boueuses du combat d'idées, dans les vallons aux courbes adoucies et les ciels étirant leurs infinis horizons de l'Etre. Détourner son regard de l'autre pour le plonger dans la beauté du
monde. Harmonia mundi.
« La métaphore seule peut donner une sorte d’éternité au style.» dixit Proust.
Et pour cause, puisqu'elle seule permet d'ancrer son discours à l'univers, le concret à l'abstrait, la Poésie à la
Création.
Au commencement était le Verbe.

Comme on ne voit rien à la légende, je précise que :
- le gros rond en bas à droite représente "le rouleau pour couper les épis"
- la spirale du milieu est le volant.
- le petit rond avec le trait : la tête et le bras du pilote.
Si vous êtes sages, vous aurez droit à un camion de pompier du même style, l'autre grande passion de l'auteur.
Dans la rubrique "Rions un peu pour détendre l'atmosphère"
:
Hier, Pierre, trois ans trois quarts, rentre de l'école désolé :
- La maîtresse n'était pas contente de mon dessin.
Elle m'a dit de me lever et de rester debout à côté de ma chaise.
- Ah bon ? Et qu'avais-tu dessiné sur ta feuille ?
- Une moissonneuse-batteuse.
- Ah ? Et qu'avait-elle demandé de faire ?
- Il fallait dessiner une fleur.
- Oui, évidemment, une fleur et une moissonneuse-batteuse, ça ne fait pas meilleur ménage dans une salle de classe que dans un champ de coquelicots.
Tu sais, Pierre, à l'école, tu ne peux pas faire ce que tu veux. Il y a des consignes, et il faut respecter la consigne.
Sinon, la maîtresse ne peut pas vous expliquer ce qu'il faut faire pour bien grandir : vous êtes trop nombreux pour faire tous ce que vous voulez tout le temps.
- Mais elle était belle, ma moissonneuse-batteuse !
- Je veux bien te croire. Veux-tu m'en dessiner une autre ?"
Qu'aurais-je fait à la place de la maîtresse ?
Probablement lui aurais-je expliqué qu'une moissonneuse batteuse sans fleurs et sans épis à couper, c'est aussi inutile qu'un peigne sans cheveux (ou même avec des cheveux, d'ailleurs, on ne peut
pas dire qu'on en use beaucoup à la maison...) et qu'il fallait donc dessiner maintenant une belle fleur pour faire plaisir à la moissonneuse-batteuse.
Certes, ne pas renoncer à faire arriver la tête dure où l'on veut, mais pourquoi pas un petit détour par les fossés buissonniers. N'est-ce pas là qu'on trouve les plus belles fleurs des champs
?
M'enfin, chacun fait comme il peut avec ce qu'il a ...
L'espace comme déploiement. Le temps comme contrainte.
Il suffit qu'une idée devienne projet, qu'un programme devienne obligation pour faire fuir l'élan qui la fit naître.
Comme si ancrer une esquisse à un point fixe du temps la lestait de toute la pesanteur inamovible d'un continent entier à soulever.
Ca m'apprendra à promettre des délais...
Cela fait bien deux semaines maintenant que j'annonçais ici la suite d'une petite réflexion sur la démocratie pour le lendemain.
A tout bien peser, il n'y a guère pourtant que quelques lettres
qui distinguent demain de DEux seMAINes.
Sans compter que nul ne peut savoir de quoi demain sera fait,
et qu'il est certains demains dont on aimerait qu'ils durent toujours.
Mais nulle heure propice n'a jamais suspendu son cours.
Comme l'aventurier inconscient, agrippé au planeur qui le mène au large, fasciné par les bleus infinis de ses horizons en fusion, je me laisse
porter.
La terre est loin maintenant. Ne restent que ciel et mer.
Plus le vertige est long, plus la noyade est sûre.
Le feu ou l'eau. La brûlure des ailes ou l'asphyxie des profondeurs ?
Le sel ou le poivre ?
S'arracher au spectacle de l'abîme.
S'arracher à l'étreinte du trop beau.
Ouvrir les yeux. Ouvrir ses mains. Et plonger.
Lâcher prise pour ressaisir l'insaisissable.
L'heure a passé. Trop tenir, c'est mourir.
S'arrêter, c'est sombrer, car on est seul, toujours, quand on s'arrête.
Le train des jours, jamais, ne rompt son rythme.
Il avance, écrasant sous son poids le figé, pétrifié.
Ajoutant chaque instant au fardeau une pierre nouvelle à tailler.
Marche ou crève. Se sauver ou se laisser ensevelir.
"La grande amour que vous m'aviez donnée
Le vent des jours a rompu ses rayons
Où fut la flamme, où fut la destinée
Où nous étions, où par la main serrés
Nous nous tenions.
Mais le futur que vous attendez vivre
Est moins présent que le bien disparu
Toute vendange à la fin qu'il vous livre
Vous la boirez sans pouvoir être qu'ivre
Du vin perdu."
Sa biographie bouleversante, on peut la trouver ici :
http://www.espritsnomades.com/sitelitterature/pozzi/pozzi.html
Extrait :
"Les fées de la richesse lui avaient mis le bandeau de la facilité sur les yeux, elle l'aura arrachée par son ardeur de faire un
trou au plafond du ciel, pour voir l'azur, pour voir Dieu. Elle se sera émancipée, elle sera devenue indépendante et cultivée dans un milieu de potiches et de préjugés.
Libre, libre elle voulait être. Libre de se consumer tout entière.
Elle ne prenait pas les voilettes de la mélancolie, les affectations des
drames.
Non, cette voix était ruisseau, tension vers le haut. Ses paroles d'amour humains très religieuses, ses paroles d'amour divin très sensuelles."
Respirer par les mots ou crever de silence.
Se laisser emporter par les phrases intenses.
Se livrer sans mesure au langage en lumière.
Me prive-t-on un jour de la splendeur du verbe
Et mon âme asphyxiée en sanglote de rage.
C'est ici, dans cette ombre de feu, que l'orage
Assourdi éclata et, tourmente absolue, s'éleva.
Je ne suis qu'une vague frémissant sous les souffles,
Les mots sont des bourrasques. Je les lis et j'étouffe.
Je me cramponne aux mots, mais ils chavirent aussi,
Et nous sombrons, verbe enlacé, dans l'eau des lyres.
Point de vie sans les livres et leurs fougueux délires.
Tout ce qui m'en éloigne, la boue du quotidien,
J'en suis vampirisée, et son poids me retient.
C'est le verbe puissant qui doit transfigurer
Tout le plomb du réel en nuances dorées.
Les mots qui ressuscitent et les mots qui vous tuent,
Parfois ce sont les mêmes. Ici, ils se sont tus.
Maintes fois, de la main, ils furent esquissés,
Sur le clavier d'ébène, puis furent effacés,
Comme la mer aplanit sans répit au rivage
Les blessures légères infligées sur le sable.
Mais toujours, comme un feu qui ne veut pas se vaincre,
Ils réapparaissaient, inondant de lumière l'univers tout entier.
Ce bel îlot brûlant, ce torrent, ce brasier,
Je n'y suis qu'une corde de harpe qui résonne,
De la pointe emmêlée des cheveux qui frissonnent
Jusqu'aux pieds. Du désert au chaos, via la grâce.
L'ordre reviendra-t-il ? Il n'est plus rien à craindre.
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