Pour ne fâcher personne, je propose donc que nous "produisions des écrits" sur les fleurs et les petits oiseaux.
Voilà : "...
......
... "


Plutôt donc que de vous infliger ma prose moins inspirée aujourd'hui que depuis longtemps, je vais la laisser reposer au fond de sa caverne et vous faire la lecture de quelques beaux poèmes que
j'ai pu lire durant les longues heures de ce stage d'une intensité mémorable, extraits d'un petit recueil paru dans la collection Poésie Gallimard, intitulé A toi, je parle, Un tour du monde
avec les poètes francophones, que me donna l'autre jour Eric Poindron ( http://blog.france3.fr/cabinet-de-curiosites/index.php/ ) :
Le Lieu du poème.
de Nimrod, Tchad.
Je connais le lieu du poème, ma gorge.
Je ne connais qu'elle. Un fanal précieux la soutient.
Pierre poreuse, pierre ponce, tessons...
Je ne compte plus mes nuits de veille.
J'ai tendu l'oreille, ai tari la source des échos.
Féérie de la brûlure, étincelle d'amour.
J'ai mis ma voix en veilleuse. Je ne sais qui jure
En moi, ni pourquoi. Ce qu'il me veut,
C'est comme le retour de flamme d'une passion défunte.
Je suis le gardien des émotions rocheuses.
J'entends leur reflux, j'entends leur remontée douloureuse ;
Les voici, ma gorge prophétise...
Je n'ai plus de corps, une pierre en tient lieu,
Lumineuse d'espace.
Je suis le nu du commencement. Sous l'arche des vents
Se déploie le soleil, empire du souverain calme.
Alors une fêlure se fait jour, l'absolu. Il règne.
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et de Vénus
Khoury-Ghata, Liban :
Parlez-moi de lui.
-Il était rare, ne fréquentait que des Lunes
Son pas sur l'herbe froide appelait un criquet
Je devais m'enduire les mains du sang des grands arbres
Pour l'apprivoiser, et il s'approchait
Aussi seul qu'une seule lune
Et faisait semblant de m'aimer.
Savez-vous encore ce qu'est un arbre ?
Le bruissement d'ailes d'une pierre ?
L'écorce craquelée d'une journée de chaleur ?
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